Tant pis…

Je commencerai la lecture d’un nouveau livre demain et tant pis si je finis par abandonner tous les livres que je possède. Mais je sais qu’il est impossible d’abandonner un Céline ou un Kundera. Je sais aussi que Foucault est probablement tout ce qu’il me reste à lire et tant que nous n’avons pas réglé nos comptes, j’en serai encore là dans quelques mois. Fuck you Foucault, if God don’t like plans, you just ruined mine. Mais à vrai dire tu n’as rien gâché du tout, bien au contraire, tu as comme remis un membre en place, après une vie vécue dans une mauvaise posture, se remettre droit d’un coup ça fait forcément un peu mal. On ne se remet pas d’une intervention chirurgicale comme on se relèverait après avoir trébuché. Quand on subit un choc existentiel encore moins. Un choc qui nous fait revenir à la vie. Une vie sous sa forme la plus crue. Qui a dit que la vie était simple ? Ou passagère ? Ou futile ? Qui a dit que c’était tout ce qu’on avait ? Ton optimisme, je crois que je ne suis pas encore prête. À vrai dire je le trouve trop naïf. Céline me manque.

Je savais que je n’aurai pas dû enchaîner d’autres livres après celui-là, je savais au fond qu’il n’y avait plus de place en moi. C’est sans doute pour ça que l’envie est partie et plus rien n’a de goût. Plus le temps de rêver. Plus d’humeur pour jouer. Je deviens obstinée et je VEUX savoir ! Et je ne peux faire semblant de m’en foutre. Plus rien n’a d’importance sauf la Vérité. Et à mon grand étonnement elle pouvait être humaine. Fuck it Foucault.

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