Pourquoi le “sens” est bien plus important que le travail en lui-même ?

Aucun job n’est agréable de A à Z, alors qu’est-ce qui permet à chacun de dépasser la pénibilité et même mieux, de s’engager au travail ?

Comment résister et s’engager lorsque le travail est pénible ?

Je pose le décor

J’écris cet article en 2016, nous sommes en train d’assister à une révolution grâce / à cause du numérique.

L’époque de la Renaissance, en version 2.0.

J’insiste sur ce point car il est crucial, notre monde et nos vies évoluent plus rapidement qu’elles n’ont jamais évolué. Une bonne partie de la population mondiale a un accès à une bibliothèque extraordinaire, Internet.

Le résultat est simple, tout le monde a accès à la connaissance, donc tout le monde peut apprendre ce qu’il souhaite (et tout remettre en question) plus facilement qu’aucun humain n’a pu l’expérimenter depuis le début de l’humanité.

Alors, dans ce monde ultra-rapide qui va tuer progressivement la majorité de nos métiers pour en créer de nouveaux, pourquoi accepter la pénibilité ?

La pénibilité est toute relative

Je suis un de ces fervents défenseurs de la subjectivité au travail. L’humain est subjectif par nature, donc plutôt que de le robotiser je pense qu’il est possible de sublimer cette partie pour qu’il donne le meilleur de lui-même.

La pénibilité est fortement liée à nos appréciations personnelles. Est-ce que j’aime l’équipe ? L’entreprise ? Est-ce que je comprends vraiment le but de mon travail ?

Même si il y a des facteurs de pénibilité évidents et universels (personne n’aime travailler sous -50°), la plupart du temps, la pénibilité est toute relative.

Pourquoi accepter de faire un travail “pénible” ?

Plusieurs cas de figure.

Le premier et classique, c’est le “besoin”.

Nous avons tous besoin de manger, d’avoir un toit et de se vêtir (c’est plus sympa pour les gens que vous croiserez dans votre vie en tout cas.)

Deuxième cas, celui que j’appellerai le “Tant que dans la balance ça passe”.

Vous n‘aimez pas votre travail, ni votre entreprise etc… Mais il y a un facteur très positif qui aide à tenir quotidiennement. L’équipe extraordinaire que vous côtoyez depuis 5 ans ? La localisation parfaite à dix minutes à pieds de la maison et à 4 de l’école du dernier ? Bref, vous comprenez l’idée.

Tant que dans la balance le positif pèse plus lourd que le négatif ça devrait aller. Néanmoins les facteurs négatifs, si nombreux, pèsent lourds sur les chances de vous voir investis positivement dans votre travail.

Troisième cas : LE SENS

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Lorsqu’un enfant fait une bêtise, ou qu’on le félicite, il est de notoriété de lui expliquer pourquoi. C’est extrêmement important car cela ramène les actes à quelque chose de plus grand et de plus authentique.

Vous avez déjà dit récemment “Bon courage” à une hôtesse de caisse en faisant vos courses ? C’est humain, ce n’est pas exceptionnel, ça ne coûte rien et veut dire beaucoup.

En grandissant nous oublions progressivement l’intérêt du “sens” et sa portée, son importance. Nous nous y intéressons à nouveau en moyenne vers les 45–55 ans, lorsque la carrière pro est généralement bien établie.

Vous souhaitez générer de l’engagement au travail ? Faire accepter des tâches / situations plus pénibles que d’autres ? Le sens est une piste essentielle à mes yeux.

Le sens, c’est “l’idée”, c’est l’aboutissement.

Si les gens sont capables de donner leur vie pour une idée, pourquoi ne pas réinstaurer ce principe ?

Si vous êtes valet de chambre et que vous changez des draps. Matériellement ce n’est ni valorisant, ni passionnant. Fondamentalement non plus. Par contre si toute votre personne est imprégnée de l’intérêt réel de l’acte, alors il prend tout son sens. L’engagement devient naturel, la pénibilité s’amoindrit.

Un client vient pour se reposer dans de bonnes conditions. Tout le monde aime les draps propres. C’est agréable de payer pour un service de qualité. Imaginez-vous rentrer dans cette chambre, draps impeccables, parfaitement clean. Pour certains c’est un “minimum”, pour moi c’est le début d’un “bon repos”.

Le sens donne de la valeur aux tâches et à ceux qui les accomplissent.