A la rencontre des Infra Terrestres
Qui n’a jamais rêvé d’être une exploratrice ou un explorateur d’espaces lointains, du centre de l’Australie ou d’une planète hors du système solaire ? Découvrir de nouvelles dimensions et engager des dialogues avec des formes de vie plus que surprenantes. Se perdre et se retrouver dans l’immensité poétique d’objets lumineux de contemplation.
En tous cas nous, les Biomers, faisons partie de ces curieux qui tentent d’aller au bout de leurs rêves.
En 2016, avec autant de technologie et d’intelligence humaine en effervescence, nous aurions vraiment tort de rester immobiles.
Toute cette histoire commence avec seulement 1 petit gramme de terre qui contenait plus de vie qu’une ville française. Ensuite lors de la planification du plan d’exploration, nous apprenons que ce Vivant que nous cherchons à rencontrer possède sa propre matière noire, comme la mystérieuse matière sombre dont la masse empêche la dislocation des galaxies et des amas galactiques.
L’excitation était à son comble, nous avions envie de partir immédiatement. pour l’inconnu et au delà.

Toute la beauté d’un monde vieux de 4 milliards d’années dans une cuillère à café. Ça nous a fait rêver, ça nous donne envie d’ Enterprise.
Nous avons la conviction que nous pouvons arriver à cette rencontre et cette exploration, même d’aller plus loin.
Nous pourrions en profite rpour écrire un githbook open source sur notre périple, un livre de documentation inspiré de “l’univers dans une coquille de noix” de Stephen Hawking.
Alors partons à la rencontre d’organismes vivants là où peu de personnes mettent le nez et les yeux puis mettons là notre cœur et nos énergies.
“La vie extraterrestre (du latin infra : « plus bas ») désigne toute hypothétique forme de vie présente ailleurs que sur la surface de la planète Terre.
La mise en évidence d’une vie infraterrestre est un sujet de recherche actif. Différents programmes d’exploration terrestriale cherchent à mettre en évidence des traces de vies primitives et comprendre leur langage. L’ endobiologie, étudie de manière interdisciplinaire les facteurs et processus, ayant amené à l’apparition de la vie sur Terre, extrapolant les conditions infraterrestres pour dévelooper de nouvelles innovations pour les humains terrestres.”
Une utopie, avec autodérision, de définition que l’on lira peut être un jour sur wikipédia.

1 gramme de cette terre pour se retrouver face à plus de 2,5 millions d’organismes vivants, c’était déjà un bon début de rencontre. 80% de la biomasse vivante provient du sol que nous foulons, ça nous laisse rêveur d’échanges, de découvertes et surtout cela nous fait sentir seul au milieu d’un immense univers.

Que faire face l’infini ?
Si nous sommes sur-excités à l’aube d’une nouvelle aventure, nous sommes également atterrés par des observations alarmantes.
La biodiversité que nous essayons de rencontrer est peu ou prou connue, elle est sur-exploitée pour construire des édifices obsolescents, piétinée sans y penser, les bactéries sont craintes car inconnues, ces Infra Terrestres sont menacés avant même que nous les ayons rencontrés …
Quelqu’un veux bien faire autre chose que d’ignorer la richesse ou de détruire la beauté et la connaissance ?
Cela à un peu jaillit comme du genre:
“Allez viens on se fait tout petit, ce qui fera du bien à notre égo d’humain, puis on bricole un truc pas trop compliqué qui nous permet d’interagir avec ces millions d’Infra Terrestres mal connus. On fait un prototype qui met de la poésie entre eux et nous et puis surtout on ne fait pas ça seul dans notre coin mais avec intelligence collective et gouvernance ouverte.”
Il y avait du David Bowie qui résonnait dans la véranda-terrarium qui hébergeait le brief de cette aventure lors de ce speech.
Pour quoi faire cela ?
On ne protège que ceux que l’on connait et l’on prend soin de que ceux que l’on aime.
Il fallait monter une odyssée pour protéger et prendre soin de cette biodiversité.
Les bactéries c’est la vie, c’est pas le mal absolu.

