[527] Vivre ensemble

Katinka Bock
Katinka Bock

Dans la continuité du parcours des Tuileries, le Musée national Eugène- Delacroix, rattaché au Musée du Louvre depuis 2004, ouvre ses portes au public de la FIAC en accueillant l’artiste Katinka Bock. Situé dans le dernier atelier et appartement d’Eugène Delacroix, au cœur de Saint-Germain-Des-Prés, le musée Eugène-Delacroix est un havre de paix, entre cour et jardin. Conçu par le peintre lui-même, l’atelier fut transformé en musée à l’initiative de Maurice Denis et des grands peintres des années 1920. Il est ainsi un lieu dédié à la création artistique. L’œuvre de Katinka Bock prend ancrage, au premier abord, dans une mouvance initiée par l’arte povera. L’artiste allemande a une prédilection pour des matériaux modestes et naturels — la terre cuite, le bois, le plâtre, la céramique, le cuir, le tissu, l’argile ou, plus récemment, le bronze — qu’elle associe souvent, et avec une délicate simplicité, à des objets trouvés : une pierre, une échelle, une corde, une table, un cercle en acier, un ballon de foot. Ses sculptures et installations explorent les thématiques du temps et de l’espace, extrayant les territoires de leur contexte, de leur histoire et de leur géographie, pour traiter les questions du langage, des espaces communs et du vivre-ensemble.

A l’occasion de la prochaine mission martienne américaine, dénommée InSight et dont le départ a été reporté à mai 2018, les internautes du monde entier sont invités à s’inscrire sur un site dédié pour embarquer à bord du nouveau module d’exploration de la Planète rouge. Pour la deuxième fois, la Nasa propose aux passionnés un périple virtuel en direction de Mars : en 2015, près de 827 000 personnes avaient envoyé leurs noms à la Nasa pour qu’elle les enregistre dans une micro-puce en silicium embarquée à bord de son prochain module martien. Pour se faire pardonner le retard de deux ans de celui-ci, l’agence spatiale en a créé une deuxième, qui attend d’ici au 1er novembre les inscriptions des terriens. Le site mis en ligne par l’agence est ouvert à tous, il permet gratuitement de s’enregistrer à l’aide d’un simple formulaire. La Nasa adresse ensuite aux inscrits une carte d’embarquement sur laquelle figure nom, prénom et adresse électronique. Un ticket bon pour l’espace à imprimer chez soi qui ressemble à celui des compagnies aériennes.

Le Népal a vécu « une journée rocambolesque », mardi 17 octobre, relate The Kathmandou Post, avec l’éviction fracassante des ministres maoïstes du gouvernement. Alors que des élections législatives doivent se tenir les 26 novembre et 7 décembre prochains, le Parti communiste du Népal-centre maoïste [CPN-MC], en difficulté dans les sondages, souhaite obtenir un délai supplémentaire pour se mettre en ordre de bataille et demande le report du scrutin, le premier organisé sous la nouvelle Constitution de la petite république himalayenne. Dans la matinée, les maoïstes au sein de l’exécutif ont annoncé qu’ils démissionnaient… avant de se rétracter, prétendant « avoir reçu l’assurance du Premier ministre que les élections allaient être reportées », raconte le journal. En début de soirée, le chef du gouvernement, Sher Bahadur Deuba, a démenti ces allégations et « relevé les ministres maoïstes de leurs fonctions ». Il faut dire que l’enjeu des prochaines élections générales est grand. C’est la première fois que le peuple népalais va s’exprimer depuis qu’une Assemblée constituante a accouché dans la douleur, en septembre 2015, d’une nouvelle Constitution. Celle-ci a transformé le petit État himalayen en république fédérale, neuf ans après la chute de la monarchie, qui avait mis un terme à plus d’une décennie de guerre civile entre les maoïstes et le pouvoir.

Au Togo, les manifestations sont interdites les jours de semaine, mais l’opposition a décidé de maintenir son appel à la mobilisation ce mercredi 18 octobre. Depuis des semaines, elle fait pression pour demander des réformes en profondeur de la Constitution et l’impossibilité pour le président Gnassingbé de se représenter. Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait au moins quatre morts au cours de la journée. A Lomé, les tentatives de rassemblement ont été dispersées dans la matinée, mais l’opposition n’abandonne pas.

