[477] Les chemins qui mènent à la mer
A Avignon, « la légèreté Raoul Dufy » est proposée au musée Angladon jusqu’au 27 août. A Menton, le musée Jean Cocteau consacre également son exposition d’été au maître du trait et de la couleur Raoul Dufy. Issues aussi d’une collection particulière, 300 œuvres sont présentées : peintures, aquarelles, dessins, céramiques mais aussi des robes qui rappellent que le peintre a travaillé pour la mode. Comme Jean Cocteau, Raoul Dufy était un touche-à-tout de génie. L’exposition retrace le parcours artistique de Raoul Dufy, avec ses thèmes de prédilection : les régates, les fêtes, les paysages, les naïades, les courses hippiques ou encore les fleurs. Elle dévoile surtout le panorama exceptionnel de l’oeuvre du peintre, aussi à l’aise dans le dessin que l’aquarelle, l’huile, la gravure sur bois, la lithographie, la céramique ou encore la création de tissus. « Dufy est un bienfaiteur » écrivait le grand critique d’art Louis Vauxcelles. « En un temps où l’on vit dans l’angoisse du lendemain, où les gazettes sont pleines d’affreuses tueries, voici le chantre de la joie, le peintre de la grâce légère, de la fraîcheur, de l’allégresse ». Jusqu’au 9 octobre 2017.
Même si l’attention du public se concentre sur un spécimen bleu turquoise, arrivé au printemps, le plus rare des homards visibles à Océanopolis [Brest] est bien orange. L’origine du quiproquo serait une étude américaine, largement relayée par les médias, qui traitait du homard bleu Klein. Elle soutient que seulement un homard sur deux millions est bleu. Véridique, mais seulement pour le homard nord-américain, et non pour le breton. Pour expliquer ces teintes, l’hypothèse la plus plausible est celle d’un dérèglement métabolique. La carapace du crustacé contient un pigment rouge orangé, l’astaxanthine. Il ne se libère pleinement qu’à la cuisson. Si le homard orange ne capte pas l’attention du grand public, c’est parce que les apparences sont trompeuses. Les représentations collectives associent la couleur orange au crustacé, couleur qu’il adopte une fois… cuit !
Un robot a repéré pour la première fois ce qui pourrait être du combustible nucléaire fondu dans le réacteur 3 de la centrale japonaise accidentée de Fukushima, a indiqué dimanche l’exploitant. Des analyses supplémentaires vont être effectuées pour le vérifier. Lors de trois jours d’inspection par un robot sous-marin, de grandes quantités de résidus et dépôts solidifiés ont été repérées dans l’enceinte de confinement primaire de ce réacteur, a précisé l’exploitant, Tokyo Electric Power Co [Tepco]. « Il y a une forte probabilité que ces amas solidifiés soient un mélange de métal fondu et de combustible » nucléaire, a déclaré un porte-parole de Tepco, précisant que la compagnie allait procéder à des analyses supplémentaires des images. Les investigations du robot sous-marin, un engin télécommandé de 30 centimètres de long et 13 de large, étanche et muni d’une caméra, ont pris fin samedi, a précisé le porte-parole. Réussir à localiser ces restes de combustible est une opération essentielle afin de procéder à l’assainissement de la centrale de Fukushima Daiichi.
Jeudi 20 juillet, les autorités koweïtiennes ont annoncé l’expulsion d’une quinzaine de diplomates iraniens de leur sol, ainsi que la fermeture des missions militaire, culturelle et commerciale iraniennes à Koweït. Une décision qui fait suite à la condamnation d’une cellule « terroriste » de 26 personnes pour des liens avec l’Iran et le Hezbollah chiite libanais, accusée de projeter des attentats au Koweït. Depuis le début de la crise dans le Golfe le 5 juin dernier, le petit émirat, qui avait été envahi par l’armée irakienne de Saddam Hussein, le 2 août 1990, assurait un rôle de médiateur dans la crise, devenant ainsi l’intermédiaire entre les différentes parties. Pour Nabil Ennasri, directeur de l’Observatoire du Qatar, la décision d’expulser les ambassadeurs iraniens laisse entendre que le Koweït a pris position dans le conflit : « Ce qui se joue ici, c’est une guerre entre l’Arabie saoudite et l’Iran pour le leadership dans la région. Tout oppose ces deux pays. L’Iran est proche du Qatar. » En expulsant ces ambassadeurs iraniens, le Koweït prendrait donc parti pour le camp de l’Arabie saoudite.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a entamé ce dimanche 23 juillet un voyage de deux jours en Arabie saoudite, au Koweït et au Qatar. Objectif de ce ballet diplomatique : réconcilier le Qatar avec ses adversaires saoudiens, émiratis, égyptiens et bahreïnis, qui ont imposé des sanctions à l’émirat. Une tâche difficile mais le voyage a peut-être surtout pour objectif, côté turc, de mettre en lumière l’importance du président Erdogan dans la région. Recep Tayyip Erdogan voudrait bien être celui qui pourra ramener la paix dans le Golfe, c’est donc un voyage diplomatique présenté par le pouvoir turc comme une contribution du pays pour ramener tous les acteurs autour d’une même table.
