Semence

Un souvenir crépitant dans l'asphalte.

Une poussière dans le coeur et tout s’efface.

Et cette chose sanglante posé la, tel un trophé de chasse, une immondice de plus au tableau raté de ma vie.

Une trahison sans faille, un fardeau sans demi-mesure.

Un souvenir épouvantable, et pourtant ses chimères me gardent prisonnière…

Je suis un linceul, immobile.

Et ce vent qui souffle sur mes cheveux de jais, les mèches qui s’éparpillent en me chatouillant me faisant presque oublier la fraîcheur de cette nuit, de ce cauchemar sans sortie.

La noirceur de mon coeur reprend le dessus et tout est entrain de chavirer, comme ma bague plongé dans l’eau de cette rive, abandonnée elle aussi.

Je souffre de ne plus y voir clair.

et j’ai mal, terriblement mal, comme si cette nuit je la revivait sans cesse et sans cesse sans jamais ne plus pouvoir arrêter d’y penser.

Défigurant toute logique, je me meurs, et je le sais.

Mentir et se dire 4h57, jeudi 16 Mars.