Photographie par Quentin Haentjens

Let’s Speak Design, une exposition instantanée

Le LSDshow, ce n’est pas seulement la première exposition instantanée de l’option DWM. C’est aussi un lieu d’échanges et de rencontres où chacun a été amené à partager son savoir, son expérience. Et si l’enjeu était de taille pour les étudiants de la Haute École Albert Jacquard, c’est avec bonne humeur qu’ils ont quitté leurs écrans et relevé ce défi pour aller à la rencontre des autres, pour rendre concrète cette notion d’utilisateur et échanger avec eux, d’être humain à être humain sans l’intermédiaire de leurs machines.

Photographie par Chloé François

Dans les projets exposés, les troisièmes années présentaient leur Ilab. Des bornes interactives proposant des solutions ergonomiques aux problèmes que nous avons tous déjà connus lorsque l’on doit retirer de l’argent à la banque, prendre nos tickets avant de grimper dans un train ou encore utiliser le système de villo mis à disposition dans toutes grandes villes qui se respectent. Qui ne s’est pas déjà au moins une fois pris la tête à essayer de trouver l’option la plus rapide et la plus avantageuse ? Et tout cela pour, au final, se perdre dans une continuité semblant infinie de choix et d’étapes. Les étudiants en troisième DWM on réfléchi à des solutions. Et c’était l’occasion pour eux de les présenter au grand jour.

Pour ce qui est des deuxièmes, les jeunes arrivants de l’option ont été déposés par groupe de quatre devant des conférences. Ils ont regardé, appris, noté, retranscrit. Ils ont mis leurs mots sur ceux d’un conférencier, se faisant passerelle entre lui et la personne ne connaissant pas le monde du web. Et enfin, ils l’ont mis en ligne. Une grande première pour beaucoup d’entre eux. Les premiers battements d’ailes d’un oisillon voulant apprendre à voler.

Photographie par Quentin Haentjens

Pour beaucoup, cela a été la première fois que leur travail a été exposé. Et de par leur présence, Autrui, l’Utilisateur a été amené à devenir une réalité pour les étudiants de DWM. Et nul ne doute que cette expérience a été enrichissante pour tout le monde. L’étudiant DWM est sorti de derrière son écran, a souri et expliqué ses travaux. De narrateur passif, il est devenu narrateur actif et présent. Une prise de conscience pour certains, une évidence devenue réalité pour d’autres.

Photographie par Jéremy Germonprez

Avant toute chose, cette exposition était, à l’image du web, un échange et un partage. Partage d’expériences, de connaissances, de passions, d’histoires. Car, après tout, n’est-ce pas là l’essence même du web ? Transposer les histoires autour du feu de camp sur un écran, étendre la communication au coin du feu à partout, où on veut, quand on veut. Et c’était surtout de cela qu’il était question au LSDshow.

Si les étudiants sont habitués à communiquer au travers d’un écran, c’était en cette fin d’après-midi un exercice d’un autre genre qu’ils ont pratiqué. Proposer à Autrui de découvrir leurs histoires, leurs réflexions et leurs recherches. Sortir de leur écran, rencontrer réellement l’utilisateur, discuter, échanger.

Photographie par Quentin Haentjens

Mais au-delà d’un contact DWM-Autre, le LSDshow a aussi été un contact DWM-DWM ou encore DWM-HEAJ, une expérience enrichissante pour chacun. Curiosité de savoir ce que son voisin pouvait fournir comme travail, possibilité de mettre un visage derrière un projet, d’en discuter ensemble. Des questions à propos des stages, de leur déroulement, l’étudiant de troisième qui conseille l’étudiant de deuxième, qui partage des liens, des expériences, des idées. En terme d’échange, il n’y a aucun doute sur la réussite de cette exposition organisée et encadrée par François Bourgaux, Arnaud Di Nunzio, Rémy Saint-Cricq et Philippe Thronte.

Photographie par Chloé François

Article rédigé par Mahault Bosmans & Morgane Bosmans

Photographies par Quentin Haentjens, Jéremy Germonprez et Chloé François

DWM — LSD Show — HEAJ

Tu veux en savoir plus ? Un autre article sur le LSDShow est disponible.