Les prévisions sont utiles et vous devriez les bâcler.
Prévision, du latin pré et vision, qui veut dire voir un champ. Ainsi quand la vache arrive devant son pâturage, elle a une pré-vision.
La prévision, ou l’estimation, sont des sujets clés dans le monde industriel puisque savoir quand va sortir son produit/logiciel, c’est quand même bien pratique, idem pour le coût. Aussi depuis maintenant un bon moment (Genre, des millions d’années), l’homme trouve qu’il est important de prédire si sa chasse va réussir ou non parce que sinon demain il aura rien à manger pour aller avec sa bière en regardant un match de MammothBall. (Jeu d’origine Picte)
Il y a deux types de prévisions, celle qui réussit, et celle qui se rate.
Celle qui réussit permet d’avoir une vision relativement juste de la date de delivery, du coût du projet, ou du nombre d’invités que vous pouvez prévoir pour votre match de MammothBall.
Elle a pour avantage de fournir un repère qui permet de prendre des décisions et surtout l’avantage d’avoir un résultat qui correspond à nos attentes. (Nous y reviendrons)
Celle qui rate permet de comprendre que sa prévision était mauvaise, son estimation ratée, et que le match de MammothBall va être un peu long pour vos 15 potes.
Vos amis qui viennent voir le match
La première correspond donc à votre estimation. Vous avez estimé quelque chose, ça c’est réalisé. Top, il est probable que votre estimation ait été a quelques jours prêt (Ou une demi-douzaine de convives), mais globalement vous êtes dans la zone. C’est bien.
Est-ce qu’être plus précis dans votre estimation aurait été un gain pour vous ?
Ou posé autrement, est-ce que savoir que votre projet se terminait le 20, le 20 au soir, ou le 20 à 18h avait un impact sur vos décisions ?
Parce qu’il n’en aurait pas eu sur votre moment d’achèvement de toute manière.
Il est même très possible que savoir que votre projet allait se conclure dans la deuxième partie de Mai eut été suffisant.
Chaque degré de finesse prend du temps à calculer. Il est facile de savoir que vous serez chez vous entre 18h et 19h, parce que vous êtes chez vous à cette heure-là tous les jours.
Savoir que vous y serez à 18h45 demande par contre nettement plus de recherches, et nettement plus de calculs.
Aka, du temps.
Alors effectivement, si vous arrivez à estimer que vous rentrerez à 18h45 et que vous y parvenez, c’est bien. Maintenant l’impact sur votre journée que vous soyez arrivé à 18h45 ou 50 est faible.
Et là c’est le cas ou vos efforts n’ont pas servis à rien.
Imaginons maintenant le cas intéressant, celui ou votre prévision est fausse.
La prévision a beaucoup plus de chances d’aller négativement que positivement. C’est triste, mais il y a plus de chance que la maison qui devait se construire en six mois en mette 9 plutôt que 3.
Est-ce que vous pouviez le prévoir ? A priori non, vu que vous ne l’avez pas fait. Est-ce qu’une analyse plus poussée et… Non plus. Les phénomènes impactant sont hors-scope, parce que si on y avait pensé, ils n’auraient pas étés impactant. (Cf, si vous pensez que vous pouvez tout prévoir, c’est cool pour vous.)
Du coup, mon constat est le suivant.
Il est pratique d’avoir une estimation, mais ça ne sert à rien d’y accorder trop d’énergie à la création et les prévisions fausses sont beaucoup plus importantes que les prévisions justes.
A titre personnel, je ne m’intéresse qu’aux prévisions extrêmes désormais. Savoir si mon projet va générer 80 000, 100 000 ou 200 000 euros ne m’intéresse pas. La scalabilité de l’ensemble fait qu’il n’y a pas de changement majeur sur le projet. C’est ce qui se produit si je fais 1 000 euros ou 5 millions qui est important et que j’ai besoin d’anticiper.
La semaine prochaine nous verrons l’impact du Moonwalk sur l’économie Sud-Coréenne.