« Il faut aller dans des pays comme la Russie » : portrait de Rémi Paul, directeur général de Thalès en Russie

Arrivé dans le pays en 2008 au sein de Veolia, Rémi Paul est maintenant le directeur général de Thalès en Russie. Il a bien voulu partager avec nous son expérience de la Russie, ses perspectives économiques dans le cadre des sanctions occidentales, et sa vision optimiste de l’avenir pour le pays et l’Europe.

Rémi Paul, photo : www.lecourrierderussie.com
« Pour bien connaître la Russie il faut la comprendre de l’intérieur »

MEF : Quelle est l’histoire de votre arrivée en Russie ?

Rémi Paul : Je suis arrivé de Chine, où je venais de passer six ans pour Veolia Eau. Veolia m’a ensuite demandé de prendre la direction de la zone Eurasie, c’est-à-dire Asie Centrale, Turquie et Russie, en étant basé à Moscou. À l’époque Veolia avait constitué avec la BERD un fond d’investissement pour développer ces opérations de délégation de service public d’eau et d’assainissement dans la région. Je suis arrivé pour le compte de Veolia en 2008, puis je suis parti fin 2012 et j’ai rejoint Thales en janvier 2014. Entretemps, j’avais monté une petite activité de consulting avec un ancien de chez Veolia.

Voilà les circonstances dans lesquelles je suis arrivé puis ai choisi de rester en Russie, car c’est un pays qui, de mon point de vue offre un potentiel pour nous qui vivons ici connaissons tous. Le problème est que malheureusement, pour bien connaître la Russie il faut y vivre. Il faut la comprendre de l’intérieur et non pas de l’extérieur, tout d’abord car les russes ne facilitent pas vraiment les choses eux-mêmes, ils n’aiment pas, ou ne savent pas, se mettre en valeur ; et puis deuxièmement car le pays souffre de la superposition de tous un tas d’images : l’image tsariste-réactionnaire, l’image soviétique, l’image gangstériste des années 1990, tout cela est facilement caricaturé.

MEF : Aviez-vous une prédisposition pour la Russie ? Depuis l’école, le début de votre carrière ?

RP : Pas vraiment. J’avais fait un peu de russe quand j’étais à HEC il y a très longtemps, mais une année seulement. J’avais toujours eu un intérêt, c’est vrai, pour le pays et la culture, mais n’y étais jamais venu avant 2008.

« Les russes ont dans la tête un univers historique, intellectuel très différent du nôtre »

MEF : Et depuis 2008, quels changements majeurs avez-vous pu observer ?

RP : La Russie est un peu comme la Chine, mais à un degré bien inférieur car la vitesse des évènements est beaucoup moins rapide. Ce sont des pays qui se modifient sous nos yeux, car de nouvelles générations apparaissent, mais aussi car ce sont des pays qui ont eu un passé récent compliqué. Dans nos pays européens, on est plutôt dans des trajectoires qui ont été déterminées au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et qui continuent bon an mal an à se dérouler. En Russie il y a eu plusieurs chocs : en premier lieu la fin de l’Union Soviétique, le choc de la révolution libérale des années 1990, le choc de la crise de 1998, de la récession, le choc des guerres périphériques avec la Tchétchénie, le Tadjikistan… toutes ces guerres que l’on connait très mal en Europe et dont on interprète très mal la signification pour les russes et pour la Russie.

