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L’un des pires articles que j’ai pu lire sur l’affaire, manifestement l’auteur ne comprend ni le féminisme, ni l’histoire, ni la sociologie et a décidé, en bon misogyne, d’écrire un texte à charge contre Buffy Mars et le féminisme. J’espère qu’il aura la bonne conscience de le supprimer ou du moins de le modifier au plus vite en lisant ces quelques retours :

Tout d’abord, sur la notion de harcèlement il faut décorreler 2 choses:
- L’affaire Buffy Mars, qui n’a jamais parlé de harcèlement mais de faute professionnelle
- Le Hashtag de soutien #harcelementdomicile lancé par d’autres féministes pour essayer d’attirer l’attention sur les cas de harcèlement (VRAI harcèlement pour le coup) subis par les femmes par des techniciens, pizzaïolos, livreurs etc. (Buffy Mars ne revendique pas son cas dans ceux-là) et de faire évoluer le débat sur quelque chose de constructif.

Ensuite sur la conception de harcèlement, l’auteur se trompe lourdement en confondant 2 choses. Le harcèlement, effectivement subi par les femmes par les alpagueurs de rues et les textos non sollicités. (Puisque c’est répété et constant, il s’agit bien de harcèlement) et le harcèlement d’un point de vue juridique, qui, l’auteur a raison de le souligner, ne saurait prendre en compte les harcèlement sociétal.

Les féministes, à juste titre, pointent du doigt le fait que ce harcèlement existe. Par contre, et c’est là que l’auteur fait un premier procès d’intention, jamais elles ne demandent à la justice de punir les harceleurs pour “harcèlement”. Tout comme Buffy Mars ne demande pas à Orange de condamner son technicien pour “harcèlement” mais seulement pour faute professionnelle, ce dont il est à 100% coupable.

Deuxième procès d’intention l’auteur explique que les féministes voudraient imposer à la société une nouvelle loi (c’est faux), à Orange des sanctions (c’est faux) et que Buffy Mars aurait usé de son influence.

Buffy Mars a posté ce jour là cette histoire comme elle en raconte tous les jours sans donner le nom du technicien (alors qu’elle a été traitée de tous les noms), sans demander à ses 3000 followers de faire remonter l’info ou de la partager. Expliquer qu’elle a fait cela pour des questions d’intérêt personnel ou pour faire pression sur Orange c’est faire un (troisième) procès d’intention (et ne pas la suivre/connaître).

Enfin, terminer l’article en expliquant que le sexisme nuit aux hommes (c’est vrai) mais sans rappeler qu’il nuit AVANT TOUT aux femmes, après avoir fait trois procès d’intention aux féministes, c’est pour le moins osé, tout au plus infâme.

Pour bien enfoncer le clou, les conclusions sont salissantes de bêtise:

  • “Utiliser les données personnelles d‘une clientes pour la complimenter est effrayant pour certaines et dangereux pour d’autres, même quand ce n’est pas du harcèlement.”
    Utiliser des données personnelles c’est surtout une faute professionnelle, interdite par la loi, les procédures et les formations Orange. C’est scandaleux et Buffy Mars a raison de dénoncer cet acte pour ce qu’il est: une faute professionnelle.
  • Ceux qui sont dans la misère sexuelle et affective doivent l’accepter et l’assumer pour la combattre intelligemment et efficacement.
    Là on est en plein WTF, l’auteur ne connait ni Buffy Mars, ni le technicien et il se permet de faire des corrélations plus que douteuses.
  • Rejeter le féminisme en bloc dès qu‘on est pas d’accord avec une féministe est une erreur. Le féminisme a encore beaucoup à apporter aux femmes et aux hommes.
    Alors pourquoi l’auteur ne se dit-il pas féministe ? Pour rappel être féministe c’est souhaiter l’égalité homme femme, or l’auteur explique : 
    Bien que j’ai tenu à ce que ce texte soit corrigé par des femmes féministes, je ne me revendique pas de cette cause”. 
    Après lecture du texte on comprend qu’il s’agit d’un auteur misogyne.
  • S’arroger le droit d’étendre la signification de mots légalement connotés (surtout de la part d’ “anarchistes”) peut produire une certaine crispation.
  • Non. Personne ne s’arroge le droit de quoi que ce soit. Se voir affublé de tous les noms tous les jours est du harcélement, de par sa définition française. 
    Le harcèlement est un enchaînement d’agissements hostiles à répétition visant à affaiblir psychologiquement l’individu qui en est la victime.” 
    C’est le cas. Que ce harcèlement ne puisse être légalement traité est une autre affaire.
  • Harceler ceux qui dénoncent (même à tort) le harcèlement n’est pas acceptable (et les confortent dans leurs opinions).
    Pourtant c’est exactement ce que fait cet auteur en faisant des procès d’intention à répétition aux femmes qui se battent tous les jours pour faire valoir leurs droits.