Tendance à la consolidation dans le secteur bancaire suisse

Plusieurs facteurs s’accumulent accentuant la pression sur les marges de bénéfices des banques helvétiques: Régulation plus restrictive à la suite de la crise financière, lutte contre la fraude fiscale avec la fin du secret bancaire, arrivée sur le marché d’acteurs du web et informatisation des services, concurrence accrue de places financières émergentes comme Hong Kong ou Singapour…

On assiste par conséquent à un effort de consolidation dans le secteur, surtout au sein des petites banques privées, qui sont la marque distinctive du modèle bancaire suisse.

« Aujourd’hui, les exigences des régulateurs sont tellement importantes et les investissements nécessaires en technologie sont devenus d’une telle ampleur que l’on ne peut plus envisager ce métier sans une taille critique d’au moins 5 milliards d’euros d’actifs sous gestion ou en dépôt» explique Yves Stein, PDG du groupe européen de banques privées, KBL. « Cette consolidation est d’ailleurs ouvertement demandée par certains régulateurs comme en Suisse ou aux Pays-Bas. »

Cet effort de consolidation donne lieu à une compétition intéressante parmi les institutions bancaires privées pour mettre la main sur les joyaux du secteur de la gestion de fortune et de patrimoine, dont le centre historique se trouve à Genève. Ces derniers temps, c’est la Banque Pasche, établissement privé fondé à Genève en 1885, qui a suscité l’intérêt de ses pairs en manifestant sa volonté de vendre ses activités.

Jusqu’à présent, c’est l’institution luxembourgeoise Havilland qui a pris les devants avec les acquisitions des filiales de Monaco (novembre 2013), du Liechtenstein (septembre 2014) et des Bahamas (novembre 2014) de la banque privée suisse. Néanmoins, les sites suisses de la Banque Pasche, à savoir Genève et Zurich, sont plus que jamais sur la table des négociations, et des groupes financiers comme AIG ou la Banque Hinduja, d’origine indienne, sont également des candidats sérieux pour le rachat.

Il y a fort à parier que ce genre d’opérations devraient se multiplier dans les prochaines années avec comme résultat l’absorption de la majorité des petits acteurs historiques du secteur bancaire Suisse.

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