C’est ce que j’essaie toujours d’expliquer : quand on a en face de nous des russes, ce sont des gens qui ont dans la tête un univers historique, intellectuel qui est très différent du nôtre ; et en même temps qui rentre dans notre univers, dans ce phénomène de globalisation. Ce qui m’a le plus étonné lorsque je suis arrivé en Russie, par rapport à la Chine, c’est le nombre d’occidentaux, le nombre de français qui y étaient intégrés, qui travaillaient dans des sociétés russes à des niveaux de responsabilité importants, qui avaient des business en Russie, et aussi le niveau de maturité des cadres et des fonctionnements intellectuels en matière juridique et financière, c’était extrêmement plus développé qu’en Chine, plus mature selon certains points de vue. Aujourd’hui je pense que malheureusement on a un petit peu reculé sur tous ces sujets-là, peut-être pas définitivement je l’espère, mais j’ai vu une société qui était en mouvement, en changement, en perpétuelle évolution. Aujourd’hui même si l’on parle d’une verticalité du pouvoir, à tort à mon avis, à propos de l’organisation politique russe, on voit là aussi des évolutions. Il va y avoir des changements politiques, il y a une élection présidentielle qui s’approche, et un jour il y aura en Russie un phénomène de succession, y compris dans les strates supérieures du pouvoir russe.

La Russie d’aujourd’hui n’est pas la même que celle que j’ai connu en 2008, ce n’est pas la même non plus que celle que j’ai connu en 2012, et je pense que d’ici trois ans, ce sera aussi une Russie différente. Ce sont les caractéristiques de ces pays en voie de reconfiguration, et c’est intéressant à titre personnel car tous les jours on est surpris, tous les jours il y a des changements, tous les jours il y a des choses inattendues, et ça rend la vie plus passionnante.

MEF : Quelles sont les dates-clés de l’histoire de Thalès en Russie ?

RP : La date-clé c’est d’abord 1975, l’arrivée de la société. Thompson, ou Thalès, a toujours été un groupe dont les activités sont extrêmement diversifiées. Nous avons six GBU, des global business units, une trentaine de business lines intégrées dans ces GBU, et je ne parle pas du nombre de produits, qui se chiffrerait en plusieurs milliers, avec des pôles d’activité qui vont du spatial à la défense, en passant par l’avionique, la signalétique ferroviaire, les communications…

Nous sommes un groupe très diversifié dont la seule marque de fabrique est la haute technologie, une position très avancée en matière de recherche et développement, mais aussi une importance stratégique aussi pour le principe de souveraineté de la France, puisque beaucoup de produits Thalès sont vitaux pour préserver la position de la France comme première puissance militaire de l’Union Européenne, comme membre du conseil de sécurité des Nations Unies et comme puissance nucléaire.

« Nous sommes très fiers d’avoir été l’un des partenaires occidentaux à être choisis par l’industrie russe pour participer à ces programmes de renaissance de leur capacité industrielle »

Qu’une société comme cela s’installe en 1975 Russie à l’époque de l’Union Soviétique, une époque qui nous semble maintenant pratiquement préhistorique, était un projet passionnant. Un des grands sujets de développement de Thompson-Thalès à l’époque était les Jeux Olympiques de Moscou : les soviétiques ont alors adopté en partie des standards de diffusion de télévision occidentaux, car ils étaient forcés de s’ouvrir un peu sur le monde. Ils ont besoin de grands studios équipés à la mode occidentale pour pouvoir relayer les Jeux Olympiques dans le monde entier, et ils ont fait appel à des sociétés comme Thompson pour équiper et moderniser les studios de télévision russes pour cet évènement. Dans un autre domaine, nous avons également équipé les réseaux de gazoducs russes de systèmes de commande-contrôle, avec une coopération très longue et très intéressante dans ce domaine.

Ensuite, vous savez que le complexe militaro-industriel et spatial russe a particulièrement souffert dans les années 1990 : plus de budget, très peu de commandes, et puis la dissolution de l’Union Soviétique, dont ce complexe militaro-industriel était l’un des piliers… tout cela a créé beaucoup d’incertitudes. Et à partir des années 2000, il y a eu une volonté de la part du gouvernement russe de donner de nouvelles orientations stratégiques dans ces industries-là, notamment dans le domaine aéronautique civil et dans le domaine spatial. Nous sommes très fiers d’avoir été l’un des partenaires occidentaux à être choisis par l’industrie russe pour participer à ces programmes de renaissance de leur capacité industrielle à concevoir et à produire des avions de ligne civils, qui sont les deux programmes sur lesquels nous sommes présents : le Sukhoï Superjet 100 et le MS-21 de l’usine Irkout. Chaque année, chaque appareil qui sort des lignes d’assemblage de la société Sukhoï est équipé des suites avioniques, des équipements de bord, des logiciels de Thalès, qui sont très importants en particulier pour la qualification internationale de ces appareils et leur capacité à évoluer dans les espaces aériens de pays autres que la Russie.

