Les jeunes discutent du travail précaire

Le travail précaire touche de nombreux jeunes Canadiens. Ils sont aussi les plus susceptibles de faire des stages non rémunérés à temps partiel, occasionnels et temporaires. Trente-neuf pour cent des Canadiens entre 15 et 29 ans occupent des emplois précaires. Vous pouvez lire ci-dessous les témoignages de certains d’entre eux :

« Après avoir obtenu mon diplôme universitaire, j’étais incapable de trouver un emploi régulier, ce qui fait que j’ai occupé huit emplois en deux ans. Les employeurs qui lisent mon cv ont certainement l’impression que je ne suis pas capable de garder un emploi. Avec des emplois peu payés et instables, essayer de payer ma dette d’études est devenu un cauchemar. Je suis de retour sur les bancs d’école en espérant qu’en étudiant dans un autre domaine, j’aurai plus de chances de me trouver un emploi, mais je n’y compte pas trop. »

– David a obtenu un baccalauréat en psychologie et en études religieuses. Il vient d’une région rurale du Québec, mais il vit présentement à Ottawa où il étudie en traduction et travaille à temps plein comme directeur d’un centre d’entraînement.

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« Pour moi, le travail précaire veut dire vivre à la limite du seuil de la pauvreté sans savoir ce que l’avenir me réserve et ce que je peux faire pour assurer mon avenir et celui de ma famille. Parfois, je décroche des emplois intéressants qui représentent de beaux défis et qui me permettent d’apprendre de nouvelles choses et de rencontrer des gens intéressants. D’autres fois, la vie quotidienne devient une bataille qui me cause beaucoup d’anxiété. »

– Émilie a obtenu un doctorat en pensée sociale et politique. Elle est née à Québec et vit présentement à Montréal. Elle vient à Ottawa toutes les semaines pour enseigner.

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« Je suis présentement à la recherche d’un emploi. Des emplois à court terme et précaires m’ont incité à devenir travailleur autonome sans le filet de sécurité de l’AE, sans la possibilité que mon syndicat me représente auprès de mon employeur, sans salaire décent et sans savoir quand je recevrai mon prochain chèque de paie. Comme travailleur précaire, je vis dans l’instabilité et l’incapacité de voir au-delà du prochain chèque de paie. »

– Andrew est un photojournaliste né au Nouveau-Brunswick. Il partage son temps entre Fredericton, Ottawa et d’autres villes où il se rend pour le travail.

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« Lorsque j’ai terminé ma maîtrise en 2005, j’avais 23 ans et je ne savais pas combien de temps il me faudrait pour payer ma dette d’études. J’ai accepté un emploi à temps plein dès que l’on m’en a offert un, mais cela n’a pas été facile. Depuis ce temps, j’ai obtenu des contrats à durée indéterminée et occasionnels en ayant recours à une agence. J’ai été mise à pied et maintenant j’ai deux emplois à temps partiel au salaire minimum. Ce n’est toujours pas facile. »

– Melanie détient une maîtrise en sciences politiques. Elle travaille à temps partiel comme employée syndiquée dans l’industrie alimentaire. Elle est née au Manitoba et vie présentement à Toronto.

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