We Still Try Because We Have been Taught To…

“Je vais te dire… Être une femme Noire…”

Voici déjà quelques jours que la saison 6 de Scandal est terminée. Une des séries comme Being Mary Jane, How To Get Away With Murder … que j’affectionne particulièrement. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde au sujet de la représentation de la femme Noire, mais je reviendrai la dessus dans un notre post.

L’épisode qui m’a particulièrement marquée et qui a retenu mon souffle tout au long de cette saison est bien l’épisode 15 Tick Tock, précisément la scène durant laquelle Maya, maman de Olivia Pope est enchainée et discute avec son ex mari. Je ne saurai dire combien le poids de ses mots m’ont bouleversée. Vous savez quand quelque chose résonne en vous d’une incroyable précision et révélation, comme lorsqu’on met les mots d’une extrême justesse sur une situation étreinte en vous jusqu’alors, non décousue. Je vous traduis son “rant” ci dessous.

“Je vais te dire… Être une femme Noire
Sois forte disent-ils… Supporte ton homme, tire le vers le haut, pense comme un homme… Oh merde alors, je dois faire tout cela !
Hmm… Qui est ce qui est là pour moi? Qui m’aide à porter mon fardeau? Qui m’encourage lorsque je suis plus bas que terre? Personne !
Les femmes Noires veulent sauver tout le monde et que recevons nous en retour? Nous nous faisons remplacer par des filles blanches qui portent des tresses et des créoles. Si ce n’est pas de la connerie…. Mais nous essayons toujours. Toujours en train de tous vous aider même si nous n’obtenons rien en retour.
Est ce admirable ou ridicule? Je ne sais pas !
Je sais qu’étant assise ici je ne peux t’aider, mais tu ne veux pas de mon aide car tu veux tout faire par toi-même monsieur-je-suis-un-homme-noir-et-fort. Oh grands dieux non que tu puisses accepter la main tendue d’une soeur Noire comme moi. Non, tu ne veux pas de çà. Que je te porte sur mon dos, que je nettoie la saleté dans le coin de tes yeux, que je te re motive… parce que lorsqu’on le fait, vous nous en voulez de vous avoir rendus meilleurs, plus intelligents, plus forts… Puis vous nous abandonnez pour être avec quelqu’un de banal, sans tous ces bagages que vous nous avez laissés.
Mais nous essayons toujours…”

Est ce admirable ou ridicule ? Il y’a ce besoin chez la femme d’où qu’elle soit d’être là pour les siens. De les nourrir, de les chérir, de les sauver... Un besoin qui très souvent se transforme à une dissolution même de sa personne, si tant est qu’elle a jamais existé, au point où la satisfaction de ce besoin devient l’essence de ce qui fait d’elle une Femme. Et j’ai le sentiment profond qu’il est avant tout culturel. Car très souvent dès son jeune âge, tout ce que la petite fille apprend lors de son éducation n’est généralement pas pour elle-même mais, est préparée en vue d’une chance pour elle d’avoir une famille, un statut social.

Cela me rappelle l’échange sur Facebook au sujet de l’éducation des filles. Encore une fois, les maux de la société Africaine avaient trouvés pour cause la débauche de la femme. Nous en sommes venus à nous demander si la femme Africaine (et par ricochet la femme Noire) est moins indépendante que l’homme Africain du simple fait de sa naissance.

Peut être que le mot ‘“indépendante” ne s’y prête pas de manière juste au vue de nombreuses interprétations que l’on peut retrouver. J’aimerais employer le mot “libre”. La femme Africaine/Noire est-elle finalement libre d’exister comme elle le voudrait? Peut-elle se permettre d’être égoïste ?

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