Russie : où en est l’économie et qu’attendre de 2018 ?

Alors que l’année 2017 se termine, la dynamique de reprise économique semble se confirmer.

La Russie sort en effet de deux années de récession, due à la forte chute du prix des hydrocarbures de l’automne 2014, ayant eu pour conséquence de voir le PIB du pays se contracter de 3,6% en 2015 puis de 0,6% et 2016.

Mais en 2017 la croissance est revenue avec une hausse du PIB (comparée sur un an) de respectivement 0,5% au premier trimestre, 2,5% au deuxième trimestre et 1,8% au troisième trimestre.

Sur ces trois premiers trimestres la production industrielle a augmenté de 1,8% et les ventes de détails, qui avaient baissé de 10% en 2015 et 4,8% en 2016 ont également connu une légère augmentation de 0,5% pour les neuf premiers mois de l’année.

Les industries automobile, pharmaceutique, chimique et alimentaire, ainsi que la production d’équipements électriques affichent eux une croissance légèrement plus importante.

Autre indicateur positif : le taux de chômage continue de baisser pour atteindre seulement 5% et moins de 1,5% dans les grands centres que sont Moscou et Saint Pétersbourg.

Les réserves de changes en dollars qui avaient diminué à 350 milliards de dollars mi 2015, augmentent de nouveau pour atteindre 430 milliards de dollars au 01/12/2017 soit leur niveau de l’automne 2014 avant la crise.

Dans le même temps, l’inflation continue à baisser et devrait terminer l’année aux alentours de 4%, bien loin des taux de ces dernières années : 12,5% en 2014, 11% en 2015 et 9% en 2016. Une dynamique extrêmement importante alors que tous les sondages montrent clairement que l’inquiétude principale des citoyens russes est clairement la situation économique et en premier lieu la hausse des prix à la consommation.

Le FMI a même légèrement relevé ses prévisions de croissance pour la Russie à 1,8% cette année, contre 1,4% auparavant, une estimation désormais similaire à celle du ministère de l’économie russe qui envisage pour 2017 et 2018 une croissance d’environ 2%.

Mais le réchauffement est aussi politique tandis que les élections présidentielles en Russie se tiendront au début du mois de mars 2018.

En effet le ministre de l’économie, Bruno le Maire viendra à Moscou pour le CEFIC (Conseil économique, financier, industriel et commercial) ce 19 décembre pour tenter de donner une nouvelle impulsion à la relation franco-russe ; une relation franco-russe qui vient de réaliser un nouveau coup de maitre avec le lancement du projet Yamal (visant à la construction d’une usine de liquéfaction de gaz dans la péninsule de Yamal en Russie) au sein duquel Total possède 20%. Enfin l’année prochaine, c’est le président Emmanuel Macron qui se déplacera en Russie et visitera le Forum économique de Saint-Pétersbourg en mai 2018.

Il ne reste qu’à espérer que ces nombreux indicateurs positifs redonnent confiance au business français pour investir en Russie, car ce grand marché reste un formidable réservoir de croissance pour nos entreprises qui y sont définitivement les bienvenues, à condition bien sûr d’être bien accompagné!

Alexandre Stefanesco
 Fondateur d’ATSAL HR Solutions
 www.atsal.com