Phonétique

Une expérimentation typographique

Phonétique est une expérimentation typographique où le glyphe de chaque lettre représente graphiquement sa sonorité.

La typographie et le son

L’écriture est la traduction par dessins du langage. Les lettres forment des mots que nous comprenons et prononçons oralement. Peut-on lier le glyphe d’une lettre à sa sonorité ?


Un alphabet et des sonorités

J’enregistre les sons des différentes lettres et analyse l’oscillogramme de chacune. Je prononce le son que produit chaque lettre en français, avec une intonation neutre et de la manière la plus standard possible.

Des similarités graphiques sont visibles. Je crée un premier classement.

Groupe 1 : A, E, É, È, I, O, U, Y
Groupe 2 : B, C, D, G, K, P, Q, T
Groupe 3 : F, J, S, V, X, Z
Groupe 4 : L, M, N, R, W
Groupe 5 : H

Vérification de la classification

Par l’analyse oscillogramme, mon alphabet est divisé en plusieurs groupes. Je décide de vérifier ces groupes afin de construire ma recherche sur une base solide.

Les règles de la phonétique

La phonétique est l’étude des sons de la parole. Elle classe les phones selon différents paramètres.

Mon étude se base sur l’alphabet et de la manière dont nous prononçons les différentes lettres, je m’intéresse donc au classement selon le mode d’articulation : le classement des sons sur base de la manière dont le corps humain les produit.

Voyelles : A, E, É, È, I, O, U, Y
Consonnes sourdes occlusives : C, K, P, Q, T, X
Consonnes sourdes fricatives : S, F, X
Consonnes sonores occlusives : B, D, G
Consonnes sonores fricatives : J, V, Z
Consonnes sonores approximantes : L, W
Consonnes sonores nasales : M, N
Consonnes sonores vibrantes : R
Consonnes muettes : H

Conclusion

En comparaison avec mes groupes préalablement établis, je me rends compte que…

Groupe 1 correspond aux voyelles
Groupe 2
correspond aux occlusives
Groupe 3
correspond aux fricatives
Groupe 5
correspond aux muettes
Groupe 4
rassemble les autres groupes : approximantes, nasales, vibrantes

Classement final

Classer les lettres suivant leur oscillogramme a du sens et correspond à peu de choses près au classement phonétique. Je décide d’utiliser les noms du classement phonétique pour ma recherche.

Voyelles : A, E, É, È, I, O, U, Y
Consonnes occlusives : B, C, D, G, K, P, Q, T
Consonnes fricatives : F, S, V, X, Z
Consonnes approximantes, nasales, vibrantes : M, N, R, J, W, L
Consonnes muettes : H

Représenter graphiquement le son

Les lettres sont groupées selon des sonorités similaires. Je vais utiliser des déformations pour les différencier.

Je sélectionne cinq déformations différentes, chacune correspondant au groupe auquel fait partie la lettre. Elles représentent graphiquement le son : sifflant, doux, abrupt…

Le taux de déformation est proportionnel aux harmoniques du son : si un son est plus aigu qu’un autre. Par exemple le son A est plus grave que le son I.


Déformation des lettres

Je crée les glyphes par déformation sur base de la police Helvetica, considérée comme suffisamment neutre pour mettre en avant la transformation de la lettre.

Voyelle

Lettre sélectionnée : O

Consonne occlusive

Lettre sélectionnée : C

Consonne fricative

Lettre sélectionnée : S

Consonne approximante

Lettre sélectionnée : W

Consonne muette

Lettre sélectionnée : H

Alphabet complet


Phonétique a été réalisé en mai 2012 dans le cadre d’un projet de fin d’année à l’École supérieure des arts Saint-Luc Liège.