Inconscience éveillée au service d’une femme rêveuse

le rêve ou l’idée que l’on s’en fait

4–3–2–1 ! Enfin ! Le jour que j’attendais tant. Le jour que nous attendions toutes tant est enfin arrivé : les Soldes !

Je n’aime pas particulièrement faire les soldes au moment de la 1ère démarque car 30% de réduction ce n’est pas assez. Toutefois, lorsque mes deux compères m’engrainèrent à faire un tour…je ne sus refuser. Déception, car comme d’habitude :

- Soit les articles que je convoitais n’étaient pas soldés

- Soit ma taille n’était pas disponible pour les articles soldés (oui car QUI fait du XS à l’âge adulte hormis une personne atteinte de nanisme ou dite de « petite taille » ?

Bonne affaire

les soldes nous rendent folles

Arriva le jour béni de la 2ème démarque. Campagnes d’emailing bien rodées, je reçus les SMS et emails de mes marques préférées. Je me rendis de nouveau au Centre Commercial le plus proche de chez moi (qui n’est pas terrible) pour aller directement à ma boutique favorite. Là, je cherche les articles à -70% uniquement, sinon ça n’a pas le moindre intérêt n’est-ce-pas ? Et je repars avec une robe et 3 hauts pour 50€, qui ne sont même pas le prix de base de la robe !

En me dirigeant vers le parking, je passe devant MA boutique chérie d’amour de chaussures : San Marina. Technique affûtée, je m’y rends normalement à la fin, mais là j’aperçois une paire de sandales à talons Mama Mia ! Tellement belles… J’entre dans le magasin, je demande le modèle, et là : ma taille est disponible.

Je les essaie, elles me vont super bien, sont confortables, agréables à porter, me font un beau galbe… Bref ! Elles sont parfaites et je les achète.

Rencontre du 3ème type

Le lendemain, je me rends à une mini-conférence on va dire, sous forme de talk-show. Sont invités un auteur, une chanteuse ainsi qu’un traiteur vegan. Ce dernier nous a fait déguster un délicieux plat à base de riz, patate douce, champignons. S’en est suivie une présentation ainsi qu’un jeu de questions réponses.

Classiques furent les questions de type « Pourquoi êtes-vous devenu vegan ? », « Que mange-t-on lorsque l’on est vegan ? », « Quelles sont les différences entre vegan et végétarien ? », etc.

Au moment de ma prise de parole où j’explique ma motivation par amour pour les animaux qui sont maltraités, réduits en esclavage, inséminés de force, séparés de leurs mères, etc ; au nom du gaspillage alimentaire, de la viande de piètre qualité, etc ; le traiteur me répond : « Tu as de très belles chaussures. ». Je le regarde interloquée, yeux ronds : je ne comprends pas.

Quelques secondes de réflexion et là ça me fait tilt ! Oui je suis vegan mais je porte des chaussures en cuir de vache. C’est alors bien compliqué pour moi qui raffole tant des escarpins. Puis il me dit : « Tu es d’accord pour ne pas manger des animaux, mais tu es d’accord pour qu’on les abatte pour leur peau, alors ne vaut-il pas mieux les manger avant ? ». Et à cet instant je revois mon manteau en fourrure de lapin angora, certes pas acheté mais hérité, mais que je possède tout de même malgré le fait que je ne le porte plus depuis des années.

La vérité c’est que je ne suis pas vegan ; simplement je ne mange pas de viande par choix. Mais en aucun cas je n’appartiens à ce courant, cette philosophie, cette tendance.

Ne pas manger de viande est un droit, posséder 50 paires de chaussures également. Le jour où je voudrais réellement mener un combat pour les animaux il faudra arrêter d’acheter du cuir…

Car in fine, triste à admettre, entre le Super Carnivore et moi il y a une différence bien maigre puisque nous consommons les animaux, simplement à des fins différentes :-( .

PS: les chaussures en plastique donnent des cors aux pieds, et le plastique provient du pétrole, lui-même responsable des guerres civiles en Afrique. Je crois qu’il faut vivre pieds nus et à poil…

Mme Vivi

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