Alors, c’était comment le StartupAssembly chez iAdvize ?

À l’occasion de l’événement national StartupAssembly, j’ai été découvrir iAdvize de l’intérieur…

Petit rappel de ce qu’est le StartupAssembly pour celles et ceux qui sont passés à côté :

Des acteurs de l’écosystème de l’innovation ouvrent leurs portes dans toute la France. Startup Assembly, l’événement national qui s’impose comme les journées du patrimoine de l’innovation permet aux startups d’être découvertes par le grand public pendant 3 jours.

Avant de vous raconter ma visite dans leurs bureaux, il faut que vous compreniez une chose : je fantasme sur iAdvize depuis plusieurs années.

Victime assumée d’un branding efficace, ils ont assassiné mon jugement à coup de communication efficace.

Et même si un fantasme ne devrait pas se «vivre» j’ai voulu aller voir par moi-même.

Puis avec un titre d’event pareil, il fallait que vôtre bourrin de serviteur y fasse un tour :

Qu’est ce qu’une start-up à 200 ? iAdvize vous propose sa définition.

En résumé iAdvize, si vous ne connaissez pas, c’est la e-relation instantanée. Leur mission : Remettre l’humain au coeur de la relation client en ligne.

Et si vous vous dites que c’est utopiste et futuriste, sachez que c’est déjà une réalité au quotidien avec la solution iAdvize et Ibbü (je reviens sur ce point plus tard).

Quelques chiffres sur iAdvize :

  • Créée en 2010
  • Première levée d’1 million d’€ puis une autre de 14 millions d’€
  • Une équipe composée de plus de 10 nationalités
  • iAdvize est utilisé dans plus de 40 pays
  • 200 employés

D’autres chiffres bien plus funs ici : http://www.iadvize.com/fr/chiffres-iadvize/


Je savais vaguement où se trouvait leurs bureaux et ce n’est pas le mauvais temps qui allait m’arrêter.

Une demi-heure d’avance comme d’habitude, je repère l’entrée supposée. Pas très visible à côté d’un Ouest France à l’enseigne écrasante. Un simple panonceau avec le logo me rassure sur le fait d’être au bon endroit.

Surprise, une autre personne arrive bien en avance, notre future salariée (qui s’était inscrite de son côté). Il faut croire qu’on a tous ce trait en commun dans la team. Enfin… à vérifier avec le temps.

Donc, devant le 2 Ter Quai François Mitterrand, il est indiqué que l’entrée se fait au 2 bis.

Demi-tour à la recherche du 2bis.

Une fois à l’intérieur du 2bis, devant l’ascenseur, un mot placardé indique que pour la StartupAssembly, l’entrée se fait via le 2 Ter.

Cette expérience commence bien… Le fameux fantasme d’iAdvize commencerait-il déjà à se faner ?


L’ascenseur s’ouvre et je découvre le logo gigantesque, un couloir chaud (rappel : temps de merde dehors) et quelqu’un d’accueillant au bout qui fait signe de venir.

“Bonjour ! Venez c’est par ici que ça démarre !”

Très avenante, donnant presque l’impression de déjà se connaître, armée d’un grand sourire elle balaie de mon esprit la micro-mésaventure de l’entrée contradictoire.

Je me résous à me dire que c’est une première impression positive. Je finirai bien par détruire naturellement le fameux “fantasme”. Un branding c’est un peu comme un storytelling, il y a toujours des failles.

Mais, je ne suis pas là pour ça, j’espère davantage vivre une “expérience” et en tirer des bonnes pratiques pour ma propre startup.

Si vous me suivez sur Twitter ou bien si l’on se connait déjà, vous savez que j’ai co-créé une startup (Uprigs.com) il y a quelques mois avec Anaïs Rolland.

Nous nous attaquons au chômage de masse, en permettant à quiconque qui a “besoin” d’un job, d’accéder à l’emploi “différemment”.

Au bout 6 mois, pour répondre à la traction, on entame déjà nos deux premiers recrutements et ça va continuer sur cette lancée. En pleine levée de fonds, on est dans l’exécution, mais on est bien plus en train de se projeter qu’avant.

Donc iAdvize me rend curieux, même si chaque startup est différente, je suis en quête de bonnes pratiques que je compte identifier au travers de ma visite.

