Interview d’Adrien Alvarez, étudiant à la Web School Factory

Cette interview est le copier-coller d’une discussion sur Messenger. Elle est publiée avec l’accord des deux parties. Voici débouler à fond sur la roue arrière du scooter le sieur Adrien Alvarez, étudiant de 5ème année en Majeure Design à la Web School Factory, actuellement en alternance, questionné par un Responsable de Majeure Marketing (en quelque sorte).

“Vous êtes sûr de vous sur ce coup, Adrien ?”

Florian Pittion-Rossillon dit “FPR” : Monsieur Alvarez.

Adrien Alvarez : Appelez-moi Adrien, depuis le temps qu’on se connaît

J’aime bien dire “Monsieur Alvarez”. Je trouve que ça sonne. Et ça rend justice à ce que vous dégagez en termes d’autorité naturelle.

On commence tout de suite par les flatteries, vous savez mettre à l’aise vos interlocuteurs. Il implique dans ce cas que je vous appelle Monsieur Pittion-Rossillon également. Question de justice.

La justice, j’en suis épris, comme je suis épris de la beauté. Et vous, de quoi êtes-vous épris, Adrien ?

J’apprécie grandement la maîtrise de la langue, dans sa forme écrite comme chantée. Rap et littérature ne sont pour moi pas indissociables par le fait.

Comment avez-vu trouvé à exprimer ce goût dans votre parcours en Majeure Design ? Vous, le pourfendeur du compromis.

Eh bien beaucoup de choses, dans un premier temps la maîtrise de cette formidable suite d’outils qu’est Adobe, en plus de la réflexion, la mise en avant d’un problème, sa décortication, très souvent sa reformulation pour arriver souvent à une proposition surprenante, sortant parfois des sentiers battus. Ce qui n’aurait peut-être pas été possible si j’étais en Majeure Marketing. Egalement, la qualité des intervenants qu’il nous a été donné de rencontrer, en Design comme dans les autres matières de Majeure, mais surtout en Design quand même.

Et aujourd’hui que vous êtes en alternance, vous mobilisez ce bagage au quotidien ?

Je pensais que vous alliez rebondir sur cette pique évidente et déloyale sur la Majeure Marketing. Où est donc l’ardeur avec laquelle quotidiennement vous défendez votre Majeure ?

Je pourrais bien répondre que je ne relève les provocations que quand elles ont du niveau, mais je ne le ferai pas. Et aussi, parce que je vous sais être un coriace de la répartie, je ne veux pas me lancer dans un duel que je risquerais de perdre.

Pourtant c’est moi qui suis flatté d’être interviewé.

J’ai toujours su que vous aviez des choses à dire, toujours.

Vous avez largement contribué à libérer la parole chez de nombreux étudiants grâce à vos cours de pitch en deuxième année. J’en fais partie.

Nan ? Vous faites référence à ces cérémonies occultes au cours desquelles je vous demandais de déclamer de la punchline de folaïe ?

Précisément oui ! Pour revenir à l’articulation entre ma formation WSF et mon quotidien d’alternant, pour le moment je suis amené à travailler sur divers projets qui font appel à mes capacités de designer, tant en termes de production graphique que réflexions utilisateurs. Je travaille actuellement sur la définition de parcours utilisateurs sur un lieu très fréquenté dans l’est de la France. Je pourrais vous en dire plus si je n’étais sous le couvert de la confidentialité.

Qu’est-ce que vous diriez à un étudiant de première année qui vient d’arriver à la WSF (à part d’aller en Majeure Design) ?

Qu’il a fait le bon choix, de belles années l’attendent à la WSF. Tous les instants ne seront pas une partie de plaisir, les projets, les deadlines, les charrettes du projet Data n’en sont que quelques exemples mais tout cela façonne des futurs acteurs sérieux du numérique. Qu’il se sente en confiance.

Adri-dri, prof du module “Roue arrière en 2 roues”. Il a proposé que cette photo remplace la traditionnelle illustration dite “Channing Tatum le thug”. La rédaction a estimé qu’Adri faisait suffisamment thug sur son scoot pour qu’il remplaçât effectivement Channing.

J’ai envie d’ajouter un module “Dérapages de Lamborghini au frein à main sur la dalle d’Olympiades”, vous en pensez quoi ?

Nul doute que le succès sera au rendez-vous, c’est d’ailleurs noble de votre part de prêter votre Lamborghini au cours de ces sessions. Rajoutez à cet atelier un cours avec pour intitulé “Monter et démonter un mur de son en moins de 5 minutes” et la concurrence entière nous enviera.

Yes ! Et je vous embauche comme prof. Vous prendriez lequel des modules ? (Précision : pas ma Lamborghini. Une de mes Lamborghini)

J’intégrerais au module Lamborghini un sous-module “Roue arrière en 2 roues” j’ai acquis une certaine expérience durant mon séjour au Vietnam l’année dernière. C’est le cachet de musicien, d’intervenant ou d’entrepreneur qui paye autant ?

Qui paye autant ? C’est à dire ?

“Une” de vos Lamborghini.

J’ai jamais dit que je les payais, les Lamborghini. Je les vole. Je viens du ghetto… Un dernier mot pour la route, cher Adri ?

Avec plaisir Florian. C’était bien le concert hier ?

Mogwai. Jamais écouté une note de ce groupe avant. C’était très bien !