Samsung Gear VR — Expérience Roller Coaster CES 2016

CES 2016 : QUELLES INNOVATIONS VONT CHANGER NOS VIES ?

Joshfire a parcouru le plus grand et le plus sexy des Tech shows durant 5 jours effrénés pour se nourrir des dernières innovations technologiques. 36 000 exposants ! Nous sommes loin d’avoir tout vu, mais il nous est tout de même difficile de faire le tri parmi tous les produits et services rencontrés et testés, tant les domaines couverts par le CES sont de plus en plus vastes.

En tant qu’agence spécialiste en IoT et expériences interactives, nous nous sommes concentrés sur les innovations inspirantes et les opportunités qu’offrent ces technologies pour les dispositifs connectés de demain.

Retour sur ce qui va faire vibrer l’IoT en 2016.

Un plongeon dans le virtuel

Bonne nouvelle, la réalité virtuelle devient bien réelle et on devrait vivre prochainement de nouvelles expériences sensorielles. La VR est sur toutes les lèvres depuis la sortie grand public (enfin) annoncée de l’Oculus Rift pour le 28 mars 2016 et nous ne saurions compter le nombre de casques rencontrés sur le salon. De nombreux exposants arboraient fièrement le dernier modèle de la filiale de Facebook, quand ils ne lui préféraient pas le Gear VR de Samsung aussi très présent (même si la performance est moins forte puisqu’il s’agit d’un GalaxyNote intégré dans un casque). Selon Tim Merel de Digi-Capital, l’industrie de la réalité virtuelle génèrera en 2020 plus de trente milliards de dollars. Une estimation réaliste, quand on prévoit déjà la vente de 12,2 millions de casques en 2016 !

La réalité virtuelle séduit désormais les acteurs de tous les secteurs. Sur leurs stands, les démonstrations s’enchaînent : partagez vos vidéos de voyage à vos proches en 360°, visionnez des films comme si vous en étiez l’acteur ou pilotez un drone à travers les yeux d’un aigle. Vous préférez faire les magasins ? Enfilez le casque pour essayer des vêtements virtuels ou découvrir sans vous déplacer l’objet que vous avez commandé sur Internet !

D’autres accessoires ont également attiré notre attention :

  • Icaros une station pour soulever le corps à l’horizontal et offrir une sensation de vol.
  • 3DRudder une plateforme pour les pieds qui permet de contrôler et d’intégrer les mouvements au sol de l’utilisateur.
  • Rink de Samsung des manettes fonctionnant avec le Samsung Gear VR pour capter les mouvements des bras et des mains dans les jeux vidéos.

L’Oculus est un produit à succès, mais son prix onéreux (599$) et sa dépendance avec un PC puissant peuvent en refroidir plus d’un. Un alertenative plus accessible est le casque “Low Tech”, plus simple mais surtout bien plus accessible, qui fonctionne avec un smartphone et des applications mobiles (contenus vidéo, jeux ou services open source).
On notera :

  • Google Card Board, le casque en carton à monter en un clin d’oeil avant de pouvoir y insérer votre smartphone. De nombreuses applications ou sites web proposent déjà pour l’objet une VR de qualité et accessible à tout un chacun.
  • Realiteer crée des expériences VR abordables et personnalisables, grâce à un casque et un QR code imprimé sur un carton, transformé dans le jeu en l’objet de votre choix.
Realiteer — outil de simulation VR

La VR, désormais à la portée de tous, devient pour les entreprises comme pour les particuliers une source de création et d’innovation. Les sociétés productrices de contenu VR se multiplient, à l’instar de VRV Prod. Les agences de communication s’en emparent pour faire des démonstrations produits, explorer des lieux, augmenter les points de vente. Dès le lancement du Samsung Gear VR en octobre dernier, la marque Tommy Hilfiger proposait à ses clients d’assister virtuellement au défilé de la collection Automne-Hiver 2015 à 360° depuis la boutique du magasin de New York. Même l’audiovisuel s’apprête à adapter ses contenus : HTC travaille en ce moment avec HBO et Lionsgate sur des productions utilisant la réalité virtuelle.

