Gary Johnson aurait pu être le 3ème homme de la présidentielle US

Ce n’était pas son premier coup. Ce sera peut-être le dernier. Gary Johnson, chef du parti libertarien, se présente pour une seconde tentative à l’élection présidentielle. Celui qui, en 2012, ne récoltait pas plus d’1% des voix compte désormais sur l’impopularité record du duo Clinton-Trump pour se poser en alternative.

« Le bipartisme est un système de dinosaure »

« Le bipartisme est un système de dinosaure » ne cesse de répéter le self-made-man de 63 ans. Petit patron devenu tycoon du BTP et, accessoirement, PDG de Cannabis Sativa, une PME vendant de la Marijuana médicinale, il n’est pas un nouveau venu en politique : Gouverneur républicain du Nouveau Mexique entre 1994 et 2003, il s’est imposé comme chantre des tax cuts et de la rigueur budgétaire. Rejoignant le Parti Libértarien en 2011, il en prend rapidement les reines.

Le candidat tout-en-un

« Je suis le candidat tout-en-un (…) Je propose le meilleur des démocrates et des républicains » explique-t-il aux radios locales. Prônant un gouvernement réduit, moins d’impôts, le désengagement militaire et, surtout, la défense des libertés individuelles. Aussi, il considère que la loi n’a pas à intervenir sur les questions de port d’arme, d’avortement, de mariage homosexuel ou de consommation de drogue, qui doivent être légalisés. Ainsi, durant ses mandats de Gouverneur, il a imposé son veto à plus de 200 projets de lois. Un record qui lui valu le surnom de « Governor Veto ». Une de ses propositions phares était la suppression du Ministère de l’Éducation et la privatisation du système scolaire, via un programme de « bons scolaires » distribués aux parents pour payer l’inscription de leurs enfants dans l’école privée de leur choix. Enfin, il plaide en faveur d’une immigration ouverte et une quasi-automatisation de l’octroi des visas de travail.

Improbable troisième choix

« Nous allons être la troisième possibilité de vote » pariait il y a encore quelques mois, le ticket de Johnson pour la vice-présidence sur CNN William Weld. Entre 4% et 11% d’intentions de vote dans les sondages, et mois de 30 000 dollars sur son compte de campagne — contre 30 millions pour Hillary — il n’a pourtant jamais eu de quoi se sentir pousser des ailes.