
Small Tipsy Tech Tips (sttt://) Starter un Damn Site Web — Acte 2
Un article par semaine pondu par une blanche-bec tombée dans ce milieu obscur. Sensibles, râleurs et susceptibles s’abstenir.

Acte 2: Le CMS
Re salut amigo,
Nous y voici. Deuxième acte. Tu pourras bientôt crier haut et fort que tu sais faire un fucking site web, la scène digitale sera à toi. Mais sois prudent, la Castafiore qui sommeille en nous n’est jamais très loin.
J’espère que ton extraordinaire nom est trouvé, qu’il a matché avec un domaine et que tu as pu fêter ceci comme il se doit avec tes potes en leur racontant à quel point c’était en réalité easy-peasy-lemon-squeezy.
Cette semaine nous abordons donc la quelquefois tragique scène du CMS. Soit Content Management System my Dear.
Mais un CMS quésaco?
En fait c’est un truc (pardon mes boss, je sais que vous n’aimez pas quand tout devient truc machin chose) qui fait que tu n’as pas besoin de savoir coder une seule ligne pour pouvoir ajouter du contenu sur ton site. Magique. Surtout pour nous le commun des mortels.
Par contre ne pas coder ne veut pas dire faire aucun effort, attention.
Il te faudra régulièrement mettre à jour ton contenu texte et photo, faire attention à la taille des fichiers uploadés, faire attention au référencement, faire des updates de sécurité, etc. Mais bon, j’imagine que tu t’attendais à cela, donc passons. Ah, on me fait signe que non? Ton ignorance me ravit, les 2 prochains articles devraient t’intéresser.
Le CMS t’offre donc un espace administrateur qui te permettra d’ajouter du contenu sur ton site seul(e) comme un(e) grand(e) avec une boîte d’édition WYSIWYG (What You See Is What You Get) et donc plein de boutons qui te sont familiers. Un jeu d’enfant.
Mentionnons quand même que le CMS est créé, pensé, réfléchi par des développeurs, et malgré tout l’amour que je leur porte, certains restent un chouia challenge au niveau de la logique, mais aie confiance, quelques tutos (encore des tutos!) et l’affaire sera dans le sac. Ou à côté.
Du coup, lequel choisir de bleu?
Choisir la bonne “marque”
Comme pour chaque geste de notre quotidien, il faut choisir une marque, un modèle, une sorte, un spécimen, bref une brave bête de CMS.
Il faut savoir que les CMS sont bons ou mauvais selon que tu souhaites développer le futur site d’IKEA (jag är svensk, jag gillar IKEA) ou si tu souhaites juste y mentionner les informations utiles pour ton mariage (alerte overkill). Restons positifs, disons plutôt qu’ils sont plus ou moins adaptés selon leur application future.
Si on devait faire un parallèle, c’est un peu comme acheter un matériel de compétition alors qu’en fait tu n’es qu’un fat débutant. Ou encore acheter un KitchenAid alors que tu n’as jamais cuisiné, genre. À la différence près que même pour les bolos, certains CMS font l’effort d’être cheap MAIS de bonne qualité. OMG.
Il y a donc pléthore de brands:
- Wordpress: historiquement the one and only dedicated to the bloggueurs, maintenant largement utilisé pour tout type de sites simples. En réalité c’est même le CMS le plus choisi au monde avec 73 millions de sites dans son berceau. C’est normal, il est simple et facile à prendre en main.
- Drupal : CMS en vogue également, mais celui-ci joue dans la cour des grands. Entreprises mondiales, gouvernements, établissements d’enseignement supérieur et ONG en ont fait leur CMS coup de coeur. Bim. Du coup pas adapté pour les particuliers, parce qu’avouons-le, c’est une usine à gaz.
- Wix : beurk, vomi dans ta bouche, nein. Wix n’est pas aimé par Google (vieille histoire sombre), ses sites ont un temps de chargement clairement trop lent et en plus c’est aseptisé à souhait, bein ouais il faut plaire à tout le monde.
- Squarespace : monstre mega like, tu peux demander à la sista, easy, intuitif et facile à comprendre c’est une belle découverte.
- Magento : CMS dédié pour les ecommerces, hypra technique à mettre en place.
- Shopify: aussi dédié aux ecommerces, sauf qu’il faut aimer Spotify pour aimer celui-là (blagounette, ok je sors).
- Frog : trop vieux et plus supporté par la communauté (tout comme des centaines d’autres CMS).
- Typo3 : on y capte que dalle, du coup là c’est vraiment la perle du bordel. Il faut, qui plus est, avoir un Master en physique quantique pour ajouter un nouveau type de contenu.
Donc voilà, en résumé, moi je partirai sur un Wordpress ou un Squarespace et t’as le droit de me copier, j’suis sympa.
Choisir le bon thème
Une fois décidé quelle marque te parle le plus (me copier), il est venu le temps de choisir un thème. Parce que c’est bien joli d’avoir un machin qui te permette de créer un article facilement avec notre ami truc bidule WYSIWYG (dont tu ne te rappelles plus j’en suis sûre), mais comme tout client, humain, ami, famille, TU VEUX QUE TON SITE SOIT JOLI!
Je te rassure donc, un CMS va de pair avec un thème. Ce que l’utilisateur, l’internaute va voir.
Oui il y a des gens qui ont designé — non pas pointer du doigt, mais bien designé, like…you know.. — des thèmes de sites. Certains sont payants, d’autres sont gratuits et admettons-le souvent jolis.
Il te suffit d’interpeler Google par un simple message du type “wordpress free themes” pour en découvrir toute une panoplie.
(petite rime d’été).
Pourquoi pas du sur mesure?
Certains te feront croire qu’un site “sur mesure”, donc sans CMS, est de meilleure augure.
Affirmons-le ici haut et fort: FOUTAISE.
De un, un site fait par ton pote “webmaster” ne sera qu’un site compréhensible par lui et only lui.
S’il part pour une durée indéterminée dans une contrée sans internet, tu l’as dans le baba profond. J’ai appris ça aussi: déchiffrer le code de quelqu’un d’autre c’est souvent similaire à lire une ordonnance. Keine Ahnung grosse misère.
De deux, ce genre de sites est impossible à mettre à jour, ce n’est pas un, pas deux, mais bien quarante-cinq tutos qu’il te faudra pour capter comment intégrer du contenu. Ton pote a beau être fort, il sait pas encore créer un CMS lui tout seul.
De trois, un CMS est soutenu par une communauté de développeurs quand il est Open Source, qui mettent à jour le code, avertissent des failles de sécurité, donnent des conseils, assurent le support, ce qui rend ton CMS sûr, fiable et pérenne.
En résumé, un CMS c’est la base mais ça nécessite un peu d’effort. Si tu le sens pas, tu peux toujours te contenter d’une fucking page FB (ou nous appeler si tu as du budget mouahaha). Enfin, je dis ça, je dis rien.
Et pis voilà, c’est tout.
