A year ago…

Un an après.

Il y a un an pile, je m’apprêtais à traverser l’Atlantique et tout le continent américain avec mes trois filles et ma femme enceinte d’une quatrième princesse, pour aller me faire accélérer la fibre entrepreneuriale dans la Silicon Valley.

Pour être exact, je devrais dire que je m’étais greffé au projet de ma femme en la rejoignant, elle et ses deux associés, dans sa startup qui comptait réinventer la « sweat-equity » sur fond de blockchain et d’innovation juridique…

Le projet avait plutôt bien pris en France : les clients se faisaient de plus en plus nombreux, les curieux de plus en plus curieux et les media de moins en moins frileux….

On peut même dire que tout ce que la France compte de canards ou de JT spécialisés nous avait ouvert leurs colonnes ou leurs plateaux… au point qu’une de nos candidatures auprès des accélérateurs américains avait reçu un accueil plus que favorable : « The Refiners » nous avaient demandé de rejoindre la fleet #3 de leur programme spécialisé pour les « foreign founders » dans la Silicon Valley.

Il y a un an, donc, nous partions, la fleur au fusil, conquérir le monde en démarrant par la case « Californie », passage obligé de l’élite entrepreneuriale mondiale qui souhaite lever des millions auprès des plus grands fonds de la planète…

Exactement 7 semaines plus tard, nous jetions l’éponge.

Le terme « accélérateur » a ceci de précis et parfaitement approprié en ce qui nous concerne, que nous en avons expérimenté l’essence même des effets : nous avons gagné 2 ans.

Comme une accélération de l’évidence. Un bond dans le temps. Une chance à grande vitesse.

Après sept semaines passées au contact des mentors, des intervenants, des partners de The Refiners, il apparut évident que le projet n’était pas viable pour la Valley, voire pas viable pour le reste du monde.

Et précisons ici que le travail effectué par l’accélérateur à nos côtés, que les conseils avisés de Géraldine Lemeur, Pierre Gaubil et Carlos Diaz, ont été et sont toujours précieux et nous ont permis d’ouvrir notre champ de vision, de préciser notre façon de voir notre métier et surtout, nous ont encouragés dans notre besoin et notre envie d’être des entrepreneurs, tels que nous l’avions toujours été, avant cette aventure.

Allons plus loin : c’est même une grande richesse d’avoir pu nous frotter à cet écosystème et d’avoir pu en comprendre les mécanismes, les subtilités.

Et c’est donc, armés de tout cela, mais camouflés dans notre costume de débâcle, que nous sommes revenus à Paris en janvier 2018… cette fois-ci à 6, puisque Kim était entre temps née à San Francisco, devenant de fait le premier bébé franco-américain « accéléré » de la Silicon Valley !

Est tout d’abord venu le moment de « raconter ».

Raconter la confrontation culturelle. Raconter l’aventure. Raconter les montagnes russes au pays de l’Oncle Sam. Raconter l’échec.

Puis, ce faisant, c’est finalement cette chance, cette richesse, cette expérience, qui au fil des conversations, prirent le dessus. Ce furent même d’abord les autres qui le remarquèrent. Nous poussant, nous, à mettre en avant le verre à moitié plein de ce périple qui nous avait non seulement fait gagner du temps, mais qui nous avait surtout transformés. Ouvert les yeux et rendu plus aguerris.

Ce changement de vision de notre propre histoire s’est donc peu à peu traduit dans notre façon de la raconter…

Rapidement, il n’était plus question d’échec, mais d’aventure entrepreneuriale, il n’y avait plus de regrets, mais bien au contraire des forces supplémentaires, des connaissances additionnelles, des méthodes nouvelles entre nos mains et à notre disposition…. des opportunités !

« J’étais aveugle, et maintenant, je vois »

Sans évoquer à proprement parler une « épiphanie », il est certains éclairages qui vous donnent à nouveau la force de croire en vos projets, fussent-il différents de ceux qui vous portaient jusqu’alors….

C’est donc très naturellement que s’en suivirent des mises en relation.

Très classiques et informelles : « tu devrais voir machin, il lance sa startup, il est un peu paumé »… « tiens, bidule vient de lever un peu d’argent, mais il est un peu surchargé, il a besoin d’aide, d’avoir une meilleure vision »…. « dis-donc, j’ai truc qui lance son incubateur au sein de son entreprise, et franchement, ils ont les moyens, mais pas d’idées ni de méthode, tu ne voudrais pas les rencontrer ? »

Et dès le mois de février, ce sont donc les réussites, les apprentissages, les retours d’expériences et les méthodes, que sont venus chercher les contacts, les prospects, puis les clients, auprès de nous ; nous poussant à toute allure vers le conseil…

………….

« Le ‘conseil’ : quelle horreur ! »

Voilà ce que je vous aurais encore dit il y a quelques mois !

En effet, j’ai de tout temps eu une très mauvaise opinion des consultants en tous genres. Toujours.

Dès ma sortie d’école de management, je m’étais dit « je ne foutrai JAMAIS les pieds dans un big five, ni plus que je ne ferai de la vente »…. avant d’atterrir quelques semaines plus tard au service commercial d’Accor Service (Edenred, ndlr).

Comme quoi « ne jamais dire ‘jamais’ ! », n’est-ce pas !?

Mais le conseil ? Non. Jamais.

J’avais toujours considéré le consultant comme cette sorte de machin inculte baragouinant un « globish franglaicisé » pour masquer une incompétence crasse et maintenir ainsi chez celui qui a recours à son service, l’illusion qu’il demeure essentiel au fonctionnement de son entreprise.

Vraiment !

J’avais une sorte de grand sac dans lequel je faisais se côtoyer ces énergumènes avec les hurluberlus de la com ! Même langage, même combat : enfumer le client en se donnant des airs d’Alain Minc de superette !

Bref : ce ne serait jamais MA place, ma case, mon métier….

Jusqu’à ce mois de février 2018, donc.

Alors je ne dis pas que l’on va révolutionner le métier de consultant, mais on est bien partis pour le dépoussiérer un bon coup : le rendre compréhensible, simple, utile et abordable !

Nouvelle aventure, nouveaux horizons, nouvelles collaborations ! Toujours au contact de l’innovation, toujours en mode « entrepreneur ».

Je vous donnerais des nouvelles ! Stay tuned, people ! Et « bonne rentrée 2018 ! »

Nash / Light Me Up — Innovation Studio

Nash :: repeat entrepreneur

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