2015 s’en va

Une nouvelle année s’en vient et il est parfois important de faire un bilan de l’année qui vient de s’écouler.

2015 fut une année remplie de défis. Je me suis surpassée et j’ai énormément appris. En cette fin d’année, je me sens grandie.
Grandie par la réussite, par l’échec, par les rencontres et par les voyages.

J’essaie de définir l’état d’esprit dans lequel j’ai vécu l’année 2015 mais c’est impossible, il y en a trop. Je pense avoir été majoritairement heureuse toute l’année, ça doit faire la deuxième année depuis longtemps que je ressens ça.

Tout en douceur

J’ai commencé l’année 2015 dans la sérénité, terminer mon stage dans la bonne humeur et retrouver le quotidien scolaire après trois mois.
Il a fallu se concentrer sur le travail de fin d’étude, cela n’a pas toujours été facile mais à partir du moment où j’ai trouvé le sujet qui me convenait, tout allait mieux.
J’ai choisi de parler des globe-trotteurs; ce sont des personnes qui me passionnent et me font rêver. J’ai rencontré 3 groupes de personnes ayant parcouru un bout du monde, ils ont des étoiles pleins les yeux en me racontant leur expérience. Ils m’ont donné envie de créer ma propre expérience de voyage.

Après l’obtention de mon diplôme, je pars faire un trek de quatre jours avec une amie en Bretagne. Une expérience qui a solidifié encore plus notre amitié. Cette aventure m’a donné le goût de recommencer et d’aller plus loin.

Au retour de cette pause estivale, je me mets à la lourde tâche de la recherche d’emploi. Finalement, au milieu de l’été, je me mets à rêver de voyage et fais quelques recherches. Entre l’Irlande et le Canada, mon coeur balance. Finalement, une famille canadienne me contacte pour m’accueillir six mois à London, dans l’Ontario. Le temps de faire les démarches et de confirmer, mon départ se planifie pour début novembre.

Je vois cette expérience comme une renaissance, je l’idéalise, peut-être un peu trop. Je n’ai aucun mal à me dire que je vais être loin de tout ce que je connais pendant six mois car j’en ai besoin.

Le jour du départ, j’ai vécu un calvaire, autant dire que l’expérience ne connaissait vraiment pas bien, j’aurai du percevoir cela comme un signe et y renoncer. Mon vol est annulé. Je décolle finalement le lendemain.

Après trois semaines passé au Canada, mon état d’esprit est chaotique.

“Plus je me faisais à l’idée de tout arrêter, plus cette randonnée m’apparaissait comme une gigantesque bourde. J’avais pris la route pour réfléchir à ma vie, à tout ce qui m’avait brisé, afin de pouvoir me reconstruire. Mais en fin de compte, j’étais obnubilée par les souffrances physique les plus immédiates. Depuis le début, c’était à peine si les difficultés rencontrées dans ma vie m’avaient effleuré l’esprit.” Cheryl Strayed — Wild

Je cite ce passage car c’est exactement ce que je ressentais, je ne pensais qu’à une chose, abandonner et rentrer en Belgique.
Heureusement que j’ai trouvé une solution et qu’on m’a permise de me réfugier au Québec, le cas contraire, je serais présentement chez moi et je vivrais certainement dans le regret d’avoir écourté mon aventure.

Pour conclure

Je termine l’année dans plusieurs états d’esprit. Je suis contente d’être là où je suis, de m’en être sortie aussi loin de mes repères. Je suis triste car ma famille commence à beaucoup me manquer. Le soir du réveillon de nouvel an, j’ai réalisé à quel point j’étais loin d’eux, j’ai toujours passé le réveillon avec mes parents et c’est sans doute le seul moment de l’année où je les prends dans mes bras.

Je suis partagée entre l’envie de continuer mon voyage et rentrer les voir. 
J’ai choisi une vie d’aventurière, je dois apprendre à combler ce manque.

Je n’ai aucunes résolutions pour l’année 2016 si ce n’est que de continuer à être heureuse, même loin des gens que j’aime.

Je te souhaite une bonne année, toi qui me lis. Et à bientôt.