Mais bref, on arrête la pseudo auto-promo et on replonge dans le sujet.

La personne qui nous accueille (maxi mea culpa, je n’ai pas la mémoire des prénoms) nous fait signer l’équivalent d’une feuille de présence, l’occasion de nous remettre le programme.

Pourquoi un programme ? Car ce n’est pas qu’une simple petite heure organisée pour “faire bien”. Il est 16h et nous sommes lancés pour une aventure jusqu’à 19h30.

Parfait, j’avais qu’une seule inquiétude, c’est d’avoir le droit à un sourire et un documentaire indigeste sur la Startup pendant 80% du temps de l’event.

Directement sur la droite, le Square. J’aperçois avant d’y entrer des bureaux et des personnes très focus sur la gauche, mais le Square est suffisamment surprenant pour que je ne m’attarde pas sur autre chose.

Nous sommes parmi les premiers arrivants, je m’installe dans un fauteuil plus confortable qu’espéré. Premier objectif : ne pas s’endormir pour rattraper le sommeil en retard.

Nous apprendrons un peu plus tard et via différents interlocuteurs, que le Square (le bien nommé) est un véritable terrain de jeux. Les collaborateurs y jouent, mangent, participent à des events, se détendent ou y travaillent parfois.

J’en profite pour regarder le programme de plus près pendant que Marion, notre future employée, déguste des petits LU chocolat après que je me sois moi-même servi.

Elle me confie à voix basse :

“J’osai pas être la première”

De la même manière, elle attendra qu’un ami à elle ouvre les jus de fruits mis à notre disposition.

Au bout de quelques minutes, arrivée des autres participants. Ils occupent l’espace assez rapidement et nous prenons conscience que le lieu a une capacité de réception supérieure à celle imaginée de prime abord.

Je retrouve sur le programme une aventure en deux temps.

  • De 16h à 16h30, l’accueil dans le Square et la présentation de l’entreprise.
  • 16h30 à 18h, deux groupes différents, les premiers visiteront les bureaux puis participeront à des ateliers ensuite, les seconds démarreront par les ateliers puis feront la visite dans un deuxième temps.
  • Puis de 18h à 18h30, conférence “Qu’est-ce qu’une Startup à 200?” avec Julien Hervouët (CEO iAdvize), Caroline Langer (International Marketing Manager), Simon Robic (Product Manager, Fondateur de Bringr, racheté par iAdvize) et enfin Nicolas de Rosen (‎Strategic Project Director, en charge du projet Ibbü).
  • 18h30 à 19h30 : apéro.

Les gens finissent de s’installer, ça y est… ça démarre !

Une fois de plus je n’ai pas retenu les prénoms, mais deux personnes se relaient avec succès pour nous présenter iAdvize sur une suite de slides bien foutues, simples et concrètes, alternant quelques mots, photos et même vidéos.

Vous vous souvenez ma peur du documentaire insipide de 45 minutes ? Et bien aucune vidéo n’a du dépasser les 2 minutes. J’étais ravi.

Durant cette présentation nous découvrons de nombreuses choses très intéressantes (hors des classiques présentations co-founders etc), comme le fait que les “valeurs” d’iAdvize ne se sont formalisées qu’à l’arrivée du 15ème employé.

Également qu’ils ont décidé de les ré-écrire récemment en anglais, pour que les équipes internationales s’y retrouvent et qu’elles soient davantage orientées “actions”.

Qu’il y a régulièrement des remises en question pour accompagner efficacement cette croissance violente.

Nous découvrons également que chez iAdvize il y a beaucoup de petits “programmes” prévus pour les employés.

(Pour les curieux/curieuses, un pdf réalisé par leurs soins concernant justement les valeurs etc : http://info.iadvize.com/hubfs/divers/values/Guide_Valeurs_FR.pdf)

Par exemple il y a 2–3 fois par an, une journée (ou demi journée je ne sais plus) réservée aux enfants.

Ainsi les enfants des employés viennent découvrir le métier et la Startup de maman et papa. Ils ont diffusé une vidéo réalisée pendant leur event “kid”. Je pense que 80% des participants du StartupAssembly se sont fait arracher au moins un sourire devant cette vidéo.

