Je ne suis ni surdouée, ni hyper-sensible, ni multi-potentielle.
Marion Swar
30123

Bonjour Marion, superbe article qui vient à point nommé de mes nombreuses interrogations sur les terminologies justement ;-)

J’utilise beaucoup le mot multipotentialité car c’est effectivement celui qui décrit le mieux les personnes que j’accompagne et également mon propre parcours. 
Pour moi il permet deux choses importantes (et tu en parles d’ailleurs) : 
- s’autoriser à être et à vivre dans nos multi-dimensions, à se réconcilier avec soi-même pour pouvoir ensuite intégrer notre manière de fonctionner dans notre vie sans la rejeter. 
- se rencontrer afin de pouvoir discuter, s’entre-aider et se donner des idées. 
Et pour ces deux choses sans mot spécifique c’est compliqué. Car on s’autorise plus facilement, dans un premier temps, à être soi lorsqu’on se dit que “c’est reconnu” et finalement pas si “anormal” que cela. Ensuite on peut jeter le mot s’il ne nous apporte plus ! Parfois on peut aussi avoir besoin de se sentir appartenir à une communauté pour avancer.

En revanche je partage ton point de vue sur beaucoup de choses, sur le côté enfermant des étiquettes, sur le fait que chaque personne a une grande richesse qui ne ressemble à personne d’autre. Et d’ailleurs je me sens étriquée avec ce terme souvent, alors je commence à utiliser personne multiple ;-) Et effectivement ne sommes nous pas à l’origine tous multiples ? C’est une question très intéressante…

Par ailleurs qu’en on se dit d’un certain mode de fonctionnement quelque part on se distingue des autres modes et on augmente les polarités. Ce qui n’est pas forcément un point bénéfique non plus. Et les “sur” et “haut” m’ont toujours fait sursauté… pour moi ce sont des fonctionnements différents et c’est tout. Ce besoin de hiérarchiser me met toujours mal à l’aise.

Donc encore merci pour cet article qui me permet d’approfondir ma réflexion du moment !

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