L’enjeu de la VR portera certainement sur la proposition de valeur et la création de contenus et services originaux et pertinents, pour offrir des expériences sensorielles surprenantes et sensationnelles.

De nouvelles expériences visuelles et auditives

Au-delà des nouvelles expériences que la VR apporte dans le monde de la vidéo, on observe une multiplication des innovations vidéos et audio. Qu’ils cherchent la performance technique ou soient orientés loisirs ou création, ces nouveaux outils visent résolument le grand public.

Par exemple, la caméra Giroptic 360 (une entreprise française) permet de créer des contenus à 360° adaptés à la VR ou des films et photos de voyages comme vous ne l’avez jamais vu. Simple d’utilisation, télécommandée depuis son smartphone et waterproof, vous pouvez même la visser aux plafonniers.

Giroptic 360° — caméra 360°

Surfant sur la tendance du timelapse, Enlaps propose une caméra grand angle à énergie solaire capable de filmer pendant des jours, grâce à un système de stockage des images en ligne. Idéal pour couvrir des événements de grande ampleur.

Les produits audio innovent eux aussi. Utilisant les playlists en ligne personnalisées et accessibles, l’objet Prizm présent pour son deuxième CES propose un lecteur de musique qui prend en compte les goûts musicaux des personnes présentes dans la pièce.

  • Photonic permet de créer sa musique en manipulant des sphères. Agiter, déplacer, cogner et composer de la musique.
  • “A” de Akoustik Art présente son enceinte directionnelle connectée. Entendez vos appels, musiques et podcasts depuis l’enceinte sans déranger les autres personnes présentes dans la pièce.

L’impact de la VR se fait aussi sentir dans les innovations audio avec une croissance des solutions audio 3D comme Ambeo du constructeur Allemand Sennheiser. L’audio 3D offre un rendu nettement plus détaillé des pistes et permet de restituer chaque voix et chaque instrument avec plus de profondeur que les technologies stéréo. Simon Franglen, le compositeur des bandes originales du Titanic, d’Avatar ou de Spectre s’annonce très interessé par le produit pour des adaptations cinématographiques. Au CES une salle d’écoute était dédiée pour tester Ambeo.

Un ciel de drones

Comptant plus de 700 000 unités vendues en 2015, dont plus de la moitié durant les fêtes de noël, le marché des drones est en pleine croissance (63% prévues pour 2016). Il est logique de les retrouver en force au CES.

Parrot, spécialiste du domaine, présentait Disco son aile volante très stable et montant jusqu’à une vitesse de 80 km/h. L’Hexo + de Squadrone System, un modèle très attendu, est capable de suivre et de filmer son propriétaire, idéal pour les sportifs de haut niveau. Autre projet du même genre : Lily Robotics a soulevé 34 millions de dollars en précommande.

On imagine facilement le ciel de demain rempli de drones destinés aux livraisons, aux systèmes de surveillance ou pourquoi pas au transport d’humains.

Avec leur succès grandissant, les drones risquent rapidement d’envahir les espaces aériens et leurs utilisateurs confrontés aux règlements disparates des collectivités. Les états devront sensibiliser et responsabiliser les possesseurs de drones, ainsi qu’encadrer leur circulation.

Des robots aux multiples personnalités

En 2018 les ventes de robots devraient atteindre les 31 millions d’unités d’après l’IFR (International Financing Review). Mais ces robots ne ressembleront pas forcément à ce à quoi nous a habitué la science-fiction.

Aujourd’hui on distingue trois types de robots ayant chacun des rôles très spécifiques :

  • Les nouveaux robots ménagers comme Patin un robot qui s’adapte à différents besoins dans la maison en se connectant à des unités spécifiques. Il peut arroser les plantes, servir de chauffage d’appoint, de ventilateur, servir l’apéritif.
  • Les robots industriels tel que le Kiva Robots d’Amazon assez intelligent pour se déplacer de manière autonome, trier et transporter des étagères de produits à envoyer.
  • Les robots sociaux (ou familiaux), spécialisés dans les interactions sociales, qui demandent une intelligence artificielle plus développée.
    Ces robots sont aujourd’hui remarqués pour leurs échanges avec les personnes isolées, âgées ou malades. Le Therapeutic Robot de Paro est une peluche otarie, proche d’un animal de compagnie, qui surveille les patients, apprend de leur comportement, réagit à la voix, répond lorsqu’on l’appelle et comprend lorsqu’une action est encouragée ou non. Cette peluche joue un rôle affectif et diminue l’état de stress des patients.

