De la Très Grande Satisfaction à la Très Grande Emotion…zoom sur le cas du Futuroscope.

GRattitude a passé deux jours au Futuroscope la semaine dernière pour explorer pour vous (et pour eux) les ressorts expérientiels du parc.

La problématique de départ pouvait se poser ainsi : de la TGS (Très Grande Satisfaction) à la TGE (Très Grande Emotion), comment le virage de l’expérientiel déjà pris par le Parc peut-il l’être plus radicalement encore ?
L’objectif de ma visite et de notre atelier de travail ? Trouver d’autres pistes pour garder une vraie différenciation et renforcer l’attractivité du parc.

Avant toutes choses, précisons que parler d’expérientiel pour un parc d’attraction, est une tautologie. Dans un parc d’attraction un visiteur ne vient rien acheter d’autre que de l’expérience : une attraction, c’est de l’émotion. Un enfant qui trépigne à l’idée de faire « Arthur 4D l’attraction », s’attend à vivre des sensations fortes. Il ne vient que pour ça !

Ce qui m’a donc semblé intéressant dans le cas d’un parc à thème est alors de travailler tous les temps hors attraction. Afin de faire de ces derniers des expériences à part entière.
Pourquoi les temps « off » (files d’attentes, pause pipi, balades entre les pavillons..) ne seraient ils pas, eux aussi, pourvoyeurs de surprise ?

Déjà, l’attente des attractions les plus récentes (le « préshow ») a été travaillée pour faire vivre au visiteur un temps plus immersif : pour Arthur 4D par exemple, les familles peuvent visionner le making off de l’attraction dans la file d’attente ou pour Danse avec les Robots, des extraits de films sur fond sonore très entrainant occupent le visiteur qui patiente…

De nouvelles inventions en la matière sont partout possible : les peaux de bêtes distribuées à l’entrée de l’attraction L’âge de Glace pourraient aller de pair avec un discours « caverne » et un froid ressenti plus intense. Pourquoi ne pas avoir un animateur costumé (comme le sont déjà les staff de l’attraction) dans la salle de préshow qui fait « jouer » les 300 personnes qui patientent ? Ou installer un système mural pour que le visiteur puisse réaliser avec ses doigts des dessins préhistoriques, effaçables à tout moment…
Idem pour l’attraction de l’Explorarium (cinéma 3D sur écran sphérique): et si les enfants découvraient dans la file d’attente, un mur d’expressions éphémère où ils pourraient dessiner les poissons aux noms barbares qu’ils retrouvent par la suite dans le film…ou avoir des patrons d’animaux type origami qu’ils peuvent fabriquer pendant la queue. Un bac de feuilles A4 et un patron affiché en grand et le tour est joué…
Rappelez vous que la dimension co-création (le client « fait ») est clé dans la mémorabilité d’une expérience !

L’attente est vécue par tous comme un irritant : on parle souvent d’améliorer les conditions d’attentes. Mais imaginons que plutôt que d’investir dans les attractions elles-mêmes, les parcs repensaient l’attente en terme d’expérience waou….on en viendrait peut-être un jour à entendre les clients parler de « cette expérience avant le show » ou « de l’enchantement pré attraction» plutôt que du contenu même de l’attraction.

C’est en tous cas tout ce que je souhaite aux clients des parcs à thème de vivre plus souvent et d’abord à ceux du Futuroscope!

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