J’en ai pas l’habitude

Joey KAriSZma
Coeur de bloggueur

6 Août 2016

Un grand merci!

J’adore apprendre. J’adore aider aussi. Pour ceux qui me connaisse vous le savez déjà. Pour les autres, vous allez vous en rendre compte assez vite (surtout que je viens tout juste de vous le dire, littéralement il y a trois phrases de cela).

J’ai lu une citation qui m’est collé dans la tête il y a quelque temps qui va comme suit :

“Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras jamais à travailler un jour de ta vie.”

- Confucius -

BADASS!!!!

Pas de nom de famille, juste — Confucius -.

Je trouve ca Badass.

Et c’est resté collé dans ma tête. Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras jamais à travailler un jour de ta vie. Pas que tu travailleras pas, paresseux toute la journée, fais tout pour moi car je suis ici comme un asticot sur la pelouse en attendant de me faire servir, NON!

J’ai reçu cela comme si je fais ce que j’aime, j’aurai pas l’impression de travailler car je vais faire ce que j’aime. Fou pareil qu’avant ca j’associait le travail avec quelque chose que j’aime pas. Quelque chose pour aller chercher une paye et c’est tout. Peut-être est-ce dû au fait que etymologiquement la racine du mot travail veut dire torture.

Vous me direz peut-être :

“Joey, tu peux aimer ce que tu fais même si tu fais pas ce que tu aimes.”

Certes! Et j’aime ce que je fais la plupart du temps. Une vie à vivre et tout ca. Profites du moment car il ne reviendra jamais. Chaque instant comporte son apprentissage. Oui. Je suis exactement où je dois être pour apprendre où je dois aller. C’est vrai.

C’est juste que j’ai l’impression de me mettre en deuxième place avec cette attitude là.

Médaille d’argent.

Personne ne se rappel du médaillé d’argent.

Pis quand tu vas aux Olympiques et que tu reviens avec une médaille d’argent, ben t’est pas revenu avec la médaille d’OR. T’es pas premier. T’aurais pu faire mieux.

Pis moi, eh ben, j’ai envie de me mettre premier dans ma vie. De faire mieux. De faire ce que j’aime. Et que ce que j’aime devienne mon travail, non pas ma torture, mais mon gagne pain, ma rémunération, ma vie. Je vais arrêter de travailler, de m’auto-torturer et je vais vivre de ma passion. Ma passion d’apprendre, de partager et d’aider avec ces connaissances.

Car voyez-vous, j’ai la conviction que j’ai une mission sur cette Terre. Et que cette mission c’est moi-même qui l’a choisi. Et quand je ne suis pas consciemment sur le chemin pour accomplir ma mission je suis perdu. Et je dis consciemment car je crois que je suis toujours sur le chemin. Il y aura toujours quelque chose ou quelqu’un qui va me ramener dans la bonne direction pour accomplir ma destinée. Celle que j’ai choisi. Celle qui m’interpelle de l’intérieur. Cette petite voix intérieure qui me parle constamment et qui me guide dans mes choix.

Mais la clef, encore selon moi, est de faire le choix conscient de rester sur le chemin.

Et faire des choix sensés, inspirés, justes et droits prends du courage, de l’estime et une bonne dose de folie. Parce que c’est pas la norme. Ca va même à l’encontre de notre enseignement. En tous cas de l’enseignement dit “normal” de notre société.

Va à l’école, écoute tes professeurs, trouves toi un métier, un amour, un cercle d’amis, voyage, fais des enfants, ai du respect pour les autres, travaille, si t’es chanceux t’aime ce que tu fais, prends ta retraite, occupes-toi de tes petits-enfants (sauf quand ils pleurs, là tu les redonnes à leurs parents), payes des taxes et meurt enterré dans un lot avec la famille payer il y a des années.

Un peu déprimant, non?

Si c’est ta vie, c’est correct. C’est un choix. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de vivre.

Sauf que.

Je me suis intéressé à la psyché humaine pour la première fois dans ma cours lors de l’été de mes 19 ans. Je lisais Le Guerrier Pacifique, de Dan Millman et j’ai eu un déclic. Si vous connaissez l’histoire vous savez de quoi je parle. Sinon, en bref c’est l’histoire (vrai?) d’un gymnaste qui, suite à un accident de moto voit sa vie basculer du tout au tout. Il se lamente sur son sort jusqu’à ce qu’il rencontre Socrates. Un garagiste philosophe qui le ramène sur pied et l’aide à retrouver une raison de vivre. Il l’aide à changer son état d’esprit. Un coach de l’inconscient en quelques sortes.