Sur le salon du CES, la tendance est aux robots domestiques et sociaux :
des robots mobiles et multi-tâches, aussi appelés SVPAs (pour Smart Virtual Personal Assistants). Ils allient services de maintenance du foyer, analyse de l’environnement, surveillance et rôle social, à l’instar de Buddy, le robot de Blue Frog Robotics, financé sur Indiegogo, et tout sourire au CES.

Buddy — Robot Compagnon
La bataille qui se joue entre les robots dépend de l’Intelligence Artificielle qu’ils sont en mesure de développer. Ainsi, la plupart des robots présentés n’en sont qu’à leur début de vie et devraient rapidement évoluer. Pour pouvoir “grandir”, ils fonctionnent avec des APIs ouvertes et embarquent de véritables systèmes d’exploitation afin que les développeurs puissent améliorer logiciels et algorithmes en continu, à mesure que la recherche en AI progresse.

L’impression 3D prend une nouvelle dimension

Autre vision d’avenir, l’impression 3D est en passe de changer le monde que nous connaissons. Véritable promesse d’un renouvellement des méthodes de fabrication, offrant la possibilité de produire en grande quantité des pièces sur mesure, les imprimantes 3D ont envahi le CES, avec des techniques de fabrication et des matériaux utilisés encore inédits.

Les matériaux se multiplient et on remarque de belles innovations :

  • Sculpteo présentait son plastique souple, spécialement développé par la société et déjà disponible sur son store dédié.
  • 3Dsystems, avec son armée d’imprimantes 3D spécialisées, met en place des imprimantes pour les cuisiniers qui sculptent le sucre (ChefJetPro).

Cette année le terme d’impression 4D a fait son apparition. Celle-ci consiste à utiliser des matériaux qui évoluent en fonction de facteurs extérieurs comme la température, ou l’humidité… Ainsi les chaussures s’adaptent en fonction de la chaleur des pieds et anticipent leur gonflement, des coques se rétractent et protègent leur contenant lorsque de l’eau est détectée. L’armée américaine a déjà investi plus d’un million de dollars dans trois universités pour développer la technologie de l’impression 4D afin de faciliter l’assemblage des armes et d’améliorer les tenues de camouflage.

Impression 3D — Hardware Club

Si l’usage par les particuliers ne s’est pas développé aussi vite que certains l’avaient prédit, l’impression 3D démocratisée aura rapidement un impact fort dans le monde industriel. Pour de nouveaux marchés, elle offre une alternative aux productions de masse et, pour un moindre coût, permet de produire objets, accessoires, pièces de remplacement, pièces mécaniques, vêtements, plâtres, attelles et même organes sur mesure. Qui plus est, les imprimantes 3D sont facilement transportables. Reste la vitesse de fabrication qui laisse encore à désirer, mais qui sera rapidement améliorée dans les années à venir.

New Balance — semelles imprimées en 3D
Autour des imprimantes 3D, le marché se structure et les nouveaux modèles d’affaires se dessinent, au profit des éditeurs de logiciels 3D, designers et modeleurs dont les savoir-faire seront sollicités. Les fablabs et centres d’impressions 3D seront les lieux de rencontre et de partage entre acteurs professionnels et particuliers.

Des voitures (presque) autonomes

On l’oublie souvent mais les voitures ont été parmi les premiers objets connectés avec l’intégration de l’électronique à bord, démocratisée dans les années 90. La mise en circulation de voitures autonomes va transformer nos villes, l’espace publique, les règles de sécurité, nos modes de déplacement, en somme nos modes de vie. C’est donc avec un intérêt tout particulier que nous avons découvert les véhicules de demain exposés au CES : la prise d’autonomie avance bien, les véhicules présentés gagnant résoluement en intelligence pour nous proposer de nous assister toujours plus, au service de notre confort et de notre tranquilité.