https://www.lecourrierderussie.com/international/2013/03/iss-rechetnev-et-thales-creent-une-co-entreprise-en-russie-pour-l-equipement-de-satellites/

Il y a aussi l’aspect spatial : nous avons fourni un grand nombre de satellites de télécommunications civils au ministère russe des télécommunications, ainsi qu’à la société Gazprom, qui dispose d’un opérateur en propre opérant des satellites de télécommunications, de téléphonie satellitaire, de chaînes de télévision et leurs besoins propres de communication de données, car Gazprom a un réseau de présence en Russie qui est extrêmement important.

Voici les deux grands piliers de notre opération en Russie à l’heure actuelle. Nous avons aussi eu la possibilité de participer, en association avec DCNS, au programme Mistral, un programme très ambitieux : on n’avait jamais atteint, avec aucun partenaire de la France, un tel niveau de partenariat sur des plates-formes navales aussi importantes que ces navires. Il y a toujours une petite nostalgie de voir que ce programme n’a pas pu aller jusqu’à son terme ; mais Thalès était bien entendu impliqués dans ces coopérations militaires et industrielles entre la France et la Russie, qui étaient quelque chose d’assez significatif et très prometteur, et qui aujourd’hui bien entendu sont stoppés à cause des sanctions.

« Une satisfaction d’avoir sauvegardé l’existant, mais aussi une très grande frustration de n’avoir pas pu développer autant d’activité que nous l’aurions voulu »

MEF : Justement, quels ont été les impacts les plus importants sur le business de Thalès en Russie suite aux sanctions ?

RP : Lorsque j’ai rejoint Thalès, la société était dans une optique de développement des activités existantes, avec une ambition assez agressive. C’est assez frustrant, car nous n’avons pas pu développer autant d’activités que nous l’aurions voulu. D’abord sur le plan militaire, il est devenu impossible de développer de nouveaux contrats. Le système français est organisé de manière extrêmement efficace, avec une symbiose parfaite entre les autorités de la République Français et Thalès, sous le contrôle de la Délégation Générale à l’Armement, donc il n’est bien entendu pas question d’enfreindre la moindre règle, et nous respectons scrupuleusement les consignes et les sanctions qui ont été décidées par l’Union Européenne. Sur ce chapitre-là, tout développement est donc impossible.

En ce qui concerne le secteur civil, il y a une peur qui est apparue, et qui s’est traduite dans certains domaines, notamment sur l’oil and gas où l’on intervenait sur l’intégration, la conception de systèmes de communication pour des grands systèmes de gisements pétroliers ou gaziers. Par exemple, Thalès avait fourni les systèmes de communication pour Yamal LG, un contrat signé en 2014.

Mais c’est vrai que les sanctions, tout comme la crise de 2008, ont eu un impact sur l’économie russe. Elle commence un peu à se relever et à connaître un taux de croissance positif, mais les années passées ont vu une diminution des investissements en Russie dans l’infrastructure, les grands projets industriels, l’investissement en capacité de télécommunication, ce qui a forcément eu un impact, non pas sur notre business existant mais sur nos ambitions et nos attentes en matière de croissance de nos commandes en Russie. En revanche, nous avons eu la chance de pouvoir maintenir de très bonnes relations avec nos partenaires existants et de pouvoir maintenir, au-delà de ce que nous craignions, les chiffres que nous arrivions à obtenir en Russie. Il y a donc une satisfaction sur le plan de la sauvegarde de l’existant, de la présence du groupe, de ses relations avec nos interlocuteurs habituels, nos clients, nos partenaires en Russie ; mais il y a aussi une très grande frustration car comme beaucoup nous avons été victimes à la fois du ralentissement économique, et bien entendu des sanctions.

