Si nous étions libres …

Si nous étions libres, j’aurais le loisir de quitter la foule en délire un moment pour un tête à tête avec la solitude.

Si nous étions libres, les champs et la nature n’auraient plus de secret pour nos pieds nus. Nos pas fouleraient des sentiers qui n’appartiennent à personne sinon aux éléments.

Si nous étions libres, nous n’aurions pas besoin de dévoiler notre anatomie pour être intéressants ou appréciés.

Si nous étions libres, nous serions nos propres maitres. La télévision ne nous dirait pas avec qui nous devons sortir, les politiciens ne nous diraient pas qui nous devons haïr, le système ne nous abrutirait pas, mais éveillerait nos esprits aux choses simples et tellement précieuses de ce monde.

Si nous étions libres, l’école serait un lieu où tout un chacun se découvre une personnalité et non un lieu où l’on devient un produit de la société ; un lieu qui favoriserait l’épanouissement et non l’abrutissement.

Si nous étions libres, nous saurions qu’il faut se méfier de la beauté ; elle rime trop souvent avec traitrise, sacrifice et vice.

Si j’étais libre, je n’aurais nul besoin d’écrire pour m’échapper.

Ah si j’étais libre!

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