Inspirée par la Tesla alliant performance, haute technologie et écologie, les voitures du CES étaient majoritairement électriques. Les fonctionnalités ne sont pas restreintes à l’habitacle et de nombreux modèles prolongent l’expérience connectée de leur véhicule en s’intégrant dans le foyer pour (enfin) proposer une véritable expérience connectée sans couture.

De la même manière, Ford s’associe avec Echo, l’enceinte intelligente d’Amazon pour planifier les itinéraires oralement avant même d’être dans le véhicule. Ford annonçait aussi la compatibilité de ses logiciels autos avec Android Auto et CarPlay d’Apple. Ces systèmes transposent l’intelligence de votre smartphone dans le cockpit de la voiture.

Mercedes Classe E — intégration de CarPlay d’Apple et de Android Auto

Séduits par les concept cars aux lignes séduisantes et expériences utilisateurs abouties, on ne peut néanmoins s’empêcher de remarquer le manque d’innovation des tableaux de bords. L’ergonomie et le design des interfaces (presque toutes marques confondues) ne semblent pas avoir bougé depuis cinq ans…

Interfaces des voitures connectées du CES 2016

La Smart Home grandit avec ses écosystèmes

Cette année, la Smart Home occupait encore une grande place au CES, mais présentait peut-être moins d’innovations techniques.

Après avoir connecté les boutons et les contrôleurs de la maison, il est temps de démontrer et créer des usages pour convaincre les foyers de s’équiper. Car pour s’y intégrer et perdurer, les services et objets doivent offrir une expérience utilisateur ultra fluide. Le marché se structure et les produits se regroupent dans des écosystèmes dominants (comme Z-wave qui regroupe des dizaines de marques ou la ZigBee Alliance) ou à minima, mettent en avant leurs API’s compatibles avec Works with NEST de Google, la plate-forme SmartThings de Samsung ou les solutions IFTTT qui permettent de créer des scénarii d’usage depuis son smartphone parmi environ 270 services (applications et objets).

Le succès et l’usage résident dans la capacité des objets à échanger, à interagir et à restituer les informations dans des interfaces mutualisées : les objets peuvent dialoguer entre eux en s’ouvrant via des API et s’augmentent mutuellement lorsqu’ils s’intègrent dans des scenarii d’usage.

Structuration de l’offre de service.

  • Iris, la marque de domotique dont le stand était l’un des plus imposants du salon (une maison reconstituée à l’échelle 1) offre l’installation et la maintenance de tous les objets connectés dans votre foyer pour 20 $ par mois.

La sécurité est au cœur de la Smart Home et les caméras de surveillance sont (avec les trackers d’activité) les produits connectés les plus vendus.

Deux caméras se distinguent :

  • Arlo Q de NetgGear, caméra d’intérieur fonctionnant en WiFi et connectée avec un service Cloud pour un enregistrement continu.
  • La caméra d’extérieur Présence de Netatmo, qui a reçu le prix du CES 2016 pour sa performance en reconnaissance d’image, puisqu’elle est capable de différencier voitures, personnes et animaux.

De l’homme connecté à l’homme augmenté

Egalement très représenté cette année, les trackers d’activité ne cessent de se multiplier. Difficile de choisir le plus efficace ou performant parmi les modèles sportifs. Skulpt se différencie un peu en proposant un outil capable d’évaluer sa masse graisseuse ou musculaire, simplement. Un diagnostic personnel est réalisé et un suivi d’activité aide à faire les exercices adaptés.

Skulpt — Service de suivi d’activité

Malheureusement, il semblerait pour l’instant que les trackers d’activité fonctionnent sous le coup d’achat impulsif pour être facilement oubliés, à l’instar des résolutions de début d’année : en moyenne ils ne seraient pas utilisés plus de deux mois. Il n’en reste pas moins que l’homme, nourri par ces nouvelles informations sur lui-même facilement accessibles, a développé une appétence forte pour ces produits capables de le renseigner sur son corps, sa santé et son mode de vie. Il ne fait aucun doute que les wearables, en promettant une meilleure compréhension et maîtrise de soi et de son environnement, vont trouver leur place dans notre vie quotidienne.