MEF : Au-delà des sanctions, la chute du rouble a-t-elle aussi eu un impact ?

RP : De façon surprenante, non, pas autant que l’on aurait pu le croire. En effet, nous produisons des équipements de cycles longs : des satellites, des cycles d’infrastructures vitales, qui souvent restent prioritaires même dans une situation de baisse de la valeur du rouble. Donc on a eu la chance, même si l’on facture la plupart de nos contrats en euros ou en dollars, de ne pas être trop impactés par cet aspect-là des choses. En revanche, sur les nouvelles décisions d’investissement, les nouveaux programmes, cela a certainement joué.

Notre secteur est un secteur qui se place beaucoup dans le temps long. Ainsi dans le cas du Superjet 100, on a assisté à un moment une baisse des prévisions de vente, mais pas aussi importante qu’on ne le craignait. Le programme continue, il se déroule, il se maintient, il y a une grande volonté de l’Etat fédéral russe de soutenir cette politique industrielle, de capitaliser sur l’existant et de reconstruire cette capacité à concevoir et à produire. Cela veut dire que derrière, il y a des gens : des gens que l’on forme, que l’on continue à former dans les universités et les entreprises, un savoir-faire que l’on conserve. C’est très important dans nos industries de ne pas perdre des savoir-faire qui sont très longs à former et qui doivent trouver leur expression dans des programmes existants, quitte à ce que ces programmes soient subventionnés ou soutenus financièrement par l’Etat. Mais je pense que c’est le cas ailleurs également : Prenez le programme Airbus, au départ, sans une très forte coopération étatique entre la France et l’Allemagne, Airbus n’aurait pas vu le jour. Même si aujourd’hui il y a un succès commercial fantastique, au début il faut amorcer la pompe.

« Le dialogue politique entre la France et la Russie me parait dans une très bonne orientation »

MEF : Comment percevez-vous l’évolution du climat des affaires, et en particulier des relations économiques entre les entreprises françaises et russes ?

RP : Il y a eu différentes phases : des phases d’impatience, des phases d’énervement, des phases de léthargie ou d’abattement, comme toujours en Russie, et nous, opérateurs économiques en Russie nous sommes forcément victimes d’une forme de syndrome de Stockholm ! La phase actuelle présente une convergence entre une reprise modeste des paramètres économiques, avec une croissance qui semble se stabiliser, des investissements industriels qui reprennent, même s’ils restent faibles et irréguliers ; et entre les signaux positifs de l’économie russe, qui a très bien résisté à la crise : le taux de chômage est faible, l’inflation est faible… la crise a été gérée de façon très professionnelle, ce qui a permis à l’économie russe de se stabiliser et d’avoir un potentiel de reprise.

Par ailleurs, le dialogue politique entre la France et la Russie me parait dans une très bonne orientation. Il reste à ce que chaque partenaire donne les signaux qui sont attendus l’un par l’autre, mais je pense effectivement que les annonces récentes, par exemple, de la visite du Président de la République au Forum de Saint-Pétersbourg, sont des signaux très positifs, et qui se produisent au bon moment. Tout cela va à mon avis dans la bonne direction, même s’il est très difficile de donner un calendrier, parce que cela ne dépend pas uniquement de la France, mais aussi de ses alliés, de ses partenaires… et bien sûr, de la Russie elle-même.

« Développer nos activités dans d’autres domaines »

MEF : Même si le climat tend à s’améliorer, il reste peu probable que les sanctions soient bientôt levées. Est-ce que cela vous amène à changer votre stratégie en Russie ?

RP : Une société comme Thalès vit toujours, de par la nature de nos activités, le haut niveau de nos produits, dans des cadres de régulation, de sanctions… je dirais presque que c’est la vie normale de notre activité économique. Comme vous le dites, les sanctions ne seront sans doute pas levées à court terme, ce qui nous impose des contraintes additionnelles, mais nous ne sommes pas uniquement sur des marchés liés à la défense ou au double usage, au contraire.

