Qui Macron protège-t-il ?

Nous cacherait-on des choses ?

Le phénomène Macron intrigue : comment ce novice en politique a-t-il réussi à installer un mouvement politique en un an, au point de se qualifier pour le second tour de la présidentielle et d’en devenir le favori ? Pour le comprendre, il faut bien voir à qui profite son programme.

Protéger pour libérer

Le programme d’En Marche vise avant tout à adapter les mécanismes de protection des citoyens aux enjeux du XXIe siècle. Ainsi, un gouvernement Macron recrutera 10 000 policiers et gendarmes et créera une police de sécurité quotidienne qui, présente auprès de la population, pourra lutter contre les infractions qui pourrissent la vie des habitants dans leurs quartiers.

Cette protection passera aussi par la modernisation de la Sécurité Sociale et de son financement. Emmanuel Macron protégera les entrepreneurs et les indépendants, en supprimant le RSI et en leur ouvrant le droit aux allocations chômage. Il protégera aussi les salariés souffrant au travail, en leur permettant de démissionner sans perdre le bénéfice de leurs allocations-chômage.

Cette extension de la protection sociale profitera à tous les salariés. En effet, actuellement, ce sont ces derniers qui financent quasi-intégralement la protection sociale de tous. En Marche propose de transférer une grande partie de ce financement sur l’ensemble des revenus, notamment ceux du patrimoine. Ainsi, le travail sera moins pénalisé.

Former pour émanciper

Pour valoriser le travail, En Marche réalisera un effort sans précédent sur l’éducation et la formation tout au long de la vie. En effet, pour inclure tous les travailleurs dans un monde professionnel en plein bouleversement, il faut permettre aux travailleurs au chômage ou peu qualifiés de se former sur les métiers de demain. 15 milliards d’euros seront ainsi investis dans la formation professionnelle.

Il ne s’agit pas seulement d’un effort pour les adultes. L’éducation est bien la première des priorités du candidat En Marche. Les équipes éducatives et leur encadrement auront plus d’autonomie pour développer un projet éducatif adapté à leurs élèves, dans le respect de l’unité républicaine.

L’effort portera particulièrement sur les zones prioritaires. En effet, le système éducatif français est un des plus inégalitaires des pays développés. Pour remédier à ce problème, il faut donc assumer beaucoup plus clairement de donner la priorité aux établissements connaissant des difficultés. C’est par exemple ce que propose En Marche avec des classes de 12 élèves pour les CP et CE1 des réseaux d’éducation prioritaire.

Investir pour moderniser

Enfin, pour ne laisser personne au bord de la route, l’État devra investir dans les secteurs de demain. C’est d’abord 15 milliards pour la formation professionnelle, ciblés sur les moins qualifiés et les plus exclus du marché du travail. C’est aussi un investissement dans les territoires, pour s’assurer que le nécessaire sérieux budgétaire ne bloque pas les projets d’avenir des collectivités territoriales.

C’est aussi 15 milliards pour la transition énergétique, notamment dans la rénovation thermique des logements. Lutter contre le changement climatique, c’est protéger les plus faibles, qui souffrent le plus des pollutions et des dérèglements climatiques. Résorber les passoires thermiques, c’est protéger leurs habitants, qui ont froid chez eux malgré des factures de chauffage exorbitantes.

Enfin, le programme, c’est investir dans l’Europe, pour qu’elle tienne mieux sa promesse de paix et prospérité pour les citoyens du continent. C’est à la fois investir dans la zone euro, pour aider les pays en difficulté à s’en sortir, par une vraie solidarité européenne, et investir dans la construction européenne, en relançant des coopérations concrètes comme l’Europe de l’énergie ou de la Défense, au niveau de l’Union quand c’est possible, ou avec ceux qui le souhaitent sinon.


Le programme d’Emmanuel Macron est le plus protecteur des classes moyennes et populaires. Par la formation et par l’investissement public, il leur donnera les moyens de se réaliser et de s’émanciper. Par la modernisation de l’État et des finances publiques, il permettra de dégager du pouvoir d’achat pour les plus pauvres sans faire reposer la facture sur leurs enfants et leurs petits-enfants.
Macron, c’est le candidat des protections réelles pour les plus faibles.