Je le recommande vivement (j’ai pris la peine de mettre un lien dans le titre du livre ci-haut). Ce livre m’a propulsé sur un chemin d’introspection, de découverte et a contribué à éveiller en moi un goût insatiable d’apprentissage sur le soi, le moi et le surmoi.

Tous ces processus interne de conditionnement, de croyances, de limites et d’imagination.

J’ai lu des centaines de livres sur le sujet depuis. Des livres de psychologie, sur le bien-être, sur les états d’esprits, sur les différentes religions, sur la méditation, sur les médecines naturelles et conventionnelles, et j’en passe.

Tout récemment je suis tombé sur un concept qui m’allume vraiment.

“L’Excellence est un art que l’on atteint que par l’exercice constant. Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. L’Excellence n’est donc pas une action mais une habitude.”

- Aristote -

Je capote. Une habitude. Attends! Quoi?! L’Excellence est une habitude?! Je comprends pas. Comment une habitude? On est soit bon, soit pas. Ma prof de quatrième me l’a dit : “Joey, tu comprends vite mais il faut t’expliquer longtemps.” Je suis bon en maths mais pas en francais. On a chacun nos forces et il y a des choses qu’on ne pourra jamais faire.

Eh bien non! Il y a d’autres façon de voir la vie. Il est possible, si on en décide ainsi, d’améliorer des aspects de nous-mêmes qui sont plus faibles par la pratique de l’excellence. La répétition est la mère de l’apprentissage après tout n’est-ce pas?

Ainis, on en vient finalement aux habitudes. Il semble plausible de constater que nous sommes le résultats de nos habitudes. Nos routines, rituels et habitudes façonnent la personne que nous devenons. Prendre conscience d’où est-ce que nous sommes nous permet de voir ce que nous faisons. Nos actions passées nous ont amenés sur le chemin qui aboutit à ici, maintenant. On peut s’entendre là-dessus.

Pour espérer changer, je me suis aperçu qu’il fallait que:

1- je me fasse une nouvelle image de moi-même sur l’écran de ma conscience;

2- je visualize cette image de moi régulièrement sur cet écran, chaque jour et chaque soir, et même chaque fois que je répète la mauvaise habitude;

3- je débute une nouvelle habitude qui viendra remplacer la mauvaise, car l’esprit n’aime pas le vide et que c’est plus facile d’enlever quelque chose en le remplaçant .

Répète, répète, répète!!!

On parle ici de 3 semaines pour changer d’habitude. Je suis plus pour 3 mois. Si j’arrive à me débarrasser d’une mauvaise habitude pendant 3 mois je suis confiant que j’ai changé et que l’ancien moi ne reviendra pas. C’est pas magique. C’est de l’effort. Souvent j’ai des habitudes depuis mon enfance, donc 30 ans ou plus, alors 3 mois c’est peu pour savoir si j’ai changé.

De toute façon, je le sens en dedans quand c’est fait. Ma petite voix me le dit. Ca devient facile d’éviter le comportement négatif.

Pour ce qui est d’ajouter un bonne habitude dans notre vie, c’est aussi 3 mois, mais il y a un truc: la récompense!!! C’est important de dire à notre inconscient qu’on est fier de lui. C’est un peu comme entrainer un chien (on se rappelle de Pavlov). Stimulus, action, récompense. On apprends que cette nouvelle action est bonne, ainsi on veut la répéter.

Je vous met au défi. Choisissez une mauvaise habitude que vous voulez voir disparaître de votre vie, et une bonne habitude que vous voulez intégrer. Et faites le changement. C’est plus facile quand on a un partenaire de responsabilité. Ainsi on se trouve un ami, on lui dit ce qu’on veut faire, de préférence il (elle) fait de même et on commence le défi.

La règle de trois peut aussi nous motiver. 3 Jours, 3 Semaines, 3 Mois. Je commence par viser le 3 jours et je progresse naturellement à 3 semaines, et finalement 3 mois.

Avec son partenaire, on peut décider de se contacter à chaque jour, matin et\ou soir pour se motiver et raconter nos réussites\difficultées. Sa aide à garder motivé.

Sachez que c’est difficile. Alors rappelez-vous pourquoi vous le faites. C’est quoi la carotte au bout du fil, la récompense. Et aussi, c’est quoi le bâton, la punition ou le “je suis tanné” et il faut que ca change.

Gardez un journal de changement peut aussi aider à vider l’esprit à chaque jour. Quand les pensées sont dans la tête, elles ne sont pas dans les pieds. Alors sortez les de là avec l’aide de l’écriture.

Voilà!!!

J’espère que vous avez trouvé de la valeur dans ces propos. Commentez avec vos questions et je ferai de mon mieux pour vous assister dans votre démarche.

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