En Espagne, Mariano Rajoy a demandé à Carles Puigdemont « d’agir avec sagesse ». Il reste moins de 24 heures au, chef de l’exécutif catalan pour répondre à l’ultimatum fixé par Madrid et clarifier sa position. Le 10 octobre, il avait déclaré l’indépendance avant de la suspendre. S’il ne précise pas avant jeudi 10h « s’il a ou non déclaré l’indépendance », le gouvernement appliquera l’article 155 de la constitution espagnole qui prévoit que l’Etat puisse prendre « les mesures nécessaires » pour contraindre la région autonome à respecter ses obligations. Cependant, selon le quotidien espagnol El Pais qui cite des sources gouvernementales, Madrid pourrait considérer un « retour dans la légalité” et donc de différer l’application de l’article 155, si Puigdemont annonçait des élections au parlement catalan et que dans le même temps il ne déclarait pas l’indépendance.

Le mandat des lords sera désormais limité à quinze ans, annonce The Times. Le journal explique que la Chambre des lords, la chambre haute du Parlement britannique, fera une proposition dans ce sens au mois d’octobre. Avec près de 800 membres, la Chambre des lords est « la deuxième plus grande chambre parlementaire du monde, après l’Assemblée populaire de Chine », rappelle le journal conservateur. Elle fait souvent l’objet de critiques non seulement à cause de sa taille, mais aussi de son caractère non élu : les lords sont nommés par la reine sur avis du Premier ministre. De plus, il n’existe aujourd’hui pas d’âge limite ou d’âge de retraite pour les lords. À titre d’exemple, lord Carrington, âgé de 98 ans, occupe un siège depuis 1945, et lord Denham, 90 ans, depuis 1949.

Malgré les différences de fonctionnement entre tous les systèmes du logement au sein de l’Union européenne [UE], la plupart des pays se heurtent à la même difficulté : il est trop cher et ne permet pas d’héberger tout le monde. C’est l’un des enseignements de la deuxième édition du rapport sur l’état du logement en Europe, dressé par Housing Europe — une fédération de bailleurs sociaux publics et coopératifs issus de vingt-quatre pays détenant à eux tous 26 millions de logements –, publiée mardi 17 octobre. « Malgré le discours enjoué du président [de la Commission européenne, Jean-Claude] Juncker [le 13 septembre, sur l’état de l’UE, où il se félicitait de la croissance retrouvée], l’UE est confrontée au défi alarmant du logement, y affirme d’emblée Cédric Van Styvendael, président de Housing Europe. La prospérité n’a pas frappé à la porte de la majorité des Européens, en raison du prix exorbitant des logements ». La croissance s’est en effet accompagnée d’une reprise vigoureuse de l’inflation immobilière : les prix des habitations ont augmenté de 4,4 % en moyenne dans l’UE en 2016 — la plus forte hausse depuis la crise financière de 2008. Un rythme qui dépasse la progression des revenus.

La CNCDH est inquiète pour les migrants de France. La Commission nationale consultative des droits de l’homme, instance nationale de promotion et de protection des droits, « s’alarme de certaines orientations des politiques migratoires envisagées par le nouveau gouvernement et de la multiplication des violations des droits fondamentaux des personnes migrantes observées sur le terrain ». Mardi 17 octobre, elle a décidé d’adopter en séance plénière une déclaration portant sur ce sujet. Un texte fort, qui « exhorte le gouvernement à placer le respect des droits fondamentaux au cœur de sa politique migratoire ». L’instance consultative lui demande ni plus ni moins « d’abandonner une vision réductrice des phénomènes migratoires consistant à opposer les demandeurs d’asile aux autres migrants » et lui rappelle que « l’Etat se doit non seulement de protéger le droit d’asile, mais il a aussi pour devoir de garantir et de faire respecter les autres droits des personnes migrantes, et ce quel que soit leur statut ». Une vision de la migration totalement antinomique avec celle mise en œuvre depuis l’arrivée du gouvernement Edouard Philippe.

« Devant les responsables territoriaux de la police et de la gendarmerie et les principaux cadres du ministère de l’Intérieur, le président de la République a rappelé mercredi l’un des engagements forts de sa campagne : la mise en place de la police de sécurité du quotidien. Présentée comme une « réforme majeure » du quinquennat, pour «lutter contre tout ce qui fait le sentiment d’insécurité et donne l’image de l’impuissance publique» avec un «contact renouvelé» avec la population. Alors que beaucoup de questions restent en suspens sur la mise en place concrète de la réforme, une concertation menée par le ministère de l’Intérieur avec les élus locaux, les responsables syndicaux et des chercheurs débutera « dès lundi prochain », a annoncé le chef de l’Etat. Tandis qu’une « nouvelle doctrine » sera arrêtée « avant la fin de l’année ». Puis débutera une expérimentation de terrain en 2018. Et voilà le retour à peine déguisé de la police de proximité »…

