La vie est belle!

Éloge de la conscience

« Celui qui contemple son propre Visage — sa lumière est plus grande que celle des créatures. Bien qu’il meure, sa vue est éternelle, parce que sa vue est celle du créateur. » - Rumi

Contrairement aux apparences, ce n’est pas le corps qui est conscient. C’est la conscience.

C’est elle qui expérimente. Elle expérimente sa présence et les apparences du monde. Le corps n’expérimente pas. Il est l’instrument de la conscience.

La conscience est consciente d’elle-même, par elle-même.
Elle se suffit à elle-même. Elle est toujours présente, que les objets du mental, de la sensation et de la perception soient expérimentés ou non.

En son sein, elle expérimente le mental, le corps et le monde.

La conscience est le Je qui est conscient de lui-même. Elle se suffit à elle-même. Ensuite, avec Je Suis, la conscience est consciente de sa propre existence : Je existe -> Je Suis. Je existe absolument, sans qualité objective. Autrement dit, Je n’est pas un objet et ne peut donc pas être défini. Je est indéfini.

Quand on essai de le définir, Je, en apparence, se transforme en “moi”. Toutefois, le Je n’est pas moi. Moi, ce n’est pas la conscience mais l’égo. Moi est un ensemble d’étiquettes. Moi est un flux de pensées. Moi n’est absolument pas Je. Moi est une apparence. Moi est soumis au temps. Moi est donc transitoire.

Quand je mets des étiquettes sur Je, Je se transforme en moi, Je est réduit : “moi” je suis un homme, un papa, un enseignant, un photographe, un artiste, un sportif et patati et patata… Un jour Francis est jeune, un autre jour il est vieux. Un jour Francis est ceci, un autre jour il est cela. Le moi ne dure pas. Il passe comme toutes les pensées, les images et les objets du monde. Et tout ce monde impermanent (y compris le corps et le mental avec bien sûr l’écureuil qui l’habite) tourbillonne au sein du Je, de la conscience.

Quant à elle, la conscience d’Être est constamment la même, à 8 ans comme à 50. Le contenu de la conscience change mais pas votre vrai nature. En dedans, on a toujours l’impression d’être jeune. Le sentiment “Je suis” ne change pas. Je est déjà réalisée et complet. Il n’y a rien à ajouter.

You have tasted so many things — all came to naught. Only the sense “I am” persisted, unchanged. Stay with the changeless among the changeful, until you are able to go beyond. — Nisargadatta Maharaj

Toutefois, le moi recouvre la conscience d’un voile plus ou moins épais. Parfois l’égo se calme et le voile s’amincit, laissant transparaître plus de lumière.

Avec le moi, la conscience s’individualise. De ce point de vue, il y a des consciences avec un petit c comme la manifestation d’une multitude de petits moi(s): ma conscience, ta conscience, la leur, etc. Avec le Je qui réalise sa vrai nature, la conscience se reconnaît comme étant universelle. Alors la conscience réalise qu’elle est Une… universelle.

La conscience est sa propre lumière. Elle s’éclaire elle-même et éclaire toute chose. La conscience est première. Elle est fondamentale. Elle est pur connaître. Elle se connaît elle-même et connaît le monde. Le monde se manifeste en elle et elle se manifeste sous la forme du monde. Quand la conscience voit cela, quand elle réalise sa vrai nature, alors elle jubile. Elle s’exclame : “La vie est belle!”.

Tout ce qui est vu ou perçu est en permanence dans un état de création ou de destruction, mais Vous dans votre vraie nature êtes non né et indestructible et à moins de réaliser votre vraie nature, vous ne trouverez jamais la paix.
— Nisargadatta Maharaj
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