Bougies allumées à la main, des milliers de Polonais se sont rassemblés dimanche soir devant les tribunaux de leur pays pour défendre leur indépendance, menacée selon eux par trois lois, dont l’une sur la Cour Suprême. « Constitution, Constitution ! » scandaient quelques milliers de personnes devant la Cour suprême à Varsovie. « Nous voulons le veto [présidentiel]. Tribunaux libres ! Liberté, égalité, démocratie ! »
Depuis plusieurs jours, dans toute la Pologne des groupes de manifestants demandent au chef de l’Etat Andrzej Duda, lui-même issu du PiS, d’opposer son veto à la réforme de la Cour suprême. Le chef de l’Etat a 21 jours pour promulguer la loi ou la refuser. Certains aspects de cette loi votée très rapidement jeudi par la chambre basse et vendredi par le sénat sont jugés inconstitutionnels par l’opposition, des organisations, des magistrats, l’Union européenne et le département d’Etat américain.
« Les parlementaires de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest [Cedeao], de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme […] ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique », a déclaré le président du Parlement burkinabè, Salifou Diallo, lors d’une rencontre régionale sur la démographie samedi à Ouagadougou. Avec un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme, le plus élevé au monde, la population de l’espace Cedeao se situera, en 2050, autour d’un milliard d’habitants, dont la moitié sera constituée de jeunes, selon les Nations unies. « Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui est de l’ordre de 5 à 6% avec un taux de fécondité située à 6 ou 7%, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation », a martelé M. Diallo. Selon lui, « il est urgent de contenir la poussée démographique dans l’espace Cedeao pour promouvoir un réel développement viable et durable ».
« President Macron don’t make the VIH epidemic great again », alertent les associations, reprenant le slogan de l’américain Donald Trump, déjà détourné par le président français pour dénoncer le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris. Les associations critiquent les « retards de paiement » de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la réduction de la contribution à Unitaid, et également, les coupes budgétaires de 158 millions d’euros dans le budget de l’aide publique au développement annoncées par le gouvernement. « L’absence du nouveau Président français à cette conférence majeure sonne comme une marque de mépris pour la lutte menée depuis 30 ans par notre pays » déclarent les associations, qui comparent le désengagement français, « engagé par François Hollande et poursuivi par Emmanuel Macron », à celui de Donald Trump. Face à la grogne des associations, l’Elysée a indiqué dans la journée de ce dimanche que le président modifierait son agenda pour recevoir les représentants des associations lundi après-midi.
A partir de janvier 2018, les personnes séropositives pourront enfin, comme tout le monde, bénéficier de soins funéraires. La levée de cette interdiction, si elle met fin à des années de discrimination post-mortem, ne signifie pas pour autant que la séropositivité n’est plus taboue, loin de là. Refus de soins médicaux ou emplois inaccessibles sont en effet encore d’actualité. Par exemple, jusqu’en 2015, l’entrée à l’Ecole nationale de la magistrature et à l’Ecole Polytechnique était quasi-impossible pour les personnes séropositives qui devaient remplir certaines conditions d’aptitude physique. Mais aujourd’hui encore, dans la gendarmerie, la police, les sapeurs-pompiers ou l’armée, elles sont considérées comme « inaptes au terrain ». Selon des estimations du rapport « La face cachée des discriminations » de Aides datant de 2015, ce sont pas moins de 500.000 postes qui sont fermés aux séropositifs. « Avec la levée de l’interdiction des soins funéraires, c’est la seule restriction qui existe encore d’un point de vue réglementaire », affirme au HuffPost Marc Dixneuf, directeur général d’Aides. En matière de soins médicaux aussi, les séropositifs doivent régulièrement essuyer des refus. « Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le milieu de la santé reste l’un des principaux terrains de discriminations », écrit l’association dans son rapport de 2016.
Les soupçons d’emplois fictifs au parlement européen éclaboussent, à des degrés divers, de plus en plus de partis français, du FN au MoDem, du parti de gauche au PS. Y aurait-il, à Strasbourg, une spécificité française ? Les députés hexagonaux seraient-ils plus enclins à piocher dans la manne européenne, pour financer le fonctionnement de leurs partis nationaux ? Si la quasi-totalité des partis français est éclaboussée, à des degrés divers, par des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, d’autres affaires visent d’autres formations, du Royaume-Uni au Danemark, accusées de piocher dans la manne européenne pour se financer.