Le suivi d’activité de notre corps est aujourd’hui la dernière frontière à l’innovation numérique, jusqu’à sa prise de contrôle pour l’améliorer et l’augmenter, et ouvrir la voie au transhumanisme.

La médecine préventive est en marche. Les objets “Health Care” interagissent avec quelques 100 000 applications d’analyse et de restitution de données, déjà intégrées pour certaines dans des écosystèmes patients-médecins. Ces données collectées massivement permettront de mieux comprendre et anticiper les maladies. Elles représentent également une source précieuse d’informations pour les assurances. Aujourd’hui, comme dans plusieurs pays, l’Assemblée Nationale prévoit la création d’une base nationale des données publiques de santé avec un accès facilité.

Cependant, au profit de l’amélioration du système de santé, le concept du secret médical est mis à mal et il faudra rester vigilant quant aux abus et discriminations possibles. En 2013 aux Etats-unis, 1100 bracelets Jawbone ont été distribués aux employés de Yahoo dans le cadre d’un programme santé et bien-être. Ces trackers permettent surtout de mieux contrôler leur productivité. Une initiative vite reprise par Ebay ou encore BP. 
Bien qu’aucune loi ne gouverne encore la santé connectée, la préservation des données anonymes est au cœur des discussions. En France, la CNIL a déjà gagné du pouvoir pour protéger nos données grâce au nouveau projet de loi numérique.

“Babies are going High-Tech”

La génération à venir sera connectée dès son plus jeune âge et même in utero. Entre traqueurs d’activité, suivi des courbes de l’enfant et de sa consommation, le pavillon dédié au “Baby Tech” présentait une palette d’outils et services complète pour assister et rassurer les parents dans leur tâche. Avec un objectif commun : faire communiquer les bébés par la data.

Après la naissance, Starling propose aux parents de suivre pas à pas le développement intellectuel du nourrisson. Il s’agit d’un tracker de vocabulaire, écoute et analyse la richesse des mots que bébé entend et vous alerte s’il n’est pas assez stimulé.

Suivis dès leur plus jeune âge, il est facile d’imaginer que les données collectées auprès des enfants pourront les accompagner tout au long de leur vie, sous forme d’un carnet de santé qui recensera, maladies, allergies, qualité de sommeil et toutes autres données de santé. La maîtrise des données de santé des générations futures sera alors continue et quasi totale.

Cette génération ne sera pas seulement auto-porteuse de sa data, mais également maîtresse des technologies qui l’entoureront. Il n’est plus à prouver que l’apprentissage du code et de l’électronique est désormais indispensable pour cette génération pour interagir avec la technologie. Et les acteurs du jouet pour enfant comptent bien participer à cet apprentissage dès leur plus jeune âge :

  • Lego education annonce un programme fonctionnant avec des petits robots Lego qui enseigne les bases et la logique du code aux enfants dès l’âge de 5 ans.
  • Mu Robot est un petit bloc qui se fixe sur les robots existants et en prend le contrôle. Il peut être programmé via une interface de programmation adaptée aux enfants dès 8 ans.
  • Enfin, surfant sur l’engouement du secteur, la société Codrone permet d’apprendre le code en créant son propre drone.

Smart Way of Life

Une grande partie des objets connectés est aussi destinée à l’amélioration du confort et de la vie quotidienne. Esthétiques, sensibles, poétiques, ces objets dessinent un environnement plus doux et alerte pour demain.

Petite sélection d’objets malins et prometteurs qui nous ont séduit, parmi la multitude de gadgets que nous avons pu tester :

Clairy — Sensorwake — Ecoisme — Oombrella
  • Clairy est un pot de fleur beau et intelligent qui filtre l’air environnant.
  • Sensorwake vous réveille avec des capsules d’odeurs.
  • Ecoisme monitore la consommation d’énergie dans votre foyer et vous aide à faire des économies.
  • Oombrella est un parapluie connecté qui vous envoie la météo et vous rappelle de l’emporter lorsqu’il va pleuvoir.

Et après-demain ?

