Je ne vois pas demain
Je veux mourir un soir de feu d’artifice. Juste après la dernière explosion de lumière. Quand le soir de la nuit reprend encore son souffle.
Je n’arrive pas à dormir, il me faut l’horizon. Il n’y a meme pas de beaux films à la télé auxquels je pourrait substituer ma vie.
Je voudrais que mon corps m’emporte de fatigue, ces moments d’ivresse absolue, ivre d’avoir trop vécu d’un coup d’un seul. D’un trait. Tant d’ailleurs que mon corps n’admet plus la lutte, plus d’une seconde d’éveil et il nous ferme nos yeux, nous entraîne de force. C’est une force douce..
Je ne sais pas ce qui compte, ou non. Je ne crois pas, en moi, alors la peur s’installe et je tombe d’avoir si peur, d’avoir si mal.
Les nuages sont bas et épais, on s’en ferait la meilleure couverture mais; je n’ai plus envie de dormir. Je veux vivre, je n’y arrive pas bien.
Faire des choses avec quelqu’un qu’on aime. Se satisfaire. Se contenter. De rires d’après coups de soleil, se raconter nos vies qui bougent. Evoquer nos doutes et nos peines, plus doucement. Être ensemble, juste. Et rire, rire encore jusqu’à 5h30 du matin.
Il faut que j’arrête d’écrire même si je n’ai pas tout dit.
