L’érosion des réalités

Les avancées dans le domaine de la réalité virtuelle s’accélèrent et se précisent chaque jour: les premiers effets dans le domaine de la santé se font connaître, le secteur de la formation est à repenser totalement, et d’autres secteurs comme le journalisme ou l’éducation sont directement influencés.

On peut trouver des applications dans beaucoup de champs de la vie quotidienne, voir intime : sexualité, dépression, accompagnement, angoisses, …

Les marchés de la réalité virtuelle et augmenté est susceptible d’atteindre 150 milliards de dollars de revenus en même pas 4 ans et sont de plus en plus plesbiscités : attendez vous à voir chacun de vos déplacements accompagnés d’indications — qui a dit suggestion?, vos promenades enrichies de propositions d’endroits insolites à voir, vos discussions complétées par des informations. Sérieusement, la VR/AR a la possibilité de se retrouver partout. Chaque acte de notre quotidien pourrait répondre à un besoin assoupli grâce à ces solutions.

Les réalités enrichies ne sont pas des fins en soi

Qu’est-ce qui nous fait converger vers l’enrichissement de notre réalité ? Il devient légitime de se demander ce que ces avancées peuvent apporter à l’humanité si ce n’est la planète, au-delà des aspects curateurs de ces technologies. Nous sommes en plein tâtonnements, aucune règle n’est clairement édictée. Chaque groupe, professionnel ou individu qui s’arme de ces moyens se forge sa propre école.

Gardons bien en tête à quel point chaque produit en réalité enrichie d’aujourd’hui se veut être un prototype. Il y a peu de modèles, encore moins qui dureront dans le temps. Nous rejouons l’arrivée du train en gare de la Ciotat à chaque nouveau projet, et c’est une période incroyable et excitante qui s’annonce. Il y a fort à parier que les prochaines générations regarderont (“regarderont “! Ce qui sera loin de leur pratique de ressentir, vivre, ou d’un autre terme inventé pour coller à une notion de ressentir sans vivre une fausse réalité parallèle) une des expériences de notre époque et diront : “Mais comment ont-ils fait pour avoir l’impression que ce train foncait vers eux ?”.

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