La panique est votre alliée !

Comme tous les jeunes actifs qui se font chi** (de temps en temps) je me suis mis au “Running” (ouais parce que ça fait mieux que course à pied) pour satisfaire la quête de “dépassement de soi”. Parce que c’est compliqué d’aller courir seul, je me suis dit que j’allais me lancer un “défi”… Yes je vais faire mon premier 10km (bim!!!) et comme je suis un dingue je veux le faire en moins de 40min (si vous ne courrez pas, ça correspond à un bon chrono mais on ne s’enflamme pas pour autant hein, le record est de 27min… de quoi me rabattre le caquet).

Procrastination

Je me suis donc renseigné pour réaliser cet “exploit” et j’ai trouvé des plans d’entrainements. Easy peasy, je me suis inscrit en juillet, le plan d’entrainement est sur 4 semaines et le 10km est en Novembre, on est large my man!

Ooops on est le 22 Octobre, je n’ai pas encore commencé le plan d’entrainement et il ne reste que 3 semaines… (oui il faut a priori une semaine de repos juste avant l’épreuve)

C’est donc hier soir que mon cerveau a placé à la barre (ref: bateau) le monstre de la panique, me disant que je n’avais plus de temps et que je devais m’y mettre tout de suite! Ce que j’ai fait hier soir !!

Pour un 10km ce n’est pas très grave car ce n’est pas ce avec quoi je gagne ma vie ni même une aspiration à cela, ne pas le faire en moins de 40min ne permettra pas de mieux manger donc la panique n’est pas très forte.

Trouver une panique assez forte

En revanche, je me suis aperçu de pleins de petites choses pour le travail par exemple, je les repousse car je ne suis jamais poussé à le faire par une limite de temps. C’est là que je me suis demandé comment je pourrai faire entrer ce petit monstre de panique dans mon cerveau plus souvent afin de réaliser certains de mes objectifs.

Je suis certain que dans votre vie vous vous êtes déjà retrouvé 1 semaine avant de rendre un mémoire ou une conn**** du genre, en panique en vous demandant comment vous avez réussi à ne rien produire alors que vous aviez 6 mois pour le faire

Par exemple j’ai vécu 2 ans à Londres et mon anglais a stagné aussi vite qu’il avait progressé au tout début. Cela fait désormais 6 mois que je veux prendre des cours d’anglais pour l’améliorer, ce que, évidemment, je ne fais pas.

Pourquoi ? Car je n’ai pas de sentiment de panique, chaque mois je retourne à Londres pour voir mes collègues et mon anglais est suffisant pour les comprendre et discuter avec, pourquoi devrais-je prendre des cours…?!

Et là, mon associé m’appelle en me disant qu’une étudiante de Lille souhaite qu’il intervienne lors d’une interview TV, le problème c’est que c’est en anglais… Ni une ni deux (#expression) je réponds “ok j’y vais”.

(Ce “ok j’y vais”, je l’ai répondu très très vite, sans même vraiment y réfléchir. Pourquoi ? Car notre cerveau est programmé pour nous sauver des situation stressante et anxiogène. C’est pour cela que j’utilise la “5 seconds rules”. J’essayerai de faire un article sur cette règle fascinante. Si vous souhaitez prendre les devants voici un lien : VIDEO )

Depuis ce “ok j’y vais”, j’ai été sur Verbling, j’ai acheté 10 cours, pour en avoir 2 par semaine jusqu’au jour J. Pourquoi je l’ai fait en 2 jours alors que je ne l’ai pas fait en 6 mois ?

si je suis ridicule”, “je dois être prêt pour l’interview”, “je ne peux pas passer pour un c** à la TV”

Merci merci madame Panique, vous venez de me donner un coup de pied au derrière qui m’a fait AGIR.

Si vous souhaitez remplir vos objectifs, vous devez trouver un moyen de vous mettre en position de panique afin que votre cerveau vous fasse agir, sinon vous laisserez le petit singe prendre les commandes et tout ce qu’il souhaite c’est juste : regarder Netflix, jouer aux jeux vidéo ou aller boire un verre avec des amis.

PANIQUE = ACTION