Belle réalisation, gamins très choux. Bref, je me suis fait avoir.(#youngfather …)

Un autre exemple, les “sortons du cadre”. Par pôle métier, ils quittent régulièrement les locaux de la startup pendant une journée, pour prendre du recul sur leur activité et être force de proposition sans avoir “la tête dans le guidon”.

Ou encore une sorte de cagnotte de 100/150€ attribuée à chaque salarié, une fois par an, pour qu’ils imaginent une dépense positive pour l’entreprise. En est ressortit des fêtes, une borne d’arcade, des cadeaux pour les clients…

Je ne vais pas tout vous raconter au niveau de ces initiatives, mais cela va jusqu’à un tirage au sort pour offrir régulièrement un restau de leur choix a trois employés d’iAdvize…

La présentation était dense (peut-être un peu trop ?), mais vu mon objectif de départ j’étais déjà ravis de mon expérience. Après je n’ai pas de stats sur l’audience des Startup Assembly.

Le nouveau produit de l’entreprise, Ibbü a été évoqué également. Sachant que je vais en reparler un peu plus loin, je ne m’attarderai pas ici sur ce point.

Nouvelle petite parenthèse :

  • Personne ne me paye pour écrire cet article.
  • Personne ne me fouette avec des spaghettis cru pour écrire cet article.
  • Je n’ai pas d’actions chez iAdvize.
  • Je n’ai pas prévu de postuler chez eux.
  • J’écris rarement sur les aspects positifs des choses donc vous êtes probablement surpris. Mais là, quand c’est positif, ce serait ridicule de pas le dire.

Fin de la parenthèse.

A la fin de la présentation, maintenant que nous étions tous baignés dans le mindset iAdvize nous pouvions nous diviser en deux groupes pour la suite du programme.

Vu qu’aucun groupe n’était imposé, un petit chaos s’est installé, par chance très temporaire.

Notre guide, Adénora Masera (Sales Lead Coordinator) nous récupère à l’entrée du Square pour le début de la visite.

Première claque dans la gueule, Adénora est une pile électrique avec une casquette fun. Là où la majorité des entreprises de 200 salariés aurait probablement décidé de mettre un guide en tailleur etc… Là on en est loin et c’est tant mieux.

On n’est pas dans la pile survoltée “énergivore”. Elle arrive à être agréable et authentique sans être chiante, c’est suffisamment rare pour le souligner (et non Adénora si tu lis ceci, ce n’est pas de la “lèche”).

Je sais je sais, j’ai dit que je n’avais pas la mémoire des prénoms, mais vous retiendrez qu’Adénora ce n’est pas vraiment courant.

Donc début de la visite par le 5ème étage (le Square est au 3ème), pour ne pas se bousculer avec les autres groupes, car au final ce n’est pas 2 mais 3–4 groupes différents qui se sont constitués.

Pour nous y rendre… l’escalier. Au pas-de-course.

L’ascenseur étant trop petit pour notre groupe, nous démarrons la visite par un peu de sport. Deux petits étages montés rapidement sous l’impulsion d’Adénora. Elle nous explique avant d’entrer que les pôles sont repartis sur différents étages et qu’historiquement on retrouve aussi au 5ème, le bureau de Julien, le CEO.

Présentation du 5ème étage par Adénora avant de le découvrir.

Une fois la porte dépassée, nous découvrons une ambiance différente du troisième, mais dans le même style (couleurs/design).

(Je m’excuse d’avance pour la qualité des photos qui vont suivre, j’ai été un peu rapide ne voulant pas faire mon touriste, il y a quand même des gens en train de bosser pendant la visite ;) )

A nouveau une armada d’employés concentrés et… souriants.

Oui, vous avez bien lu, vous ne rêvez pas.

Si comme moi vous venez du salariat traditionnel, vous auriez été surpris aussi. Alors oui, c’était une visite et comme un “Tour Operator” nous n’étions pas en immersion réelle. L’event était annoncé.

Cependant, je doute que qui que ce soit ait reçu comme consigne de sourire bêtement de 16h00 à 19h30. Les gens étaient simplement contents de bosser, pour ne pas vous mentir, c’est troublant et rassurant en même temps. Ça rappelle que c’est quelque chose de “possible”.

