#RDC : Le début d’une fin.

Une année de confusion s’est tournée ce 31 décembre 2017. Désormais, c’est plus que clair que le monstre au pouvoir à Kinshasa et toute la monstruosité qui l’entoure, ont bien choisi leur camps.

Ce 31 décembre 2017, le peuple l’a emporté. Les Congolais ont manifesté leur unité. L’idéal n’était pas d’aller au suicide collectif, mais de porter une expression ; de prouver à la face du monde que pour une énième fois, l’imposture parachutée au pouvoir en République démocratique du Congo par plusieurs cocktails des négociations, des compromis et des compromissions, n’est ni plus ni moins qu’un sanguinaire qui se fout de la gueule du monde.

Plus clairement, la pègre, par crainte de justice, exprime le vœu de mourir d’une balle dans la tête (selon Le Monde Afrique), tout en multipliant ses crimes.

À J+366 de l’accord du 31 décembre 2016, les militarisés de Kinshasa n’ont ni légitimité, ni légalité et gouvernent par la force. Ce qui légitime la situation de 2002 (cf. Accords de Sun City, Lusaka, Pretoria, Gaberones, Addis Ababa, Nairobi, etc.). Désormais, rien n’empêche le recours à toutes les voies possibles pour pouvoir rétablir un État de Droit. À chacun de tirer les conséquences.

Toutefois, par-dessus tout, toutes choses restant égales par ailleurs, il y a lieu de craindre certains scenarii :

  1. Scénario #1 : « Cap vers les élections bidonnées, sans nombreux des candidats potentiels de l’opposition, déjà sous le coups des condamnations fantaisistes et écartés par la loi électorale et suicidaire. Avec la machine à voter (ou à tricher) de la CENI, N’importe quel fretin politique que la Kabilie présenterait aux élections l’emporterait. »
  2. Scénario #2 : « Kabila amplifie ses eaux troubles entretenues déjà au Kasaï, autour de Beni et dans le Tanganyika… Il multiplie les massacres, installe la terreur et imagine d’autres scenarii de non tenue des élections. »
  3. Scénario #3 : « Schéma typiquement Congolais : éclatement des rebellions armées pro ou anti-Kabila, longues négociations, transition avec Kabila, nouvelle constitution, etc. »
  4. Scénario #4 : « Méthode Erdogan/Nkurunziza : Fomenter un faux coup d’Etat à l’interne, décréter un Etat de siège/d’urgence, faire une purge au sein de l’armée et de la police (se débarrasser des suspects), arrêter les opposants et souffler sur des fausses élections. »
  5. Scénario #5 : « Tensions postposées : Crise post et/ou préélectorale, contestations pur candidatures rejetées ou tricheries acerbes, bain de sang, forcing, dialogue imposé pour maintenir une certaine stabilité sous-régionale, transition, etc. »
  6. Scénario #6 : « Réédition 1996–1997 : Télécommande internationale et marche en quelques mois sur le pays (probabilité très très éphémère, sauf chute des cours de cobalt, de la cassitérite et du cuivre) ».

Hommages aux âmes éclairées de la Nation, à la CENCO, aux forces vives, aux mouvements citoyens, au CALCC et aux dignes fils et filles du pays qui prennent des vrais risques.

Tout coule. Rien ne persiste. C’est pour un temps…

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