3 mois et demi au Canada — Le bilan

C’est avec les larmes aux yeux que j’ai quitté le Canada le lundi 15 février 2016. Après une telle aventure, l’étape du bilan est importante à mes yeux.

Ce voyage n’a pas été parfait, loin de là, il s’est annoncé chaotique dès le départ à cause d’un vol annulé. 
Après trois semaines en Ontario, mon rêve s’est transformé en cauchemar et j’ai fui vers le Québec chez une connaissance où j’ai enfin pu profiter au mieux de mon voyage en découvrant des petites parties de la Belle Province.

Découvrir et aimer

J’ai été conquise par les nombreux parcs nationaux et régionaux mais aussi par l’accent québécois.
Je suis tombée en amour pour le fleuve Saint-Laurent mais aussi pour la neige.
Le fleuve… Cette beauté qui traverse tout le Québec et qui habille si bien la province. Je l’aime encore plus en hiver lorsque des morceaux de glace l’envahissent.

Le fleuve Saint-Laurent vu du Sentier des Caps.

Je détestais la neige en Belgique, c’est moche et ça immobilise le pays dès le premier flocon qui tombe. 
J’avais appris à l’aimer lors de mon premier voyage au Canada en 2014, maintenant je l’aime encore plus. Le Québec m’a fait comprendre qu’avec la neige un tas d’opportunités s’offre à nous. Si en Belgique nous n’avons pas les mêmes infrastructures qu’au Canada, il suffira de me créer mon propre terrain de jeu en hiver, quand on aura droit à de la neige.

J’ai réalisé que certains clichés étaient totalement faux et débiles.
Non, les québécois ne mangent pas de la poutine tous les jours, non ils ne se baladent pas avec une hache sur l’épaule et non des caribous ne traversent pas la route tout le temps.

Aucuns caribous en vue, juste des chevreuils.

Là-bas, le Wi-Fi gratuit est partout. On est obligé d’aller dans le fond des bois pour pouvoir se déconnecter de la virtualité. Beaucoup de gens travaillent dans les cafés pour profiter du calme et de la connexion.
Un café, là-bas, c’est une place où on boit du café, du chocolat chaud,… et non de l’alcool.

Rentrer chez soi

Après deux mois, je commençais à penser à rentrer en Belgique. J’avais le goût de retrouver mes proches pis c’est tout. J’ai réservé mon retour vers la mi-janvier.
Quelques jours avant mon retour, la déception m’envahissait petit à petit. J’étais bien triste de devoir écourter cette aventure dont j’attendais énormément. J’avais pris mes repères dans ce beau pays et je me suis fait des attaches.

Pause dans la belle ville de Québec.

Depuis mon retour, chaque jour je me rends compte que quelque chose de là-bas me manque. 
La vue sur Montréal du Pont Champlain me manque. Ma petite famille québécoise me manque. Courir dans les rues de Saint-Hubert me manque. Le fleuve Saint-Laurent me manque. La neige me manque. Les parcs me manquent.

Aucuns regrets et pleins d’envies

Même si il ne s’est pas passé comme il se devait, je ne regretterai jamais d’être partie car ce voyage m’a appris en masse. Être forte mais ne pas fuir la tristesse. Rencontrer. Avoir confiance en soi. Cuisiner de tout. Parler québécois. Se surpasser. Jouer dans la neige. Pardonner. Accepter l’échec. S’intégrer. Ressembler à un troll en linge d’hiver. Apprendre à écrire en anglais abrégé. Et tant d’autres choses.

Le troll du Parc de la Cité de Longueuil.

À présent je sais quel genre de voyage je veux faire et comment m’organiser pour les prochains. Car non, mon aventure canadienne ne m’a pas dégoûté du voyage, bien au contraire, elle m’a donné le goût de continuer à explorer le globe, encore plus que jamais.

Mais en attendant, je cherche du travail pour financer mes nombreux projets de voyage. Dans le web design ou dans autre chose… Si tu as des tuyaux, lecteur, n’hésite pas à me les transmettre.

J’ai encore un million de choses à dire, j’en oublie sans doute un millier. Je me garde une gêne sur certains sujets et mauvais moments mais l’essentiel est dit.

Des mercis, à l’infini

Je remercie infiniment Pascale et sa belle petite famille de m’avoir recueillie, dans la précipitation mais très chaleureusement, pendant 2 mois et demi. Sans eux l’expérience aurait été mauvaise, un point c’est tout. 
Pascale m’a donné le goût de cuisiner de tout, j’ai aimé faire un atelier de biscuits en buvant du lait de poule amélioré. C’est elle qui m’a transmis l’amour pour la neige, elle qui m’a fait visiter les parcs et tant d’autres places. 
Ils m’ont fait de la place dans leur famille et j’ai appris à les aimer, tous les cinq. Merci, encore, et encore. À bientôt, prenez soin de vous.

Merci aussi à Sophie, Simon Pier et Gabriel de m’avoir fait passé une chouette fin de semaine dans l’Outaouais. J’espère vous revoir vite!

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