La visite continue à vitesse grand V.

De souvenir, iAdvize a obtenu un prix sur l’épanouissement de leurs salariés (5ème ou 6ème place, merci de confirmer dans les commentaires de l’article si vous avez la réponse).

Donc sur ce 5ème étage, nous retrouvons le pôle Customer Success, dont le rôle est de s’assurer que le client est satisfait. Ça semble idiot pour beaucoup, pourtant c’est une clé essentielle de leur startup et je comprends tout à fait ce positionnement.

Entre l’installation et l’utilisation de leur solution, il est possible d’imaginer de nombreuses zones de friction (comme dans toute solution), ce pôle permet à mon sens de fluidifier le processus et d’accompagner “humainement” le client.

Petite spécificité, l’international est toujours géré au même endroit que le national. Ils baignent tous dans le même contexte, on peut supposer une homogénéité des pratiques (de facto).

Adénora nous parle de la terrasse et de son barbecue (devenus célèbres car cités dans quasi chacune de leurs annonces d’emploi), mais en hiver l’intérêt est plus que limité. Elle décide donc de descendre d’un étage et je suis navré, vous n’aurez pas la terrasse en photo. Promis, vous survivrez.

Direction le 4ème étage des bureaux d’iAdvize à Nantes.

A l’étage d’en dessous (si je ne me mélange pas les pinceaux), nous allons découvrir un premier point original et sympa. Le “IT Bar”.

Explication sur l’utilité du “IT Bar”

Notre guide nous fait une confidence, elle ne trouve vraiment pas sexy ce “IT Bar”, visuellement. Parce qu’elle nous explique sans coupure, que cette initiative est salvatrice dans bien des cas, et son public (moi y compris) salue rapidement l’idée positivement.

J’explique :

L’IT Bar permet d’avoir quelqu’un capable de résoudre tous vos tracas informatique sur simple demande. Exit les échanges interminables avec un service informatique qui n’en a rien à foutre (ou bien qui est en réalité un service de développeurs), là c’est rapide.

Ce point souvent générateur de tensions dans les entreprises, est maintenant une source de soulagement.

Je vous parlais un peu plus tôt de ma recherche des bonnes pratiques, celle-ci va directement dans le top 5 de ma liste.

En regardant sur la gauche (toujours face au fameux IT Bar), on découvre les bureaux. Ici essentiellement des sales, ainsi que le projet Ibbü.

Mi-cloisonné, mi open, avec des parties complétement vitrées, j’ai trouvé le lieu particulièrement cool. Et sinon même chose qu’au 5ème, concentrés, ravis, les salariés font bien parties de la même boite il n’y a pas de doutes.

Nous progressons jusqu’au bout des bureaux, et Adénora en profite pour faire une petite session de questions/réponses. Le rythme de visite est fort, on crève tous de chaud, on apprécie particulièrement cette pause discussion.

Les questions tournent essentiellement autour du projet Ibbü.

Nous apprenons également que cet étage est essentiellement composé du Pôle Sales. C’est sont eux qui s’occupent de l’acquisition des nouveaux clients d’iAdvize.

Nous rencontrons Guy d’Arexy (Community Operation Manager), beau gosse qui ne laisse pas le public féminin de marbre, dans notre groupe en tout cas. Souriant, sympa, jusque-là on sait qu’il bosse sur Ibbü, mais c’est tout.

Le groupe reprend son pèlerinage jusqu’à l’étage inférieur, là où l’event a démarré. Bureaux similaires à ceux du 4ème, à la différence près que nous découvrons les pôles Office et R&D. Pour des questions de confidentialités, je n’ai pas pris de photos. Il y avait pas mal d’écrans bourrés de stats (Dashboard) et à nouveau des gens à fond sur leur job.

C’était amusant de voir Adénora évoluer dans les étages, chez elle. D’échanger brièvement avec ses collègues, par des boutades essentiellement. Elle prenait bien soin de répondre avec une grande précision à nos questions, et lorsqu’elle ne savait pas, elle le disait et nous emmenait vers la personne qui avait la réponse.

Agréable n’est-ce pas ?

Nous retournons pour un bref instant dans le Square, avant de partir sur les ateliers (souvenez-vous du programme).

