Ooshot au festival international de la photographie d’Arles

Très attendues par l’équipe d’Ooshot, les Rencontres d’Arles ont tenu toutes leurs promesses. Aux premières lueurs de l’aube, nous nous empressâmes dans une Gare de Lyon déserte. Quelques heures et un changement plus tard, nous étions accueillis par Arles, le cri de ses cigales et surtout son beau temps. Nous troquâmes très vite nos vêtements contre des tenues plus légères, dans l’espoir de brunir des peaux boudées par le soleil parisien cet été.

Le charme de la ville nous conquit immédiatement. Chaque année depuis 46 ans, la ville se transforme et vibre au rythme des expositions, des vernissages et des soirées qui s’y multiplient. Une énergie artistique traverse ses rues où un soleil de plomb peine à décourager les passionnés de la photographie. La foule, élégante et éclectique, enchaîne les évènements. On entend ici et là les commentaires des uns et des autres autour de ce qu’ils ont vu, aimé ou détesté.

Les Rencontres d’Arles ne laissent jamais indifférent. Nous ne faisons pas exception.

Voici ce que nous en avons pensé…

Valerie, co-fondatrice et CEO d’Ooshot, a aiguisé son regard durant ses quinze années en tant qu’agent de photographes à Londres et Paris. Elle a été séduite par l’exposition d’Ethan Levitas qui met en avant la représentation conflictuelle de la police américaine. En effet, s’il est tout à fait autorisé de prendre en photo des agents de police aux Etats-Unis, beaucoup l’interdisent de manière illégale. Cette série, très intellectuelle, où des textes accompagnent les photos, résonne avec un contexte socio-politique très tendu aujourd’hui où les affrontements avec la police américaine se multiplient.

Thierry Van Biesen, grand photographe qui a travaillé aux quatre coins du monde, a d’abord retenu une vidéo, celle de William Kentridge. “More Sweetly Play The Dance”, projetée à Luma, est une joyeuse parade macabre qui a évoqué pour lui la condition humaine des moins chanceux de ce monde. Il a également été sensible au travail d’Augustin Rebetez, artiste suisse, qui a réinterprété les pratiques mauséales et les formes d’art contemporain avec un humour jubilatoire.

C’est Garry Winogrand qui a séduit Bertrand et François. L’affectueuse, ou moins affectueuse, intrusion du photographe dans une intimité, un cercle, une discussion, provoque une réaction, capte un regard qui est porté vers l’intrus. Ce dernier confronte le spectateur, instananément projeté dans la peau de cet intrus. Ce moment, censé être fugace, devient figé. Le talent de l’artiste en fait un moment superbe.

Thierry Maillet, notre COO, a été transporté par l’exposition mettant à l’honneur la Camargue et le western camarguais. La série de photos l’a ainsi replongé dans les classiques du genre, notamment le film culte Où es-tu Johnny?. Légère et divertissante, mais également touchante, cette exposition rappelle les richesses d’une région qui ne s’est pas contentée d’être une reproduction de l’ouest américain mais qui a su imposer ses spécificités à travers la série de films qui y a été tournée.

Nos développeurs ont quant à eux été séduits par l’humour féroce de l’exposition Hara-Kiri Photos. “Le journal bête et méchant”, tel qu’il se surnomme, a fait de la photographie la meilleure aliée de la satire. Cette exposition, qu’il a fallu préparer pendant 4 longues années, est un condensé du génie créatif des collaborateurs du journal et de leur anti-conformisme qui n’a pas pris une ride !

L’équipe Sales d’Ooshot a été touchée par l’exposition du grand Don McCullin. Celui qui est considéré comme l’un des meilleurs photographes de guerre a réussi à nouveau à nous plonger dans l’ambiance lourde de cette dernière. Dans ses photos, l’horreur côtoie le sublime, et si le thème de la guerre est récurrent, ses photos ne sont jamais redondantes. Bien au contraire: elles réussissent à traiter des grandes problématiques de notre temps tout en restant profondément intemporelles.

Mais Arles c’est aussi…

Des rencontres avec les passionnés de la photographie, du rosé, des plats copieux, une France grandiose face à l’Allemagne, la Nuit de la Roquette et ses festivités à la belle étoile, une balade à cheval organisée par Valerie qui révéla talents et maladresses équestres, un shooting improvisé par Thierry Van Biesen, l’anniversaire de deux de nos développeurs et surtout du soleil, du soleil et encore du soleil…

A l’année prochaine !

Photo de la team Ooshot par Thierry Van Biesen
Show your support

Clapping shows how much you appreciated Ooshot FR’s story.