Le séminaire du Front national qui s’est tenu à huis clos, les 20 et 21 juillet, n’a pas débouché sur la grande explication attendue. Pas d’éclats de voix, du moins publics, mais un simple communiqué pour lancer une « grande consultation » des adhérents en septembre, afin de trancher les questions relatives au projet, à la stratégie et à l’organisation du parti. Cette consultation prendra la forme d’un « questionnaire complet », que le communiqué ne détaille pas. Seule certitude : le changement de nom du Front national devrait y figurer. Et ce sera la dernière étape avant un congrès de « refondation », en février ou mars 2018. À l’issue du séminaire consacré à sa « refondation », le parti présidé par Marine Le Pen a renvoyé l’hypothèse d’une sortie de l’euro à la fin d’un éventuel quinquennat.
Longtemps, le Front national a largement minimisé le rôle politique de Damien Philippot, directeur d’étude au département Opinion de l’Ifop et frère de Florian. Un sujet très sensible capable de provoquer la colère du numéro deux du parti frontiste. Finalement, Damien Philippot a officiellement rejoint l’équipe de campagne présidentielle de Marine Le Pen, fin décembre 2016. Et dans Le JDD du 23 juillet, on apprend que le « frère de » s’est encore rapproché de la cheffe frontiste : il devient son assistant parlementaire à l’Assemblée nationale. À défaut d’avoir été élu député de la 1ère circonscription de l’Aisne, où il a été battu en juin dernier. Selon l’hebdomadaire, ce recrutement aurait pour objectif d’isoler encore davantage Florian Philippot. Et comme l’a noté Projet Arcadie, Damien Philippot devient aussi le collaborateur de Bruno Bilde, député FN du Pas-de-Calais.
Mieux instruire les demandes d’asile et réduire les délais d’attente de quatorze à six mois. Un geste d’humanité ? Non, de l’efficacité pour « l’éloignement effectif et immédiat des déboutés du droit d’asile », explique l’avant-propos du projet de loi sur les réfugiés et les migrants qui sera soumis aux députés à l’automne. Le texte veut « améliorer le taux d’exécution des expulsions ». Il redéfinira pour ce faire le cadre juridique de la rétention. L’Ofpra, Office des réfugiés, et la Cour nationale du droit d’asile auront plus de moyens. Pour mieux trier entre réfugiés qui ont droit à l’asile et migrants économiques qui n’y auraient pas droit.
« Ce qui me frappe quand on interroge les raisons, ou les conséquences, ou l’apparition de ce qu’on pourrait appeler un sacrifice […] c’est que précisément, qu’est-ce qui fait qu’une personne se considère vivante ? Souvent, la manière dont elle va se relier à sa propre vie a déjà disparu à ce moment-là […] Soutenir sa vie sans ce sacrifice n’a plus de sens. Ce n’est plus être en vie, c’est une manière d’être déjà mort. Ce qui n’enlève absolument rien à la force du geste… On met toujours la mort de l’autre côté, et la vie du côté de celui qui la donne. Mais au fond, on peut aussi partir d’un lieu où on est à demi-mort, où on est déjà cerné par la mort. Et donc le mouvement du sacrifice est aussi un aller vers la vie… et là il y a vraiment quelque chose qu’on ne signifie pas assez. Il y a un philosophe tchèque qui s’appelle Patočka, qui a une pensée très très belle et forte sur ce qu’il appelle « la vie dans l’amplitude », c’est-à-dire, que se passe-t-il quand des êtres peuvent risquer leur vie… et il parle de la solidarité des éprouvés, c’est-à-dire que les deux lignes de front des soldats qui se font face sont peut-être unies dans un même espace, peut-être que davantage séparées par le combat qu’ils mènent. Moi j’ai le sentiment que le sacrifice vient souvent à partir d’un trauma non-dit qui a été effacé. Et ce trauma n’est pas seulement individuel… ». La psychanalyste et philosophe Anne Dufourmantelle s’est noyée vendredi 21 juillet en tentant de porter secours à des enfants. Elle avait écrit une vingtaine de livres, dont un « Eloge du risque » en 2011. En 2014, elle était venue débattre de la notion de sacrifice sur France Culture.
Les prévisions météorologiques pour la semaine font état d’un épisode de vent fort pour les 3 jours à venir avant une accalmie prévue jeudi. Un épisode de fort mistral balaiera ainsi le département avec des rafales pouvant atteindre jusqu’à 90 km/h. Compte tenu de ces conditions et de l’état de sécheresse de la végétation forte à très forte sur le département, l’accès aux 24 massifs du département -classés en risque très sévère d’incendie- est interdit et la mobilisation des sapeurs-pompiers et des marins-pompiers est renforcée. L’État-Major a décidé de faire appel à une colonne de renforts venant de départements extérieurs à la région Provence Alpes Côte d’Azur. 22 véhicules et 70 pompiers sont attendus. Les pompiers des Bouches du Rhône vous invitent à la plus grande prudence.
Bonne journée
