Florian Jourda devient parrain Ironhack pour la 1ère formation en Web Development!

Hello Florian! Tu as décidé de rejoindre l’aventure Ironhack en tant que parrain de notre première promotion en Web Development. Pourquoi ce choix?
FJ: “ Au moment de rentrer des US, où j’avais passé 10 ans dans la Silicon Valley, j’ai réalisé que j’avais très envie d’aider l’écosystème startup et technique — en France et en Europe plus généralement. J’ai sans doute adopté moi aussi la mentalité “give back”: une expertise et une réussite n’ont de valeur que si elles se partagent. Le projet Ironhack me parle tout particulièrement: on a un besoin sans cesse croissant de développeurs et les acteurs traditionnels de l’éducation ne vont pas suffire à répondre à la demande. ”
Quelle est ta vision de l’éducation et de la formation, en particulier dans l’informatique?
FJ: “ Le système actuel n’est pas du tout approprié. On a besoin de révolutionner la formation continue, pour permettre à ceux qui sont déjà formés de rester au top dans leur domaine, et à ceux qui le souhaitent de changer de carrière. Il faut développer des nouvelles offres, des nouveaux formats. ”
Du coup, comment est-ce que tu perçois Ironhack dans cet écosystème éducation/formation?
FJ: “ Ironhack fait partie d’une nouvelle vague d’acteurs, avec des formations très ciblées, actualisées en permanence avec les dernières best practices et technologies, grâce à des professeurs et mentors qui viennent de l’univers tech. On a besoin d’acteurs comme ça, chacun apportant sa différence. On a même besoin de 100 fois plus d’Ironhack ! ”
Tu as été le premier ingénieur de Box, qui compte aujourd’hui 1400 salariés. Tu y as passé 8 ans et as contribué à faire grossir leur équipe technique de plus de 300 personnes. Peux-tu me dire ce que tu retiens de cette expérience?
FJ: “ Enormément de choses ! (rires). Si je dois en garder une, je prendrais la moins intuitive pour un développeur: l’importance de la communication. Chez Box et ailleurs, j’ai géré des projets vraiment complexes, où tu dépends beaucoup de l’humain. Du coup tu réalises assez vite qu’il faut que l’information circule pour que les projets avancent et que les gens s’adaptent. C’est nettement plus important que la capacité technique initiale de ton équipe. Dans chaque entreprise où j’ai été impliqué depuis, j’ai beaucoup travaillé sur la mise en place d’une culture d’entreprise et d’un environnement pour aider les gens à se parler et à grandir. Le motto général c’est setup for success — ou paramétré pour le succès en bon français. ”
Tu es un défenseur de l’apprentissage tout au long de la vie. Comment cela s’organisait-il concrètement chez Box et dans les autres entreprises où tu as été impliqué?
FJ: “ Chez Box, les développeurs étaient incités à changer d’équipe après avoir atteint certains milestones dans leurs projets — toujours sur une base volontaire malgré tout. Les équipes du front-end bougeaient avec celles du back-end ou du mobile. Dans le même temps les équipes étaient poussées à beaucoup partager entre elles. Chaque semaine un développeur venait parler d’un nouveau refactoring, de l’architecture technique d’un projet, d’une nouvelle librairie. Enfin, on avait aussi une habitude qu’on avait piquée à Google: le Testing On the Toilet (TOT). Chaque semaine, un développeur différent postait un papier dans tous nos toilettes à propos d’une best practice particulière. Celle-là je l’ai pas tout le temps reprise, mais elle marche (rires). ”
Tu es désormais en charge du produit chez Bayes Impact, une ONG qui met la data science au service de la résolution des grands problèmes sociaux. Peux-tu me dire quelques mots du projet?
FJ: “ Avec plaisir ! Nous sommes une équipe d’une dizaine de personnes, installées en France. On travaille depuis 1 an sur Bob Emploi, une application web pour aider les chercheurs d’emploi dans leur recherche, en leur permettant d’avoir accès à toutes les informations et les conseils spécialisés. C’est le début d’une grande aventure, qui se fait en collaboration avec Pôle Emploi et les associations d’aide aux chômeurs. On a aidé des centaines de personnes à retrouver un emploi. Le but c’est d’en aider 10, 100 fois plus ! ”
