Vaincre la procrastination 101 : La volonté n’est pas la clef.

Suite à mon article d’hier (une introspection personnelle sur mes différents états de vie à cinq ans d’intervalle), j’ai réalisé que j’étais passé par plusieurs étapes hautement intéressantes :

-Une phase dans laquelle je faisais tout deux semaines en avance (phase en prépa)

-Une phase où je faisais tout juste à temps (phase à Normale Sup’)

-La phase actuelle, où globalement j’arrive à m’organiser de façon à conjuguer travail de fond fait en avance et improvisation.

Dans tous les cas je constate un point essentiel :

-Dans la phase 1 je ne faisais quasiment aucun effort. J’avais juste à “enclencher” un mode de travail et les choses se faisaient. Bien sûr c’était un dur labeur mais j’avais une dispersion tres faible.

-Dans la phase 2, je VOULAIS arriver à changer mon rythme mais rien à faire, ça ne marchait pas.

-Dans la phase actuelle… et bien, j’ai des moments de décrochage, mais globalement je n’ai pas de mal à me recaler. C’est un peu comme une force de rappel.

Donc la conclusion de tout ça c’est que ce n’est pas la volonté qui permet de faire face à la procrastination dans mon cas.

La volonté n’est pas faite pour ça.

La volonté est plutôt un truc qui vous sert à déterminer des objectifs sur le long terme (quel est mon rêve ?), ou à faire face à une situation de tres court terme (je veux choper ce train là et pas un autre, je dashe pour l’attraper).

Entre les deux il faut d’autres choses.

Descartes, dans Les Passions de l’âme, évoque une passion qui est la générosité, qui consiste à “ne jamais manquer de volonté pour vouloir et entreprendre toutes les choses qui me paraîtront les meilleures”.

Ce qui est intéressant c’est que même s’il évoque le fait de vouloir, il s’agit d’une passion, autrement dit quelque chose dans lequel l’âme subit les choses, elle est passive.

Pris un peu différemment, et plus empiriquement, il s’agit de faire en sorte que votre esprit atteigne un état passif dans lequel il n’a pas à questionner ce qui lui arrive.

En clair, il s’agit de se construire des habitudes.

Ce qui m’a toujours permis d’atteindre un vrai etat de calme , c’est le fait de me coucher et me lever tôt, ou au moins, de maitriser mon temps de sommeil.

Ça vous arrive forcément non ? Du moins, si vous avez des problèmes de procrastination. C’est le week end, vous vous laissez un peu aller, et le lendemain vous vous réveillez et il est 12h. Le stress monte instantanément et vous vous dites que vous avez gâché votre journée de repos. Du coup vous commencez à courir partout pour rattraper votre journée. Et vous vous couchez plus tard pour profiter de votre soirée. Le lundi vous vous réveillez pile à l’heure pour partir. Donc vous partez en retard. Et finalement vous arrivez au boulot ou en cours déjà stressé. Et c’est reparti pour une semaine.

Ce cycle en fait, il est possible d’y mettre fin par une méthode très simple : contrôler votre temps de sommeil.

Quand j’étais en prépa, à 20h, je bossais le français. Concrètement je prenais un bouquin et je le lisais.

Forcément comme je lisais dans mon lit je finissais par me sentir somnolent.

Au final je m’endormais devant mon bouquin sur les coups de 21h, allez parfois, 22h.

Bref, je me suis construit un rituel qui me faisait me coucher tôt !

Mais au final cette activité calme ne me donnait pas l’impression de perdre mon temps (lire est toujours une source d’enrichissement), et me préparait au fait de m’endormir.

Souvent je me réveillais même avant mon réveil. Donc j’avais finalement le temps de faire plus de choses avant les cours.

Aujourd’hui les choses n’ont pas tant changé que ça. Le soir après avoir posté mon article de blog (écrit dans les transports), je dîne, je vais faire du sport (j’ai un très beau parc à 5 min de chez moi), je bouquine un peu sur Kindle et je me couche sur les coups de 22h-22h30, avec un réveil programmé à 6h30. J’ai même une heure de marge dans l’hypothèse où je me coucherais plus tard pour x ou y raison.

Est-ce que ça m’a demandé un effort ? Au début oui, un peu : de me retenir de check Facebook, d’actualiser mes mails, de check je ne sais quoi sur un réseau social quelconque.

Maintenant non : j’aime tout ce temps que je peux dévouer a des choses vraiment intéressantes. Même glander devient une activité intéressante dans ces conditions.

En résumé, le premier pas pour arrêter de procrastiner passe par le fait de reposer sa volonté en se créant ses rituels de sommeil. C’est la base de tout.

Si vous êtes reposé, vous aurez la présence d’esprit pour faire face à n’importe quel problème, sereinement.

Si vous avez veillé, vous serez confus, groggy, et il arrivera quantité de choses néfastes à votre vie.

Et vous savez quoi ? Quand ce sera une habitude, le reste viendra naturellement. Mais évidemment j’en parlerai dans un prochain article !

Quel que soit votre condition de vie, établissez ses rituels de sommeil pour dormir tôt et vous lever tôt. Votre existence s’en ressentira positivement.

Je parlerai dans un prochain article de comment arriver à gérer au mieux son énergie, mais ça ne sert à rien sans ça ☺ !