Pourquoi j’efface mes tweets

Et par extension, pourquoi je supprime mes posts sur les réseaux sociaux.

Twitter est mon réseau social favori. Qui a un avantage qui est aussi un problème: les informations y sont très rapidement digestes. Il faut dire qu’avec la possibilité de publier uniquement en 280 signes (140 il y a encore peu), la boulimie est très rapide. Mais le souci est qu’à force de s’abreuver d’autant de brièvetés, notre cerveau finit par s’y accoutumer et on se retrouve vite incapable de lire un texte qui fait plus de quinze mots, si on n’y prend garde.

Je me suis inscrit sur Twitter en 2010, dans la foulée de la création de ce qui est aujourd’hui mon plus ancien blog. Très vite, j’ai apprécié l’outil. Il faut dire que c’est un réseau social assez élitiste, car à la différence de Facebook, les twittos camerounais sont plutôt éduqués (ayant terminé les études secondaires, ou ayant suivi des études universitaires).

Frénésie

Pendant les premières années, c’était la frénésie. Oui, on enviait ceux qui avaient des dizaines de milliers de tweets publiés au compteur. Oui, il fallait qu’on soit le plus actif possible. Quitte à publier tout et vraiment n’importe quoi.

Puis un jour, je me suis retrouvé avec 25000 tweets publiés. A ce moment, j’ai commencé à me dire qu’il y avait comme un problème. Qu’avais-je pu raconter de si intéressant pour me retrouver avec autant de publications sur ce réseau social? A bien y regarder, rien en fait. J’ai entrepris de parcourir le millier de tweets les plus récents que j’avais publiés et la caducité de la majorité d’entre eux m’a frappé.

Le grand ménage

Un ménage était donc nécessaire. Je trouvais tout à coup grossier ce chiffre affiché sur mon profil. 25000. J’ai aussi été aidé dans cette décision par ces affaires de personnalités rattrapées par d’anciens tweets malheureux, publiés plusieurs années auparavant. L’autre chose était qu’il arrivait que les utilisateurs interagissent avec de très anciens tweets, où je disais des choses dans lequelles je ne me reconnaissais plus forcément. Et enfin, des petits malins sur ce réseau sont spécialisés dans la pratique de te ressortir un tweet datant de Mathusalem pour te mettre face à tes contradictions. Ai-je fait des publications sur Twitter que je n’assume pas/plus? Oui, absolument!

Je me suis mis à chercher. Il me fallait un outil qui allait me faciliter la suppression de tous ces tweets et je l’ai trouvé! En dix clics et en quelques minutes, je suis passé de 25000 tweets à 0. En sus, j’ai activé une petite application qui supprime automatiquement les tweets vieux de plus d’un mois.

Et le processus ne se limite pas à Twitter. Facebook a implémenté un petit outil pratique: Ce jour-là. Il permet de revenir facilement sur les publications effectuées à la même date les années précédentes. Je le consulte très souvent.

Dans le même temps, j’ai désactivé mes comptes sur hi5, Viadeo et Google+. Je suis tombé sur cet article d’Emily Dreyfuss sur Wired, qui explique pourquoi elle regrette d’avoir effacé ses anciens tweets, qui étaient autant de souvenirs qu’elle avait supprimés à tout jamais.

Je n’ai pas eu ces états d’âme.