L’open data : un bien commun ?

L’open data, c’est quoi ?

Une conspiration anti vie privée / la révélation de tous nos échanges sur le web ? Non ! L’open data c’est plutôt l’ouverture de toutes les données publiques, scientifiques, technologiques,… aux citoyens du monde. La confidentialité de nos données personnelles n’a donc rien à voir avec l’Open data. On peut même dire que confidentialité des données et Open data sont copains comme … bref. D’ailleurs, l’idée n’est pas récente, elle a été proposée la première fois par nos amis les bonnets phrygiens. Et oui, l’article 15 de la déclaration des droits de l’homme stipule que « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ». Depuis le principe s’est ouvert à d’autres domaines.

Mais alors, ça sert à quoi l’Open data ?

L’Open data, cela permet d’améliorer les connaissances, de diffuser l’information, d’apporter l’enseignement partout dans le monde, de développer l’innovation et de favoriser la transparence, tous domaines confondus (#EtOuaisRienQueCa). L’Open data engendre donc une création de valeur, par les citoyens, les services publics et les entreprises. Par exemple, Wikipédia est basé sur le principe de l’open data. Ce n’est généralement pas la source que l’on privilégie lorsqu’on doit faire une étude poussée, mais il n’empêche que l’encyclopédie en ligne propose des millions d’articles alimentés par des auteurs experts dans leur domaine à travers le monde. Et l’important, c’est que les données sont non soustractives. Cela signifie que leur usage par l’un n’empêche pas les usages par les autres.

Un bien commun ?

La monétisation des données ne devraient pas être le modèle fédérateur de toute notre économie. Les données scientifiques, administratives, politiques, sociales … nous appartiennent à tous. Il est impensable de devoir payer pour obtenir une étude scientifique. Le savoir est universel et il devrait être accessible par tous à n’importe quel moment. Par exemple, le projet « Ultimate Earth Project » prévoit de simuler la Terre sur ordinateur en prenant en compte des centaines d’études scientifiques menées sur son atmosphère, sa géosphères, son hydrosphère … Ce projet de grande envergure pourrait avoir un impact formidable sur la compréhension de notre planète. Cependant, au lieu de partager les données librement entre scientifiques du monde, on assiste à une course contre la montre à ceux qui lanceront leur simulateur en premier.

Mais ne soyons pas grognons, l’open data, tel un bien commun se développe de plus en plus auprès des administrations (d’ailleurs récemment, le site SIG Lab avec les données d’audience des sites du gouvernement est sorti !)et des entreprises s’y mettent. Par exemple, la licence Creative Commons permet à n’importe qui de partager une idée, une création, un projet, un code informatique, un logiciel … avec le monde entier ! Ces créations sont utilisables si l’on cite la source de l’auteur. Dans ce cas, la création de valeur est réelle puisque des utilisateurs de Creative Commons (des commoneurs #CaEnJette !) peuvent modifier les créations pour les améliorer (surtout sur des projets informatiques).

Chez Newmanity, nous sommes pour l’open data sous forme de bien commun. Nous utilisons d’ailleurs un logiciel open source adapté à notre entreprise qui permet l’envoi des e-mails de notre messagerie ; )

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