Au-delà des annonces et lancements, le CES est porteur et indicateur des tendances de consommation et comportements d’usage de demain. Les innovations actuelles et à venir constituent un enjeu pour les marques, qui doivent repenser leurs produits et services dans ce nouveau monde.

Star de cette édition du CES, la VR devrait être le nouveau support d’expérience par excellence, tant l’immersion sensorielle est intense et les possibilités de création quasi infinies.

Joshfire s’est essayé à la VR dès 2014 avec la première version de l’Oculus Rift au travers d’un simulateur de vol, I Believe I Can Fly : les sensations étaient bluffantes et le potentiel déjà immense. On l’a constaté au CES, les graphismes s’améliorent et le mal des transports s’atténue avec les nouveaux modèles de casques. La démocratisation de la vidéo 360° aidant, un nouveau terrain de jeu s’offre à nous, il ne reste qu’à écrire de belles histoires avec nos clients !
I Believe I Can Fly — POC Joshfire (2014)

Les réactions du public sont si positives qu’on peut déjà parier que la VR fera partie de notre quotidien demain. En poussant toujours plus loin l’hybridation des deux mondes, la VR offrirait presque le don d’ubiquité. Un vieux rêve futuriste va se réaliser.

Stand Oculus — file d’attente de 2h30 pour pouvoir tester l’Oculus Rift

Les objets qui composeront notre environnement de demain contribueront eux aussi à repousser les limites du monde physique, à augmenter nos capacités, nos déplacements, nos connaissances, en somme nos pouvoirs.

Une multitude d’objets se propose de connecter et révolutionner nos vies. En tant qu’acteur de l’IoT, nous savons que peu d’entre eux résisteront à l’effet gadget et ludique, pour s’inscrire dans l’usage. Car dans cette course à l’innovation, seuls les objets capables de définir un nouvel usage ou ceux répondant à une problématique avec pertinence persisteront.

Pour y parvenir, il est indispensable de mesurer l’avancée technologique du marché et considérer l’environnement existant, pour créer des objets et services intelligents et communicants, qui évoluent dans des écosystèmes interconnectés.

Le service gagnant est celui qui saura adresser son marché : en connectant ses produits, en ajoutant son service dans des objets connectés tiers ou encore en créant un objet pour un nouvel usage ? Les possibilités et approches sont multiples : tout dépend des attentes utilisateurs et des enjeux de mutation du marché. Une question que doivent se poser les industriels, marques et startups avant de se lancer.

Notre conseil ? Identifiez les enjeux de demain, détectez les opportunités pour votre marché et lancez-vous,

car la technologie évolue en permanence et à mesure qu’un nouveau monde se dessine, de nouvelles expériences restent à écrire. On ne saurait que répéter : créez, testez, itérez, jetez s’il le faut pour mieux recommencer ! C’est en mettant des objets dans les mains de vos utilisateurs que vous aurez la validation de la pertinence de votre idée. Il ne vous restera plus alors qu’à l’annoncer au prochain CES !

BMW connected — Miroir connecté

Le potentiel dont regorge le monde de l’Internet des objets laisse présager une véritable révolution de notre monde. Et, s’il fallait à nouveau le souligner, la French Tech a tenu cette année au CES une place considérable dans cet écosystème, rayonnant par son dynamisme, sa créativité et son savoir-faire technologique. Nous souhaitons un grand succès aux belles idées que nous avons rencontrées cette année, dans l’attente de découvrir ce que nous réservera l’édition 2017 !


Joshfire était également présent au CES aux côtés de Fenotek pour le pré-lancement de son premier produit “Hi)”, un majordome connecté. Plus qu’un client, Fenotek est aussi un partenaire, en tant que première startup du programme “UAventure”, l’accélérateur de startups lancé par userADgents. L’occasion pour nous de soutenir Fenotek dans cette passionnante UAventure et de vivre le CES de l’intérieur, entre réalisation des vidéos, préparation des démos et répétitions du “perfect pitch”, pour séduire le public durant ces 5 jours frénétiques. Et nous comptons bien accompagner d’autres projets au CES l’année prochaine !
Le phénomène Fenotek à la conquête de Vegas.

Par Chloé Payot, Designer & Séverine Dumont, Directrice Générale de Joshfire