Nous avions 4possibilités pour les ateliers :

  • Meet newbies & Oldbies

Une découverte d’un salarié “ancien” et d’un salarié “récent”. Pour avoir les témoignages de personnes arrivées à des moments très différents de la vie de la startup.

  • Meet the international team

Un moment intéressant (selon les participants). Un hangout avec des personnes de la team iAdvize à l’étranger via deux écrans. Vous savez un peu comme ces scènes de films où vous voyez des vidéos-conf’ à plusieurs endroits de la planète. Même concept.

  • Meet the Ibbü team

Sur cet atelier, l’idée était d’en découvrir davantage sur le projet Ibbü (que je tease depuis le début de l’article, vous vous en doutez, c’est l’atelier que j’ai choisi de suivre).

  • Meet the tech team

Rencontrer la team technique. Oui ça fait peur pour les non-initiés, du coup ils ont prévu leur coup. L’échange était essentiellement porté sur les méthodes agiles et leur réactivité face aux challenges d’iAdvize. Intéressant pour tous donc.

Après une sacrée hésitation et même si nous étions assurés de pouvoir faire au moins deux ateliers (nous n’avons eu le temps que d’en faire un seul, mais très complet), j’ai décidé de participer à l’atelier sur Ibbü.

Pour la petite histoire, j’ai toujours apprécié le webmarketing d’iAdvize jusqu’au call-to-action sur l’ancienne version de leur site. Et lorsque j’avais sous ma responsabilité des stagiaires/alternants/cdd/cdi en développement web, je prenais systématiquement iAdvize et leur site comme exemple. C’était très smart à mes yeux.

(P.S iAdvize, j’ai eu le coeur brisé à la refonte de votre site)

Suite à cette expérience de plusieurs années (et le double d’employés/stagiaires traumatisés par mes soins), j’entends parler du lancement d’une nouvelle solution par iAdvize.

Excité comme un gosse, je vais voir ce qu’il en est. Une comm’ soignée, une idée foutrement brillante et une promesse d’exécution très forte, je suis sincèrement jaloux.

Je note intérieurement que notre petite startup a encore beaucoup de choses à apprendre à tous les niveaux, mais particulièrement sur le design et la comm’.

Après m’être manger quelques Facebook Ads et retargeting bien pensés, je me suis dit que ce #startupassembly était peut-être une occasion d’en savoir plus.

Ce qui explique le choix de l’atelier.

Morgane Lethon (Chargée de mission RH) avec qui je n’ai pas encore eu l’occasion de discuter, mène notre micro-groupe vers la salle de l’atelier.

Micro car nous ne sommes que 3, ce qui n’empêchera pas nos futurs intervenant de se donner à fond, ce qui est fort agréable.

Petit temps d’attente dans le couloir car un groupe est déjà présent sur cet atelier. Je remarque aux murs les nouvelles valeurs d’iAdvize affichées, ainsi qu’une carte de visite… Celle de Pierre-Alexandre Gury, que j’ai déjà aperçu par le passé. Étrange coïncidence, que je garde pour moi sur le moment.

Nous profitons de cette attente pour poser des questions à Morgane, en découvrant qu’elle est du côté des RH, je m’intéresse à l’onboarding des salariés.

C’est ainsi que nous apprenons une nouvelle pratique existante depuis 2 ou 3 mois chez eux, qui consiste en une forme de parrainage “ancien/nouveau” en plus du parcours d’intégration déjà en place. Il semblerait qu’il arrivait que le parcours d’intégration puisse prendre du retard en été (logique avec les départs en vacances) ils ont dû innover pour répondre au phénomène. Ayant eu des retours excellents, ils ont décidé de démocratiser cette pratique pour l’ensemble d’iAdvize.

Nous évoquerons aussi mon amour pour la pratique du “Welcome Pack”, en insistant sur son inutilité sans un onboarding “costaud” qui valorise l’employé.

Les termes de Morgane :

“C’est important que le nouvel employé se sente attendu”

Ah, ça y est, le groupe précédent sort et nous allons pouvoir découvrir l’atelier.

Guy d’Arexy & Nicolas de Rosen qui répondent à nos questions sur Ibbü

C’est agréable, la fenêtre est ouverte et la température est un peu plus basse que dans les autres pièces.

