La limite à “explosez vos limites” ou l’art de limiter son bonheur

Comment définir ses limites et comment savoir quand c’est « assez » ?

Vous savez, on remarque souvent que l’entrepreneur recherche à dépasser constamment ses limites:

Vivre de son activité.
Augmenter son CA pour se développer.
Avoir de la croissance sur le long terme.
Devenir millionnaire, célèbre, impacter le monde entier…

Une entreprise en bonne santé est une entreprise en croissance, mais est-ce que l’entrepreneur est en bonne santé ainsi ?

L’évolution a clairement montré qu’aucune croissance n’est définitive, pourquoi en faire alors une obsession et surtout une motivation forte ?

Dans cette quête de la performance, on perd parfois la motivation première.

Au début on vise les 1000€ par mois, puis les 2000, les 5000, les 10000, les 20000, les 100000, le million, et ça ne finit jamais…

Ça devient une addiction, une addiction qui rend malheureux pour deux raisons :
La peur de tout perdre.
La peur de ne pas faire aussi bien.

Beaucoup se lancent dans le but d’être indépendants, d’être libres, d’avoir du temps pour eux…
Puis dans la pratique, ils ne trouvent jamais cette liberté, cette indépendance et ce temps, car ils cherchent toujours à repousser les limites !

Ça me rappelle beaucoup l’histoire du pêcheur : http://www.b2zen.com/ce-quun-vieux-pecheur-peut-vous-apprendre-sur-le-sens-de-la-vie-et-du-travail/

Ils voulaient à la base passer plus de temps avec leurs proches, mais finissent par passer tout leur temps à lancer de nouveaux projets ou à tenter de rattraper leurs moins bonnes performances, ou pire, sauver leur business.

« Un jour tu pourrais te réveiller et te rendre compte que tu as perdu la lune en tentant de compter les étoiles.”

Si je vous dis ça, c’est parce que je l’ai connu…

Un jour, je me suis surpris à être déçu de faire 5000€ le premier jour d’un lancement. Il y a 3 ans, j’aurais sauté de joie et fait péter le champagne. Là j’étais au bord de la déprime, parce que j’avais déjà fait beaucoup mieux et que je voulais plus !

Mon objectif initial était de vivre confortablement et de ne plus avoir à compter pour ce que j’aime faire et avoir… Même en ayant atteint ce stade, je voulais plus !

C’est à ce moment que je me suis remis en question et recentré sur l’essentiel…

Si on n’est pas heureux avec ce qu’on déjà, il sera difficile d’être heureux en ayant plus.

C’est comme quand on n’est pas heureux tout seul et qu’on cherche son bonheur dans quelqu’un d’autre. Au final, on devient dépendant de l’autre et on vit dans la peur de perdre cette personne.

En voulant toujours plus, vous vivrez dans la peur de tout perdre, de revenir à la case départ.

J’ai grandi en sachant me contenter de peu, je n’ai jamais été très porté sur le matérialisme ou les possessions (malgré mon apparence de geek collectionneur). Pour moi, ce ne sont que des bonus auxquels je ne m’attache pas.

J’accorde de la valeur aux choses certes, car elles sont le fruit de travail et de sacrifices. Mais je n’associe pas mon bonheur à ces choses. C’est la différence entre accorder de la valeur et dépendre.

Quelqu’un peut avoir beaucoup de la valeur pour vous, sans que vous en soyez dépendant.
De même pour vos possessions et accomplissements.

Forcément, quand j’ai commencé à gagner plus, à améliorer mon train de vie, à me faire plaisir. Je me suis demandé dans quel état je serais si je perdais tout.

Des peurs que je n’avais pas avant sont apparues.

Au début j’avais peur ! A chaque euro que je faisais, j’avais peur qu’on vienne me les prendre. J’avais peur que les impôts, le RSI ou autre ne me réservent une mauvaise surprise pour me prendre tout le fruit de mon travail.

J’ai ensuite commencé à avoir peur de faire moins bien que le mois d’avant et à m’inquiéter pour l’avenir, alors que je gagnais bien plus que ce dont j’avais besoin pour « vivre » .

Puis je me suis rappelé une chose :
POURQUOI je faisais tout ça ?

Je me suis rappelé que ce qui m’importait le plus était l’évolution : laisser un message et profiter du moment présent. Avec ou sans ces accomplissements, je pouvais toujours évoluer et continuer cela. Et ça personne ne pouvait me l’enlever.

La peur me faisait vivre dans le passé et le futur :

Le passé en focalisant sur les limites à dépasser.

Le futur en me mettant la pression pour faire mieux ou pour éviter de perdre ce que j’avais déjà.

Je n’agissais plus par vraie motivation, mais par obligation de faire mieux, parce qu’il le fallait… Selon moi !

Sauf que ça m’a mis un stress de plus en plus fort, un stress que je m’inventais tout seul dans cette quête du « mieux ».

Puis j’ai lâché prise. J’ai commencé à me dire que finalement j’avais suffisamment pour être bien.
Que je fasse mieux ou moins bien, j’avais les connaissances et les compétences pour le refaire.
Si je perdais tout, je pourrais repartir, comme je l’ai déjà fait avant.

Mon bonheur c’était d’apprendre et évoluer, et ce n’est en aucun lié à mes résultats, mais plutôt à un état d’esprit, car chaque expérience est une source d’apprentissage et d’évolution.

On devient beaucoup plus serein ainsi !

En trouvant sa vraie source de bonheur, on ne cherche plus à exploser les limites, on cherche juste à s’amuser, prendre plaisir et progresser.

J’ai vécu la même chose en sport. Un jour, j’ai atteins les limites de mon corps et je l’ai mal vécu en enchainant des blessures en voulant toujours faire plus… Jusqu’à me rappeler que je devais travailler d’autres points : consolider et améliorer ce que je faisais déjà. C’est ainsi que j’ai retrouvé mon équilibre et ma performance, tout en étant satisfait.

Consolidez vos piliers, vos fondations, ce qui sera toujours là même après le passage des ouragans.

Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il en faut peu pour être heureux.

Je dirais plutôt qu’il faut reconnaitre la vraie valeur des choses et mettre son bonheur dans des éléments que nous contrôlons pleinement : notre vision, notre attitude, nos pensées, nos connaissances et nos compétences.

Ne pas chercher les satisfactions immédiates ou des sources de bonheurs externes, mais se recentrer sur ses vraies motivations internes.

Ça, on ne peut pas le perdre et personne ne peut nous le prendre ! C’est là que vous trouverez votre FLOW !

N’oubliez pas les 3 piliers du bonheur :

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