#ChangeMakers : Soulé, pêcheur comorien << On ne veut pas détruire nos richesses marines. >>

Soulé Mdroipvili, un pêcheur de 40 ans est campé sur le grand rocher bordant la plage comme tous les autres pêcheurs de son village, à regarder la vente des pêches du jour. Ce père de famille se réveille tous les jours à 4h du matin pour s’en aller pêcher avec sa barque depuis plus de 20 ans.

Aujourd’hui, les inspecteurs de pêche sont venus dans son village pour immatriculer sa nouvelle barque et celles d’autres pêcheurs «retardataires». «Cela fait quelques semaines que j’ai remplacé ma vieille barque pour celle-ci» nous raconte-t-il.

L’immatriculation des barques artisanales est une opération menée avec les pêcheurs artisanaux comoriens depuis 2007, qui sert à prouver que le pêcheur a une licence légal et le droit de pêcher dans nos lagons.

«Ici, nous ne pêchons pas à la seine, même si ce n’est pas interdit mais avec des antri. On ne veut pas détruire nos richesses marines! (…) » s’exclame-t-il

Même si la pêche est une pratique très courante, le geste des pêcheurs comoriens est admirable envers la préservation des poisons et des récifs coralliens de leur lagons. Toute la production est écoulée sur les marchés nationaux et locaux. Grâce à une subvention de près d’un million d’euro de l’Union européenne, le programme SmartFish de la Commission de l’océan Indien appuiera ce dispositif déjà bien rôdé.

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