T’aimes pas la science ?

Goûte avant de dire que ce n’est pas bon !

Les Vulgaires, exhausteurs de science (Nadège Joly)

Qui sont les Vulgaires ?

Nous sommes trois personnes lassées de la ségrégation des sciences du reste de la culture. Nous voulons tisser des liens entre ces deux mondes de manière naturelle et agréable.

Toute activité humaine, de la musique en passant par l’ingénierie jusqu’à la cuisine ou l’aïkido, produit de la culture. La science est l’une de ces activités. Nous considérons donc la culture scientifique comme parti intégrante de La Culture et voulons en faire profiter le public. Pour cela nous nous associons pour former un collectif expérimental.

Pourquoi cette association ?

Elle s’est faite par hasard, simplement et naturellement. Nos activités respectives sont complémentaires et nos envies partagées.

Pourquoi “Les Vulgaires” et le sous-titre “ La science en pleine tête” ?

Quand on regarde l’étymologie du mot vulgaire, il y a l’idée de rendre les choses communes. Commune au sens : qui appartient à tout le monde, qui fait partie du quotidien.

Le sous-titre évoque le côté intrusif nécessaire de la médiation scientifique. Nous allons mettre de la science dans la bouche des gens avant qu’ils disent “c’est compliqué, je n’ai pas le temps”!

Quelle ambition se cache derrière les Vulgaires ?

Avez-vous déjà lu des titres de thèses ? Il y en a sur tous les sujets imaginables. Que ce soit sur le scorpion du désert, les sources d’énergie que nous utilisons, les machines qui nous entourent, la complexité des organisations dans lesquelles nous sommes englués, l’immense héritage historique derrière nous, etc. Tout ce qui existe sur Terre et dans l’univers est étudié par un scientifique. Les objets et les concepts créés par la science forgent notre quotidien.

Et quand nous regardons la place dédiée aux sciences dans l’espace public, nous sommes déçus ! Au mieux, on y colle l’image d’un truc compliqué, réservé à une élite, voire inutile.

Pour fignoler le tout, en France, l’enseignement des sciences grave en nous cette idée que la science, c’est rébarbatif. Oui c’est difficile comme l’est la danse classique ou n’importe quelle discipline dans laquelle on peut se plonger. Mais nous voulons montrer que ce n’est pas ennuyeux.

Notre ambition est d’émerveiller et de susciter la curiosité. D’abord parce que c’est agréable. Et plus éthiquement, parce qu’il s’agit d’un enjeu démocratique fort et urgent. Les citoyens doivent participer aux choix scientifiques et techniques qui auront des répercussions sur la société entière. A l’heure actuelle, nous confions ces choix à une élite dans le cadre de la démocratie représentative. La reprise en main de la science par les citoyens est un moyen de se diriger vers une science et une démocratie participative.

Quel sera le mode d’action des Vulgaires ?

Nous voulons partir des préoccupations des publics et aller où ils se trouvent. Nous souhaitons favoriser les rencontres improbables, pour faire émerger des formats d’événements originaux, voire expérimentaux. Le cabaret des sciences en est un exemple. Mais, cela n’est pas seulement une forme “décorée” de culture scientifique. Nos actions seront aussi à l’image de la science. Le public devra faire des efforts et réfléchir.

Nous avons aussi des rêves de partage et de collaboration entre divers acteurs culturels et économiques du territoire, et nous tenterons si possible de nous en approcher.

Quels sont les objectifs des Vulgaires ?

L’idée n’est pas de vulgariser les sciences mais de montrer les sciences autrement par ceux qui la font. Établir un dialogue direct, sans intermédiaire, entre chercheurs et citoyens.

Pour au final attiser la curiosité, avoir une meilleure idée de ce qu’est la science, de comment elle se fait et de ce qu’elle produit. Et puis d’aimer cela !


Retrouvez-nous lors du prochain Cabaret des Sciences (mercredi 5 octobre 2016, 20h, Bistrot St So/Lille) et sur lesvulgaires.org