Banlieue = bannissons vos lieux communs

Ma banlieue à moi n’est pas morose, même si elle n’est pas rose, 
 Ma banlieue à moi n’est pas cliché, sauf ceux qui immortalisent nos poses, 
 Ma banlieue à moi fait preuve de décence quand la télé en cultive son absence, 
 Ma banlieue à moi est fière, pas comme les paroles qu’ils déblatèrent, 
 Ma banlieue à moi se bat pour exister sans vendre de stéréotypes négligemment chantonnés, 
 Ma banlieue à moi est grave, l’auto-censure l’a endurcie, 
 Ma banlieue à moi essaye de s’en sortir, sans brader une réalité fantasmée, 
 Ma banlieue à moi est diverse, dans ses réussites comme ses échecs, ses raps comme ses versets, 
 Ma banlieue à moi n’est pas soumise, ni à l’audimat ni à l’archétype mensonger,
 Ma banlieue à moi est persévérante, elle fuit la facilité, elle est battante.

Ma banlieue à moi n’est pas celle qu’un humour douteux essaye de te faire ingurgiter, en toute innocence, en toute culpabilité.

Merci Ornella et Julien Doré de me le rappeler.

#autocensurelecliche

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