Jour 8.

Je suis à deux doigts de laisser tomber. Enfin, théoriquement. En pratique je vais continuer jusqu’au bout mais la qualité en pâtira probablement. Comment on peut écrire quelque chose tous les jours sérieux ? Comment peut-on être inspiré tous les jours ? Comment nos mots peuvent toucher les autres tout en nous ressemblant, tous les jours ?

Il y a des gens qui ne peuvent pas faire une journée sans écrire. Clairement je n’en suis pas encore là.

Comprendre que je voulais arrêter m’a permis de me questionner sur pourquoi ce challenge ? Pourquoi écrire d’ailleurs ?

Bien sûr j’ai toujours aimé les mots mais n’empêche.


Je suis fatiguée. J’ai repris les cours hier et je suis juste lessivée. Mon appartement est en vrac et j’ai au moins six heures de sommeil en retard — insomnie partielle oblige.

Je me demande à quoi ressemble “la vie active" parce que là il me semble que ça bouge déjà trop pour moi.

Désolée, mon “texte" du jour n’est qu’un état des lieux de ma situation présente.

Je vais continuer d’écrire et de poster tous les jours.

Vous n’êtes pas très nombreux à me lire et je n’ai pas le courage de faire de “la promotion" pour augmenter mon audience. Je suis fatiguée et je me rends compte que de base, je n’ecris pas pour un lecteur potentiel, j’ecris pour expier le trop plein de… de tout en fait. C’est probablement pour ça qu’écrire tous les jours m’épuise. Je veux dire, je n’ai jamais fait ça auparavant. On est à mille lieux de ma zone de confort.

En plus, à part Vi’ qui me piquait mon téléphone pour lire mes textes *lève les yeux au ciel* peu de gens m’ont lu.

Bon, je doute que quiconque passe par ici mais si tu es là, sois patient avec moi, d’accord ?

Edidi.