We were free

SHOT!

La douceur de la peau…
J’adore toucher la peau. Caresser les hanches. Poser les doigts et les lèvres sur la nuque. Embrasser les cheveux et sentir, oui sentir, et puis l’odeur. Le cou, les épaules. Le ventre aussi. Tout contre le mien. Respirer l’air, bouche contre bouche, ventre contre ventre. Le respirer jusqu’à ne plus en pouvoir, manquer d’oxygène et s’embrumer ensemble. Manquer d’air. Manquer d’air…

D’abord, nous étions trois.
Rien n’est comparable à ça. L’absolu incarné. L’impalpable universel tout à coup caressé. Trois vies enlacées et pourtant dénouées. Trois chemins qui se croisent, se suivent, parallèles et sillons, tous trois emmêlés. Les soirées, les journées, amoureux et heureux à en pleurer.

Tout cela n’a pas duré.
Nous étions libres comme trois soleils, malgré les regards, les jugements, les incompréhensions, les abandons. Nos amis sont presque tous partis. Jaloux de nos vies partagées. Jaloux d’un je ne sais quoi d’interdit. Jaloux que nous soyons allés trop loin, malgré eux. 
Ils ont volé l’or.

J’ai gardé les diamants.
Nous avons élevé les enfants à deux. Jour après jour, victoire après défaite. Contre les regards, contre les jugements, encore et toujours. Bravement. Solidairement, nous avons traversé les années. Ils sont grands désormais.
Rien ne peut plus m’être arraché.

Nous sommes encore libres, comme deux soleils. L’impalpable universel toujours caressé. Deux vies enlacées et tellement dénouées. Deux chemins qui se croisent, se suivent, parallèles et sillons, tous deux emmêlés. Les soirées, les journées, amoureux et nostalgiques à en pleurer, malgré vous.

Nous sommes libres comme deux soleils, en dépit des regards, des jugements, des incompréhensions, des abandons. Nos amis partent depuis longtemps maintenant. Jaloux que nous allions toujours plus loin, malgré tout.
Je t’aime tant.

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