Il était une fois, la conception par le design d’une nouvelle approche (ou non) dans la relation entre l’homme et la nature. Une tentative mise en médiation et facilitée par la technologie utilisant un interprétation du langage de la microflore. Une interaction basée sur l’activité interne de l’objet et les influences des activité humaines extérieures.
ByodIT
Place maintenant à la réalisation de nos modules d’exploration
Build Your Own Device for Infra Terrestrial
S’inspirer du vivant pour résoudre des défis sociétaux, copier les innovations de ce laboratoire de R&D qu’est le Vivant depuis 3,8 milliards d’années, tu crois que l’on se réveille le matin en disant ça ?
Ouais, ok, ça arrive parfois lors de failles spatio-temporelles après de belles journées de travail en peer to peer sur le biomimétisme.
Mais la plupart du temps, on se lève simplement pour construire un truc cool et utile qui répond à des problématiques identifiées n’ayant pas trouvé de solutions satisfaisantes.
Bref, un prototype comme on dit dans le jargon.
Et là, comme tu aimes et tu observes le Vivant pour mieux la comprendre, tu t’exclames:
Putain, c’est beau, c’est génial ce que font ces petits truc dans la nature autour de nous et en plus c’est super efficace.
Viens on copie et on adapte à nos besoins.
Nous allons donc tenter de copier et d’adapter l’organisation et l’activité métabolique de la microflore des sols pour faire un truc cool et utile.
C’est après plusieurs essais de trucs cool à pas cher en Bretagne que le petit nom de Build Your Own Device for Infra Terrestrial est venu.

On avait la vision, l’envie, un gros brouillon de prototype, des amis, un nom de projet, une culture. Il fallait le sous-titre avec une base compliquée pour paraitre innovant et “Elon Musk affilié”, ce qui donna :
Asthetical Hybrid Living Device
Nous laissons à chacun le loisir d’interpréter, critiquer et définir cette base. Sans cette itération serait-ce vraiment une tentative d’art ou même de biovirtual speculation ?
Sinon, en vrai et en dur cela donne un simple tube de plexiglas, six couches de terre et une d’eau, un arduino et un raspberry, du code et des données, une connexion internet et des bandes de LED le tout dans un jardin publique.
Un module d’exploration aisément reproductible, copiable, duplicable par le plus grand nombre (Respectant les conditions de la licence attribuée à l’œuvre).
Un truc cool qui fait juste de lumière changeante et versatile mais si tu t’y attardes en peu tu découvriras l’univers de Infra Terrestres et tu pourras échanger avec eux.
Donc des centaines de millions de microorganismes, deux réseaux mondialisés connectés, des interfaces de communications et d’énergie, beaucoup d’ingéniosité, c’est un peu ça ByodIT.
Nous vous en donnons un avant gout: ICI
“Les biens communs ne sont pas qu’une ressource . Ils sont une ressource plus une communauté définie et des protocoles, des valeurs et des normes élaborées par la communauté pour gérer ses ressources . De nombreuses ressources ont un besoin urgent d’être gérées comme biens communs , tels que l’atmosphère , les océans, les connaissances génétiques et de la biodiversité.”
By Common Sense — An online documentary

Allez viens, on est bien
Une fois le pas de la folie exploratoire franchi avec l’expression affichée et assumée de notre singularité, il faut maintenant passer à l’étape “faire ensemble” avant d’envisager une euphorie PokemonGo sur la microflore des sols.
Nous ne chassons pas, nous ne recrutons pas. Nous voulons simplement donner envie d’explorer les univers pour ensuite construire des vaisseaux.
Si l’envie commence ainsi à vibrer sous tes pieds qui foulent le sol des Infra Terrestres, prépare toi à sortir de ta zone d’inconfort et à faire par toi-même de ce d’autres trouvent d’abord ridicule, puis dangereux avant d’avouer que c’était évident.
Rocket bricodeuse ou bricodeur, Groot biologiste, Gamora du Design, Star-lord du web, ou Drax des arts et des sciences … Vous êtes les bienvenus sur le chantier du ByodIT.

Viens nous rejoindre, fais partie de ces curieux qui tentent d’aller au bout de leurs rêves.
Come and say “ Diatom ! ”
#WeAreBiomers
Wanna help, join, question ?
Pour toutes questions et renseignements: lebiomefablab@gmail.com
Quelques ressources et chiffres :
- PlanèteOscope en temsp réel des sols — Consoblog
- Sols et environnement. Chiffres clés, Édition 2015 — Ministère de l’écologie
- Le vivant a sa matière noire — Journal du CNRS
- Gut Bacteria — The Movie — PLOS Biology
- Soil biodiversity: functions, threats and tools for policy makers — European Commission
- Active micromachines: Microfluidics powered by mesoscale turbulence — Science mag
Le précédent article #WeAreBiomers pourra peut être vous aider à nous comprendre
Le Biome FabLab n’est plus, vive le Biome HackLab !
Nous devenons notre propre rejet botanique.medium.com
On y ajoute la playlist musicale de Juillet :