Nos intervenants sont un peu surpris de notre nombre, mais ne s’en trouvent pas gênés pour autant.

Ils commencent par se présenter après nous avoir demandé ce que nous faisions respectivement. C’était difficile de ne pas parler d’Uprigs pendant 3h, mais j’ai fini par me taire, promis.

Guy d’Arexy (Community Operation Manager), à gauche sur la photo, s’occupe sur le projet Ibbü de la sélection des experts, vous comprendrez mieux dans un instant. Guy a de ça en commun avec moi qu’il est fan des leviers de croissance, quels qu’ils soient.

Nicolas de Rosen (Strategic Project Director), à droite donc. Lui s’occupe de tout l’aspect stratégie et gestion du projet. Il a un fort passif d’entrepreneur et c’est parce qu’il gardait la liberté “d’entreprendre” qu’il fut intéressé par iAdvize.

Selon lui :

J’ai l’impression de faire monter en puissance une startup dans une startup.

Alors au final Ibbü, qu’est-ce que c’est ? Je sais que dans cet article (plutôt long, je l’accorde) j’ai plusieurs fois évoqué Ibbü sans jamais en dire suffisamment.

Logo d’Ibbü

D’ailleurs je félicite votre patience si vous n’avez pas déjà consulté cette page pour en savoir plus : http://www.ibbu.com/fr/

Alors pour moi, Ibbü, c’est deux choses :

  1. L’opportunité pour tout passionné/expert sur un produit d’être vecteur de connaissance et d’engouement, tout en étant rémunéré.
  2. Une possibilité extraordinaire pour les marques de gérer un service client hors des horaires habituels tout en transformant leurs clients en ambassadeurs.

C’est ce que j’ai retenu de cet atelier. Je ne sais pas si ma vision d’Ibbü est bonne ou mauvaise, mais vous comprendrez que j’adore le concept.

D’un point de vue user, c’est top. C’est valorisant, simple et avec une rémunération.

Du point de vue client (marque), c’est génial vu le nombre de ventes perdues sur les horaires externes au service client classique. Sans même parler du rapport “confiance” vu que les désignés experts sont utilisateurs du produit que vous souhaitez acheter. Il suffit de voir l’efficacité des questions entre utilisateurs Amazon pour en être persuadé.

Du point de vue extérieur d’iAdvize, c’est un pas de plus vers la mission de Julien, le CEO. C’est complétement en accord avec le message qu’il fait passer et ça répond à un besoin clairement identifié.

Les fameux experts, suivent une sélection drastique et nécessaire, pour ensuite pouvoir être opérationnels. Une partie automatisée, mais taillée sur mesure selon le secteur de la marque en question (verticalité des segments, sauf cas exceptionnel). Puis un “tri” pour ne garder que les meilleurs.

Petite touche importante (pour moi), nos deux intervenants étaient très intéressés par notre retour. Savoir ce qu’on avait retenu, en une phrase de leur présentation. Démarche smart, bien loin de l’auto-complaisance habituelle.

Dernière (toute petite) info. Le jour précédent notre venue, le CEO d’iAdvize, Julien, passait sur BBC News pour annoncer le lancement d’Ibbü aux UK.

Le tout devant une audience de 110 millions de spectateurs, rien que ça.

Quelqu’un tape à la porte…

Il semblerait que la conférence ne va pas tarder à démarrer. Nous laissons donc un bout de la team Ibbü pour rejoindre le Square et ses fauteuils que je commence déjà à adopter (il me faut le même en noir pour l’appart’).

Le Square dans l’attente du retour des derniers groupes

On aperçoit déjà Simon Robic et Julien Hervouët en arrivant, les plus gourmand(e)s remarquent également le buffet derrière eux. Dans l’attente du retour des derniers groupes, les gens s’installent tranquillement.

Les deux heures passées dans les bureaux d’iAdvize ne semblent pas avoir fait fuir qui que ce soit, la salle se remplit doucement, mais surement.

Rapidement prennent place devant nous Julien Hervouët (CEO iAdvize), Caroline Langer (International Marketing Manager), Simon Robic (Product Manager, Fondateur de Bringr, racheté par iAdvize) et enfin Nicolas de Rosen (‎Strategic Project Director, en charge du projet Ibbü).