Depuis près de 10 ans, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est celle présentant le plus de surfaces agricoles cultivées en bio sur le territoire français. Et cela ne cesse d’augmenter ! Car l’agriculture bio, de plus en plus sollicitée par les consommateurs, est aussi un véritable atout pour lutter contre le réchauffement climatique. Avec 19,4% de sa surface agricole cultivée en bio, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se classe cette année encore première région de France dans ce domaine. Un chiffre qui assure pratiquement à la région d’atteindre l’objectif fixé par le Grenelle de l’Environnement de 20% de surface agricole bio en 2020. Et d’être peut-être la seule région française à y arriver.

L’agriculture biologique représente désormais 5,7 % des surfaces agricoles françaises, soit trois fois plus qu’en 2002. Ce marché en pleine croissance attire d’importants groupes de transformation et de distribution, alors que les grandes surfaces alimentaires vendent déjà près de la moitié des produits estampillés « bio » [45 % pour la France en 2015]. « La bio n’est plus vue comme une valeur agronomique ; elle est de plus en plus valorisée comme n’importe quelle niche de marché », constate Benoît Leroux, maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers. Engagée depuis 2013, l’actuelle révision de la réglementation européenne fait craindre la disparition de principes fondamentaux. Les batailles entre le Conseil des ministres, le Parlement et la Commission européenne, censées aboutir prochainement à un nouveau règlement européen, témoignent de la volonté de certains gouvernements de favoriser l’agro-industrie. En s’intégrant aux circuits classiques et aux logiques financières dominantes, l’agriculture biologique, censée représenter une solution de rechange à un système global, ne risque-t-elle pas de perdre son âme ? Déjà, une bio à deux vitesses se dessine. La première, guidée par les nouveaux acteurs de ce marché, se cale sur un respect minimal des normes, quitte à reproduire les aberrations et les inégalités du système conventionnel. La seconde tente de préserver sa spécificité en renforçant ses engagements par des chartes, des labels plus exigeants ou des groupements de producteurs. Reste à savoir si les consommateurs auront les moyens de faire la différence.

L’Académie des sciences de l’Union européenne a publié le 29 septembre un rapport accablant sur l’homéopathie, qui ne serait pas seulement inefficace, mais aussi dangereuse. Depuis son émergence à la fin du XVIIIe siècle, jusqu’à aujourd’hui, cette pratique alternative n’a cessé de diviser, chez les patients, comme chez les médecins. Pouvoir thérapeutique actif, ou simple effet placebo ? La question n’a jamais été tranchée, mais les scientifiques aujourd’hui penchent pour la deuxième option. Retour sur trois siècle de débats, depuis l’invention de l’homéopathie par un médecin de la fin du XVIIIe siècle, jusqu’à aujourd’hui, en passant par l’année 1988, qui vit cette pratique portée sous le feu des projecteurs par les travaux controversés, puis invalidés, de l’immunologue Jacques Benveniste sur la « mémoire de l’eau ». Aujourd’hui, à travers leur communiqué, les scientifiques européens dénoncent l’absence totale de « preuve solide et reproductible de l’efficacité des produits », au-delà de leur effet placebo. Des produits populaires malgré leur coût [56% des Français y auraient déjà eu recours, et les traitements sont en partie remboursés par la sécurité sociale depuis 1965], mais dont ils se demandent même aujourd’hui s’ils ne seraient pas nocifs, dans la mesure où ils retarderaient la recherche de « soins médicaux appropriés ».

Quand ce n’est pas une sardine, c’est une baleine qui bloque le Vieux-Port ! Aussi surprenant que cela puisse paraître, un rorqual de 10 à 15 mètres de long a bien fait son apparition entre les bateaux du port de Marseille, du côté du Pharo. La police nationale est intervenue pour dégager l’animal. À 14h elle a réussi à reprendre le large grâce à l’intervention des plongeurs du bataillon des marins-pompiers, notamment. C’est avec les moyens du bord, une lance à incendie qu’ils ont réussi à diriger l’animal et à le sécuriser. A main nue, les plongeurs ont poussé le mammifère pour le dégager. En surface, les marins-pompiers et la police nationale sont également intervenus pour libérer de la place pour permettre au rorqual d’avoir suffisamment d’espace pour se retourner et s’échapper.

