The question is: WHY?

Always divided by comfort zone and what we know in one hand and by the accomplishement of our dreams and the adventure in the other hand.

Les mots simples, cours ainsi que la fluidité de l’anglais en font une langue très intéressante pour communiquer des idées brèves et percutantes pour celui dont la langue de Shakespeare est la langue maternelle … Je m’exprime en français, vous vous en accommoderez fort bien.

Bref.

Coincée dans ma voiture, j’attends mon amie qui passe un entretien d’embauche. Cette amie est en réalité ma compagne de vie. C’est aussi avec elle que j’ai parcouru une immense partie de l’Australie pendant 2 ans.

Vous voyez, le genre d’expérience où vous vous dites “Ouais, why not. Je n’ai aucune idée de ce que je vais faire dans (de) ma vie de toute façon.”

Alors, vers la fin de votre superbe parcours universitaire en droit, ne sachant trop comment aborder la suite de l’aventure, j’entends parler du working holiday visa. Disponible dans différents pays dont les plus connus sont le Canada, la Nouvelle Zélande et l’Australie, ce visa permet au voyageur de rester un an ou deux (voire conditions) dans le pays d’accueil.

C’est de cette manière que mon périple à l’autre bout du monde, hors de ma zone de confort a commencé.

Je n’ai vocation à rien du tout, juste de vous écrire un article en ce début du printemps sur la complexité de sortir du système, de ce qu’on connait et la facilité de remettre les deux pieds dedans une fois rentré.

Vivre selon ses envies, vraiment vivre et non survire dans cette jungle urbaine demande une discipline de fer. Un combat de tous les jours, une (r)évolution dans votre tête. Vous l’avez déjà lu, ici et là, s’il on veut quelque chose, la chose la plus difficile à faire est de prendre la décision. Commander mon billet aller simple pour Perth, en l’occurrence dans mon cas. Je devais le faire, je le sentais, il n’y a pas eu plus de questions que ça. C’est donc avec mon backpack et quelques dollars (le beau cliché n’est-ce pas?) que je suis partie à la conquête du pays des kangourous et du surf. Ce fut deux ans de quête. Principalement une quête de moi-même mais également de rencontres et de liberté.

Vous avez déjà certainement tous lu également ce qu’apporte un voyage au long court, bien que cela dépende évidement de l’expérience et du ressenti de tout un chacun, les individus qui ont franchi le cap se sentent évoluer et plus proches d’eux-même. Bien que j’aime parler de moi, je ne parlerai pas de mon voyage dans ce billet mais plus du retour.

Généralement, passés les retrouvailles et les moments de joie où l’on retrouve son quartier d’enfance et/ou ses affaires toutes poussiéreuses dans le fond d’une caisse en carton, un énorme coup de blues nous envahit. Ce fut mon cas. Ces moments de doute récurrents où vous vous demander pour quelles raison suffisamment débiles vous avez voulu revenir dans votre pays. C’est là qu’il faut faire un choix.

Soit cette aventure signifie pour vous une parenthèse de votre vie (c’est sympa un temps de rouler dans un van des années 70 mais il faut passer aux choses sérieuses) soit vous percevez cette expériences comme une porte ouverte sur le monde de tous les possibles. Il n’y a évidemment pas de bons ou de mauvais choix, il n’y a pas que des choix qui nous amèneront dans une réalité ou une autre.


Pour en revenir au moment présent, je suis dans ce vieux break qui me rappelle tous ceux croisés le longs des routes désertiques australiennes. Une envie pressante et un peu folle n’envahit: je veux repartir.

Mais pourquoi? Est-ce que je veux partir pour fuir la complexité et la routine mortelle de notre société? Ai-je peur des difficultés qui m’attendent pour dégoter le “job de ma vie”? Ai-je peur de grandir et de devenir une adulte avec une situation enviable et respectable?
Ou bien, est-ce tout l’inverse? Peut-être aimerais-je partir pour continuer ce que j’ai commencé en Australie? Peut-être voudrais-je continuer à vibrer et croquer la vie à pleine dents en vivant à côté des rails?

Soit j’ai peur de partir et je m’efforce de rester ici. Ici veut dire avoir un 9–5, une belle voiture, un bel appartement et puis surtout ma belle zone de confort et de “sécurité”.

Soit j’ai peur de repartir à nouveau parce que cela s’apparenterait à un échec d’adaptation dans le monde “réel”.

Quoiqu’il en soit, c’est un bel exemple pour démontrer comment le système nous tient. Il nous tient par la peur. Nos politiciens, surtout par l’intermédiaire de nos médias, nous forcent à rester dans cet état de peur permanente.

Bienvenue en Europe, bienvenue au 21ème siècle les gars.

Nous sommes figés, pour la plupart impossible de penser par eux-mêmes.

“Ne surtout pas quitter son contrat longue durée. Hors de question de divorcer sinon je serai seul(e). Se serrer encore plus fort la corde autour du cou pour payer notre prêt hypothécaire. Ne pas partir trop longtemps à l’étranger. Ne pas parler à des inconnus. Ne pas sortir de chez soi. Parler des événements tragiques autour de nous.”

Il faut croire que nous aimons ça! Nous aimons avoir peur de prendre un risque aussi minime soit-il. Nous avons peur de nous sentir libre. Nous avons peur de lâcher prise.

Nous aimons le contrôle, d’ailleurs nous pensons que nous contrôlons tout. Par dessus tout, ce que nous aimons encore plus c’est la sécurité et notre zone de confort.

Pourtant chaque expérience de vie nous fait évoluer. Qu’elle soit grande ou petite, longue ou courte, cette expérience nous apporte un “petit plus” qui nous arme pour faire face aux moments difficiles de notre vie. Ce “petit plus” est l’ouverture d’esprit, la connaissance de soi.

Certains, beaucoup même en fait, répètent la même expérience. Encore et plus fort pour être sûrs qu’ils se sont bien fait violence. De mon avis, l’expérience qui les tue à petit feu, qui les éloigne d’eux-mêmes, qui dure presque toute une vie, c’est leur routine. Leur routine composée de leur beau 9–5 et de tout ce qui va avec; leur zone de confort et leur impression de sécurité ambiante.

Quand cette expérience est terminée, je ne crois pas qu’il est trop tard pour en commencer une nouvelle, mais les regrets commencent à tomber.

Mais bon, au final, qui suis-je pour en juger?

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