L’effet Durant

Un homme et son talent transcendant

Kevin Durant lors d’un match en 2016 | ABC7/AP

Pendant une journée reconnue pour ses feux d’artifice, des éclats se sont ressentis dans le monde de la NBA. D’ailleurs, la journée d’indépendance américaine marque le départ de Kevin Durant et le début d’un nouveau chapitre dans sa carrière.

Le 4 juillet 2016 constituait d’un lundi après-midi agréable et typique. Il faisait ensoleillé ; le paysage enrobé des simples plaisirs d’été. Tous attendaient avec impatience la décision de l’homme responsable pour l’équilibre dans l’univers du basketball. Et comme de nombreux athlètes de la NBA, les enthousiastes éprouvaient de sentiments mixtes.

Pour la plupart, c’est une nouvelle surprenante. Suite à la déclaration, plusieurs partisans d’Oklahoma se sentent trahies, mais d’autres comprennent sa décision. Parmi ces partisans, méritent-ils de voir partir le meilleur joueur de leur histoire?

Le rapport de la NBA, que La Presse a obtenu, est clair. Kevin Durant attriste ses admirateurs avec sa décision. Après tout, il a beaucoup vécu à Oklahoma dont il appelait son « chez-soi ». Les contributions au cours de ses neuf années étaient profondes, sur et hors terrain. Il a aidé l’organisation dès le début en touchant la communauté, a-t-on appris lors d’un discours du président de d’Oklahoma City Thunder, Clayton Bennett.

En 2013, l’athlète de 24 ans a contribué 1 million de sa poche au soulagement de la tornade catastrophique à Oklahoma. De même, Durant se soucie de sa communauté. Il est déterminé à répandre le message du basketball. À cet égard, il n’est pas question de le remercier pour ses efforts charitables. Lui qui possède une fondation avec initiative d’enrichir la vie des jeunes à travers divers programmes éducatifs et sportifs.

« Si vous ne pouvez pas les vaincre, rejoignez-les ». C’est donc la mentalité qu’en pense ses partisans à travers les médias sociaux. L’année dernière, le Thunder d’Oklahoma City s’est rendu aux finales de la conférence ouest, mais c’est Golden State qui a remporté la victoire. Plus de trois mois plus tard, l’athlète rejoint à l’équipe adversaire. Nul ne s’attendait à cette décision.

Kevin Durant continue à se développer en tant que joueur. De fait, il retient plusieurs records avec Oklahoma City, restant fidèle avec elle pour toute sa carrière. Justement, il est le joueur par excellence de la NBA en 2014. De plus, il est le prix convoité de la collection des joueurs autonomes de la session 2016. Toutefois, Durant n’a pas encore décroché la victoire d’un championnat. Cette année, il veut changer sa routine.

« Je voulais sortir de ma zone de confort dans une nouvelle ville qui offre le plus grand potentiel pour ma contribution et ma croissance personnelle », affirme Durant sur le site The Players’ Tribune. « Je viens de Washington, mais véritablement, j’ai grandi avec Oklahoma City. La ville me manquera, tout comme le rôle que j’ai eu avec cette équipe remarquable ».

Mais est-ce une raison pour partir de la ville qui le traitait si bien?

« Ça me fait de la peine de savoir que je vais décevoir beaucoup de gens avec ma décision, mais je pense que c’est la bonne décision à ce moment précis de ma vie et de ma carrière », continue-t-il.
Kevin Durant avec sa nouvelle équipe | Beck Diefenbach/AP

En vérité, Durant regrette sa décision mais il sait que c’est une étape nécessaire pour l’ensemble de sa carrière. Tout comme plusieurs enfants, Kevin est issu d’une mère monoparentale. Depuis l’enfance, sa mère lui était une forte influence. Elle a beaucoup sacrifiée pour son bien-être. Ses entraîneurs ont vite reconnu en lui les qualités d’un joueur talentueux. Chaque jour, il se faisait taquiner par ses camarades pour sa hauteur. Et maintenant, c’est un avantage. C’est une décision qui lui rendra plus proche de sa mère.

Bref, c’est son choix. Les partisans ne peuvent que l’influencer. De toute façon, les meilleurs joueurs veulent tous créer leur propre moment de gloire. À présent, c’est son tour. Mais depuis quand les joueurs abandonnent leurs partisans? Il faut d’abord se mettre à sa place.

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