Comme d’autres avant lui… C’est en tant que député de Marseille et cible potentielle d’apprentis terroristes de l’ultra-droite, — dont un ancien de l’Action française Marseille — que Jean-Luc Mélenchon écrit au préfet de police, au maire et au ministre de l’Intérieur pour demander la fermeture du local de l’action française à Marseille, rue Navarin [6e]. « Au moment où je vous écris cette lettre, j’apprends qu’une enquête de police a permis de mettre à jour qu’un réseau d’extrême droite avait préparé plusieurs attentats contre des lieux de culte et des élus, dont je fais partie », écrit-il en préambule de ce courrier daté du 18 octobre pour mieux souligner la « dangerosité et la détermination » de ces groupuscules. Mais il s’appuie surtout sur les différents incidents qui ont émaillé les alentours de la rue Navarin, ce week-end, avec deux agressions physiques et « trois nouvelles plaintes ». En effet, la réunion de rentrée du groupuscule d’extrême-droite est chaque année vigoureusement contestée par les réseaux anti-fascistes du quartier qui dénoncent la situation d’impunité dont semble bénéficier les militants royalistes. Ce samedi, selon plusieurs témoins, ces derniers lançaient des canettes, alors qu’un rideau de CRS les protégeaient de leurs opposants.

« C’est scandaleux… » Ce mercredi midi, le président du conseil de territoire Marseille Provence Jean Montagnac [LR] n’a eu d’autre choix que de mettre fin à la séance alors qu’environ 120 délibérations sur 161 n’avaient pas été examinées. En cause, le taux de présence trop faible sur les bancs de l’assemblée pour que les votes soient valables. « On ne peut plus continuer dans des conditions comme ça », venait d’alerter le socialiste Vincent Coulomb, alors que seuls 64 de ses collègues sur 157 étaient présents. Selon le directeur de cabinet du président qui a pris la parole, le conseil métropolitain de jeudi pourra toutefois voter ces rapports, « sans avis du conseil de territoire ». Ce n’est pas la première fois que de nombreux élus sèchent cet échelon intermédiaire de la métropole, fait renforcé par une déperdition croissante au fur et à mesure que l’heure tourne.

Les élus métropolitains se réunissent, jeudi 19 octobre, au palais du Pharo à Marseille. Près de 200 délibérations sont inscrites à l’ordre du jour de cette séance. Les conseillers se prononceront sur la mise en place du Pass transport métropolitain. Grâce à cet abonnement unique, valable sur tous les modes de transports et sur l’ensemble du territoire de la métropole, les abonnés pourront [pour 73 euros par mois ou 68 euros par mois pour l’année] se déplacer à volonté. Le Pass sera commercialisé en février 2018. Le président de la Métropole présentera également au conseil le rapport sur les orientations budgétaires 2018. Tout l’enjeu, pour l’année à venir, sera de maîtriser rigoureusement les dépenses de fonctionnement tout en assurant l’avancée des projets structurants, qu’ils portent sur la mobilité, le développement économique ou l’aménagement du territoire.

« Remettre les pieds à la fédération. La tête haute ! » C’était l’état d’esprit partagé hier, à la cour d’appel d’Aix après que celle-ci a rendu son arrêt dans l’affaire devenue épique du héron cendré tué à Puyricard [13]. Jo Condé, ex-président de la fédération départementale des chasseurs [devenu secrétaire général puis technicien] avait comparu le 6 septembre devant la cour d’appel. Laquelle était alors revenue sur les faits, certes peu glorieux, ayant conduit une nouvelle fois Jo Condé devant la justice. Le 29 mai 2013, depuis une fenêtre du siège de la fédération, un héron cendré, espèce protégée, était abattu par balles. Jo Condé a écopé hier d’un an d’emprisonnement assorti du sursis avec mise à l’épreuve pour 3 ans, et dont les obligations sont les suivantes : réparer les dommages causés par les infractions. N’exercer aucune activité en lien avec la chasse. Enfin, s’abstenir de paraître dans les locaux de la fédération à Puyricard, dont il était devenu depuis salarié… Le tout avec exécution provisoire comme avait requis l’avocat général Pierre-Jean Gaury car il est « urgent de ramener la paix dans cette fédération ».

La conseillère municipale d’opposition Gaëlle Lenfant organise ce samedi 21 octobre à 10h au café Le Festival à Aix en Provence une rencontre autour de l’école, « un rendez-vous qui permette un échange d’informations, le plus largement possible, de façon citoyenne et constructive », autour de « nos enfants, bien sûr, mais aussi les enseignants, les personnels de la ville et plus largement l’ensemble des personnes qui, à un moment ou un autre y interviennent ».

Bonne journée

@MathieuGrizard

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