Le switch des littéraires
Laetitia Vitaud
1349

Mille fois oui sur la dévalorisation des littéraires, et j’ajouterais la sur-valorisation des scientifiques…

Il y a aussi en France une difficulté pour qui veut garder un profil hybride tout en briguant une formation reconnue. Le diplôme est estampillé “ingénieur”, “lettres modernes”, “science politique”, “langues étrangères”… Dans chacune de ces formations, il y a peu de place pour l’ouverture à d’autres disciplines. Un exemple frappant: jusqu’à il y a un ou deux ans, les étudiants orthophonistes (métier plutôt littéraire) n’avaient pas accès à des cours de langues étrangères.

Le système des major/minor américain (ou les cours à la carte en Allemagne ou ailleurs) n’obligent pas les étudiants à éliminer toutes les matières enrichissantes sous prétexte qu’elles ne sont pas dans le champ du diplôme stricto sensu.

Et en effet, les profils hybrides ont des avantages à faire valoir dans les entreprises: j’ai souvent rencontré des scientifiques brillants, mais tellement peu capables de communiquer (par écrit dans leur propre langue, ou à l’oral dans une langue étrangère) que leurs travaux s’embourbaient et finissaient tôt ou tard par s’arrêter…

Merci pour ton article.

One clap, two clap, three clap, forty?

By clapping more or less, you can signal to us which stories really stand out.