Habitudes et digital

Comment l’utilisation du numérique a modifié notre existence et comment s’y est-on habitué ?

L’ère numérique, le digital power, la génération Y, toutes ces expressions sont entrées dans le langage courant, mais doucement certaines ont pris la place d’autres et sont entrées dans le langage commun de notre siècle.

Désormais, on ne parle plus de communautés virtuelles mais de communautés en ligne. Quelle a été la transition qui a permis de passer de l’un à l’autre ?

En vérité, l’Histoire avec un grand H s’est accompagnée de bouleversements technologiques et s’est toujours adaptée. Outils de chasse, électricité, industrie, réseaux ferroviaires, … le numérique ne fait que rassembler plusieurs aspects techniques : informatiques, électroniques et réseaux.

“le virtuel est mort, vive le numérique”

Pourquoi alors ma faculté de perception me semble elle toute nouvelle ? Ou simplement prend-elle maintenant tout son sens pour moi ? Comment a-t-on glissé sûrement du virtuel au digital ?

Bachelard propose le terme phénoménologie sur l’objectivité des techniques et sur la réalité. Sartres parle de facticité de l’existence. Umvelt définit l’expression “ bulle de savon” dans laquelle chacun perçoit le monde.

Aux débuts d’Internet, le monde numérique et toutes ses interactions étaient communément appelés “monde virtuel”, et à l’époque, il paraissait naturel d’utiliser ces termes pour nommer ce que l’on ne s’était pas encore totalement approprié et que l’on considérait avec beaucoup d’appréhension et de méfiance. Parler avec une personne à travers la toile relevait quelque peu du mystère. Etait-réelle ? Avions-nous vraiment des échanges ? La mode de la création d’avatars avec une vie fantasmée faisait rage. Avec la démocratisation de la culture digitale, nous avons appris à vivre avec et à digérer les notions de technoperception et d’ontophanie.

“Ontophanie : quelque chose se montre à nous en fonction de facteurs techniques”

Les entreprises ont pris le chemin du numérique et la Silicon Valley est devenue une icône en la matière. Twitter, Facebook, Instagram, la vague des digital medias manager sont arrivés et d’autres métiers se sont créés. Le virtuel a t-il vraiment jamais existé ou seulement dans mon imaginaire. Je me plais encore a appelé ce monde, “monde virtuel” bien que pour moi il n’y aie aucune interrogation quand à l’existence de la réalité numérique. Je suis et je communique au travers de mes réseaux sociaux, de mes emails, de mes images, vidéos partagées … Si être perçu c’est être simplement, la possibilité d’interconnexion et d’entrer en relation avec l’autre a alors été démultiplié par ces dispositifs techniques.

Comment expliquer alors le sentiment persistant de nos solitudes grandissantes dans nos mégapoles connectées ?

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