Carnet.

Mon Paradis est un deux pièces très lumineux au cinquième étage. Une fenêtre en face de l’entrée et elle encadre un arbre. C’est un arbre immense qui se réinvente et je dépose mes rêves quand il y a du vent, au bout de ses branches; et les feuilles s’envolent, et alors mes rêves, s’envolent.

Il y a des murs blancs, au moins trois murs blancs. Et de grands cadres noirs debouts sur les murs, de grands cadres noirs de toutes les tailles. Ce sont les geoliers, d’images figées pour ma liberté. Mines d’émotions brutes, abruptes. Des élans de vie. Et j’aurais tout fait de travers il y aurait, un cadre minuscule pour un moment grand comme le ciel. Mais j’aurais mis le ciel dans un cadre minuscule, et d’un coup d’oeil alors, j’avalerais le ciel. Je serais bleue.

J’aurais donné à un moment de rien un cadre de géant et il passerait son temps a flotter dans cet habit beaucoup trop grand. En le cherchant, en me pressant, en voulant le voir rapidement, j’avalerais du vide. Je serais gonflée à l’hélium des souvenirs et je pourrais voler, d’un mur à l’autre.

Il pleut à la fenêtre ouverte, il pleut sur l’arbre, il y a un monde dehors qui tremble mais je ne l’imagine pas. Ton oreiller n’est que, mon oreiller.

Et il pleut à la fenêtre ouverte, il pleut sur l’arbre, et je n’entends que cette musique puisqu’elle assèche tes lacs de peine.

Il n’y a que ta peau nue sous cette musique dans mon Paradis du cinquième étage. A la fin du disque, tu n’auras plus froid.

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