Nous essayons justement de capitaliser sur la bonne qualité de nos relations, de maintenir nos contacts pour l’avenir, d’accomplir nos obligations contractuelles quand il est possible de les accomplir, et de développer nos activités dans d’autres domaines, par exemple le ferroviaire, l’innovation… on voit que le gouvernement russe donne lui aussi des signaux favorables au secteur des nouvelles technologies, des incubateurs, du big data, de la cyber-sécurité etc. Bien entendu, vu les polémiques actuelles, le domaine de la cyber-sécurité sera peut-être un peu plus compliqué que les autres, mais il est vrai qu’il y a certainement une opportunité avec des nouvelles générations qui arrivent en Russie et en France : des opportunités pour bâtir des ponts et de trouver de nouvelles pistes pour de nouvelles activités.

MEF : En France, la Russie est souvent associée à l’image de la corruption. Quel est votre point de vue sur le sujet ?

RP : Dans notre secteur, nous sommes en permanence sous la vigilance et à la surveillance très étroite de nos autorités et de nos actionnaires. Un groupe comme Thales a un nombre de procédures extrêmement élevé et très lourd, pour valider une opération, approuver un partenaire… c’est un processus dans lequel personne n’a un pouvoir décisionnaire unique, ce sont des décisions collectives, avec des processus contradictoires très importants, des juristes impliqués à tous les niveaux. Je crois que l’on a fait beaucoup de progrès de ce point de vue-là depuis autrefois, et je pense vraiment que nous ne sommes plus concernés par ces sujets-là. A fortiori en Russie ! Si vous additionnez notre type d’activité et la Russie, vous imaginez bien qu’entre les autorités françaises, les actionnaires, les juristes, il y a une vigilance extrêmement forte et des processus de contrôle extrêmement sophistiqués.

« L’aventure intelligemment réfléchie mérite le détour »

MEF : À votre avis, est-il pertinent aujourd’hui pour une PME française de s’installer en Russie ?

RP : Je vous répondrais ce que l’on dit toujours aux PME : « Oui, mais attention ». Il y a des opportunités, car il y a en Russie des gens intelligents, qui ont des attentes, des besoins, mais si vous avez des moyens limités il est difficile de supporter un échec. Il est dommage, si vous avez beaucoup de succès en France, de le gâcher dans une aventure ratée à l’étranger. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas aller à l’étranger, mais il faut être bien conscient de sa valeur ajoutée, bien s’analyser soi-même, connaitre ses points forts : technologiques, financiers, humains, etc., avant d’aller dans un autre pays pour y tenter une aventure entrepreneuriale : c’est forcément plus couteux, plus long, plus complexe aussi, car il s’agit d’une autre culture et qu’il faut s’y acclimater.

Il faut s’intéresser au sujet, et il faut aller dans des pays comme la Russie, qui sont des pays neufs, et où l’on trouve des jeunes générations qui montent, qui ont cette curiosité, et où il sera finalement plus facile qu’ailleurs de construire des ponts et de construire du business. Je pense que l’aventure, mais l’aventure intelligemment réfléchie, mérite le détour.

MEF : Un conseil particulier à ces entrepreneurs et PME françaises curieuses de la Russie ?

RP : Je pense qu’il faut se libérer des préjugés, il faut venir en Russie. C’est toujours couteux, mais il faut venir en étant bien préparé, en utilisant des structures comme la CCIFR, la MEF, Business France, qui offrent des services complémentaires. Il faut bien travailler en amont, c’est le gage de la réussite.

MEF : Merci beaucoup !

Rédaction Léo Vidal-Giraud pour MEF Moscow

Vous avez aimé ? Suivez-nous sur www.facebook.com/mef.moscow/ pour retrouver les actualités de la MEF Moscow.