Justement, au sein de Bayes Impact, quels sont les profils tech que vous avez? Et comment est-ce que s’organise la roadmap produit?
FJ: “ On est encore une petite et jeune équipe. Nos développeurs sont tous très polyvalents: ils sont complètement fullstack — front-end, back-end et data science, voire mobile dans certains cas. Ce sont des profils versatiles, curieux, éclectiques. Pour le développement du produit, on utilise les méthodes Agile Lean. On s’impose une grosse discipline à ne pas hésiter à jeter beaucoup de code quand on n’est pas contents. Ca se fait de manière collégiale, je ne suis jamais le seul décideur sur le produit. ”
Tu as aussi été impliqué dans d’autres initiatives, comme TheFamily où tu interviens sur les problématiques de scabilité et conseille des CTOs/VPs de startups. Comment vois-tu ton rôle de parrain, chez nous et ailleurs?
FJ: “ Mon rôle de parrain ça consiste d’abord à donner quelques heures par semaine, en plus de mon full time job, pour essayer d’avoir un impact sur l’écosystème startup et tech. J’essaye d’aider des CEOs/CTOs sur la culture tech, ce qui est crucial pour arriver à créer des gros succès. Ca concerne généralement des startups à partir de 50 personnes, avec des sessions en one-on-one. Puis je fais aussi beaucoup de talks/pitchs/meetups pour évangéliser le mindset startup et celui du bon développeur. ”
Si tu devais résumer les caractéristiques d’un bon développeur en 2-3 qualités, quelles seraient-elles?
FJ: “ Pour faire écho à ce que je disais auparavant, pour moi un bon développeur doit être un très bon communicant, dans différentes dimensions — avec ses collègues, son product manager, son CEO. Ca lui donne notamment l’agilité nécessaire pour tester des hypothèses, drafter rapidement un MVP, etc. C’est vrai aussi en termes de code pur: on créé certes du code pour la machine, mais aussi et surtout pour d’autres développeurs. Un bon développeur doit produire un code lisible, simple, compréhensible par toute l’équipe. C’est trop souvent sous-évalué, sans doute car ça fait appel à des qualités plus rares — l’empathie et la sensibilité produit. J’ajouterais une deuxième qualité majeure: l’envie de grandir, d’apprendre, de s’améliorer. Le métier bouge continuellement, notamment du fait de l’évolution des technologies. Dans mon cas, j’ai pas mal regardé Amazon Lambda ces dernières semaines et on va passer dessus pour ne plus utiliser de containers — pour l’instant on a une architecture hostée chez OVH et Amazon, avec microservices en Python qui sont dockerisés. ”
Justement, quels conseils donnerais-tu aux étudiants de cette première promotion?
FJ: “ Je pense que, pour les cours, il faut qu’ils soient dans une démarche d’équipe, voire de potes. Les meilleurs doivent aider ceux qui apprennent plus lentement, qui, eux, ne doivent pas hésiter à demander de l’aide et des conseils. Il doit y avoir une dynamique d’amélioration continue, avec recherche de bienveillance et de performance. Fondamentalement, ils doivent certes apprendre des compétences en web development, mais surtout ils doivent apprendre à apprendre. Pour le code en tant que tel, un conseil de vieux briscard: ne jamais débuger en prod, toujours tester son code avant la mise en prod :) ”
Un dernier mot avec qu’ils/elles se jettent dans le grand bain?
FJ: “ Prenez du plaisir et faites-vous confiance ! ”
Merci Florian, à très bientôt!
FJ: “ Merci à vous ! ”

A propos d’Ironhack

Début de notre formation en Web Dev fullstack Javascript: 26 juin 2017

Pour plus d’informations: https://www.ironhack.com/fr/paris-coding-bootcamp

Pour postuler: https://www.ironhack.com/fr/web-development-bootcamp/postuler

Pour nous contacter: paris@ironhack.com

Like what you read? Give Ironhack Paris a round of applause.

From a quick cheer to a standing ovation, clap to show how much you enjoyed this story.