Difficile de résumer cette conférence : Qu’est-ce qu’une start-up à 200 ? iAdvize vous propose sa définition.

Je propose simplement de faire une petite liste de ce que votre humble serviteur a retenu. C’est parfaitement subjectif et il est probable que d’autres spectateurs ou intervenants aient retenu bien d’autres choses.

  • Julien Hervouët se contrecarre du titre “startup”, suffisamment rendu flou par les médias. Ce qui l’intéresse c’est le mindset qui l’accompagne. S’il devait définir le statut actuel d’iAdvize, il le qualifierait de Scale-Up (état suivant de près l’état de jeune pousse / enfance. Il le compare à l’adolescence.
  • Toute l’équipe semble d’accord pour dire que ce qui définit une startup c’est sa croissance et sa capacité d’exécution.
  • Comment rendre scalable “l’humain” ? Rester une startup à 200 ? En travaillant par petites équipes agiles, réactives et constamment mises face à des challenges.
  • Faire un point pour remettre ses valeurs sur le tapis, voir les ré-écrire peut-être profitable. Ils expliquent que les valeurs exprimées lors d’un brainstorm au 15ème salarié, ne sont plus forcément adaptées à 200 avec une équipe internationale.
  • Au-delà des rituels formalisés (cagnotte, sortons du cadre, genius kids etc.), chaque équipe/pôle à créé ses habitudes et rituels naturellement. Ce qui renforce la cohésion sans que ce soit institutionnalisé.
  • Lors du rachat de Bringr par iAdvize, ils tenaient tous à vérifier les compatibilités humaines avant même les compatibilités techniques.
  • L’humain, justement, est au coeur d’iAdvize.

Voilà pour les grandes lignes de la conférence.

Un petit apéritif a suivi cet échange (un peu court non ?), même si la majorité des participants sont partis, c’était un plaisir d’échanger à nouveau avec l’équipe.

Vous vous souvenez de cette carte de visite aperçue dans les couloirs en attendant l’atelier ? Ce détail troublant que je gardais pour moi ? La carte de de Pierre-Alexandre Gury ?

Amusé par cette coincidence, j’en parle à Morgane Lethon (Chargée de mission RH) avec qui nous échangions sur des solutions d’onboarding en attendant notre tour sur l’atelier Ibbü.

Je lui explique que j’avais rencontré Pierre-Alexandre lors du dernier “Startup Week-end” et qu’il m’avait donné sa carte. Au-delà de la sympathie du bonhomme, j‘étais surpris qu’un lead-dev ait une carte de visite. Pendant notre rencontre il m’avait évoqué son parcours récent chez iAdvize. Parcours positif et encourageant le “fantasme” évoqué au début.

C’est indirectement grâce à lui que j’ai décidé de libérer du temps pour venir au StartupAssembly découvrir de l’intérieur cette startup Nantaise.

Donc merci Pierre-Alexandre ;)

Petite discussion également avec Simon Robic, toujours aussi pragmatique. Nous avons rapidement échangé sur les difficultés des “premiers” recrutements dans une startup.

Pour conclure (oui, enfin) sur cette expérience, j’ai une petite photo pour résumer mon ressenti ce soir-là :

Craquage sur le chemin du retour
  • Votre buffet pour l’apéro était très bon. Il m’a donné tellement faim que j’ai acheté ces conneries en rentrant. Bravo.
  • Votre startup, même (surtout?) à 200, m’a donné faim d’entreprendre. Elle m’a donné envie d’aller encore plus loin avec Uprigs. Merci pour ça.
  • Votre façon de vous organiser, m’a donné faim de bonnes pratiques. Encore, encore merci pour ça.
  • Puis bêtement merci à la team d’orga et d’intervenants, c’était du beau travail.
  • Merci aussi à toi qui a survécu jusqu’au bout de la lecture de cet article. Tes commentaires/like/share sont appréciés d’avance, sache le.

J’espère qu’à travers ce pavé, cet article, vous avez pu vivre par procuration mon expérience chez iAdvize. Qu’à travers les détails, les imprévus et mon ressenti, vous avez pu vous découvrir l’envie d’y participer. Ou tout simplement revivre un bout de votre propre expérience de ce jeudi 17 novembre 2016.